<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129</id><updated>2012-02-16T00:41:10.997-08:00</updated><title type='text'>God Save My Screen</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>68</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1733121330194681285</id><published>2010-11-06T04:44:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:45:15.378-07:00</updated><title type='text'>Ces personnages que l'on déteste : de Nellie Oleson à T-Bag</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/11/nellie-oleson1.1288636499.jpg" alt="nellie-oleson1.1288636499.jpg" width="450" height="338" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Est-ce à  cause du ciel plombé, comme seule la Toussaint peut en faire ? Ou bien  du changement d’heure, annonciateur d’un hiver trop long ? Quoi qu’il en  soit, et comme l’altruisme, l’amour de mon prochain et le dévouement  sont mes seuls guides – si, si -, j’ai décidé de vous faire partager  aujourd’hui ma méchante humeur et de vous parler de ces personnages qui  nous agacent, nous font grincer des dents, crisper la mâchoire et  frissonner l’échine. Si nous en avons tous croisé quelques uns au hasard  de nos visionnages, il est parfois difficile de s’expliquer pourquoi  celui-ci et pas celle-là déclenche en nous des envies de meurtre ; les  personnages retenus pour ce billet sont donc le fruit de la plus  parfaite subjectivité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Jenny  Schecter, la narcissique (The L Word)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/11/jenny-shecter.1288636554.jpg" alt="jenny-shecter.1288636554.jpg" align="left" width="300" height="225" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Interprétée par Mia Kirshner, Jenny Schecter  est un personnage clé de &lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;, celle par qui tout commence  : fraîchement débarquée à Los Angeles, où l’attend Tim, son compagnon  depuis trois ans, Jenny nous servira de guide au sein du milieu lesbien  de L.A. A priori très amoureuse de son homme, sa rencontre avec la  pulpeuse Marina va pourtant bouleverser sa vie et l’amener  progressivement à admettre son homosexualité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le  problème avec Jenny, c’est qu’elle en fait des tonnes : femme-enfant aux  mimiques précieuses et à la fausse fragilité, capricieuse à ses&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; heures, narcissique, manipulatrice et menteuse lorsqu’elle ne  se sent pas suffisamment aimée, elle s’est rapidement attirée une cote  d’impopularité telle que la créatrice de la série, Ilene Chaiken, s’est  efforcée d’appliquer au personnage des changements susceptibles  d’inverser la tendance. Peine perdue : Jenny restera le personnage le  moins apprécié de &lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;, malgré son rapprochement avec la  très populaire Shane. Conscients qu’il ne pourront changer la donne, les  scénaristes décideront par la suite de s’en amuser… jusqu’au bout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La saison 2  et ses passages onirico-pédants censés mettre en scène les textes  écrits par Jenny  – oui, parce que Jenny écrit – constituent une  véritable épreuve, et n’ont certainement pas contribué à renforcer la  sympathie à son égard. Le &lt;i&gt;New York Magazine&lt;/i&gt; résumera finalement  assez bien le développement de son personnage : « &lt;i&gt;Season 1 : Selfish  Jenny ; Season 2 : Victimized Jenny ; Season 3 : Heartless Jenny ;  Season 4 : Vindictive Jenny ; Season 5 : Bitchy and narcissistic Jenny :  Season 6 : D… (spoiler) Jenny&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Theodore  « T-Bag » Bagwell, le méchant très méchant (Prison Break)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/11/tbag-3.1288636613.jpg" alt="tbag-3.1288636613.jpg" align="left" width="300" height="200" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Originaire de l’Alabama, T-Bag est le fruit d’un viol  incestueux, son père ayant agressé sa propre soeur – la tante de T-Bag  -, atteinte de trisomie 21. Le ton est donné, et l’on comprend  facilement que ce background ait quelque peu ravagé le garçon, dont  l’enfance fut marqué par la violence et les abus sexuels. Le petit  Theodore s’essaie un temps à la torture sur les animaux, avant d’entamer  une carrière dans le vandalisme. Arrêté après avoir tenté d’incendier  la maison de son instituteur de CM1, il est condamné à purger une peine  dans un centre pour jeunes délinquants. C’est à cette occasion qu’il  marque encore quelques points dans le concours du plus sale type ever,  puisqu’il devient alors membre de l’« Alliance pour la pureté », un  groupuscule fictif néo-nazi. Quelques années plus tard, T-Bag est  condamné à perpétuité pour viols, enlèvements et meurtres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Son  incarcération ne l’empêche pas de continuer à terroriser et violer de  jeunes garçons qu’il soumet totalement à sa volonté, et ses fameux  roulements de langue glaceront le sang de ses codétenus et de bon nombre  de téléspectateurs. Des codétenus qui n’auront d’autre choix que de  l’inclure à leur projet d’évasion, dont T-Bag a malencontreusement eu  vent et qu’il menace de révéler au grand jour s’il n’y est pas associé ;  une main en moins – on se souvient d’ailleurs avec régal de la  tentative de greffe faite par un… vétérinaire - et quelques semaines de  cavale plus tard, il parvient avant Lincoln et Michael à l’endroit où  est censé les attendre l’argent de Westmoreland, apprend le plan menant  au butin par coeur et l’avale, forçant les deux frères à collaborer avec  lui. Fourbe, manipulateur, pervers et violent, T-Bag est l’incarnation  même du « vrai méchant », qui glace le sang mais dont on attend  impatiemment chaque apparition. Robert Knepper, l’acteur qui l’incarna  durant quatre saisons, raconte d’ailleurs comment, alors qu’il sortait  d’un ascenseur, une femme qui se tenait sur le palier se mit à hurler  lorsque les portes s’ouvrirent, persuadée qu’elle avait devant les yeux  le « véritable » T-Bag…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Rhonda  Volmer, la manipulatrice (Big Love)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/11/rhonda.1288636832.jpg" alt="rhonda.1288636832.jpg" align="left" width="300" height="169" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Interprétée par Daveigh Chase, Rhonda Volmer est une des  pestes les plus réussies de ces dernières années : au début prise en  pitié de par la cruauté de sa situation – Rhonda est « réservée » depuis  ses 14 ans au Prophète Roman Grant, chef spirituel de la communauté  mormone fondamentaliste de Juniper Creek -, les scénaristes s’amusent  très rapidement à détourner le personnage. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De victime  innocente, Rhonda acquiert peu à peu le statut de la plus grande  manipulatrice de l’Utah : après s’être enfuie de Juniper Creek dans le  coffre de la voiture de Nicki et Bill, elle supplie Barb, la « chef »  des trois épouses de Bill, de l’accepter au sein de sa famille – après  avoir été à l’origine de leur dénonciation publique, la polygamie étant  interdite en Utah et réprouvée par l’Eglise officielle mormonne -.  Voyant que la sauce ne prend pas, la jeune Rhonda – 16 ans à peine –  passe au chantage et aux menaces en tout genre ; appelée comme témoin à  charge lors du procès de Roman Grant, elle prévoit là encore de mentir,  avant que Adaleen, la première femme de Roman, n’achète son silence.  Menteuse pathologique, calculatrice, égoïste et malsaine, Rhonda est un  personnage complexe, bien écrit et extrêmement bien interprété.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Ralph  Cifaretto, l’instable (Les Soprano)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/11/ralph-cifaretto.1288636701.jpg" alt="ralph-cifaretto.1288636701.jpg" align="left" width="300" height="165" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Simple « soldat » au sein de la famille  mafieuse DiMeo lors de sa première apparition dans &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;  (3.02), Ralph Cifaretto est promu « capo » sous l’autorité de Tony  Soprano et de Corrado « Junior » Soprano. Cocaïnomane, capable d’accès  de violence totalement imprévisibles, obsédé par le &lt;b&gt;Gladiator&lt;/b&gt; de  Ridley Scott, Ralph Cifaretto est ulcéré par le refus de Tony de le  hisser au rang de « capitaine ». Passé maître dans l’art de toujours  prononcer la mauvaise phrase au mauvais moment, il marquera les esprits  en frappant à mort Tracee, une jeune strip-teaseuse du Bada Bing ; un  geste qui choquera Tony, incapable de ne pas faire le rapprochement  entre Tracee et de sa fille Meadow, toutes deux âgées de vingt ans. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il  n’hésitera pas à ordonner la mort de son beau-fils, et à quitter  abruptement la mère de celui-ci, déjà dévastée par la disparition de son  enfant. C’est tout naturellement sur Janice, la soeur de Tony, qu’il  jettera son dévolu, tant celle-ci semble avoir un don pour attirer les  plus désaxés des mafieux – on se souvient du point final sanglant mis à  sa relation avec le tout aussi détestable Richie Aprile - ; les  penchants sado-masochistes de Ralph, le garçon n’aimant rien tant qu’à  jouer les femmes soumises, auront finalement raison de leur histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’ajouterai  à mon palmarès des personnages les plus détestables celui d’Atia dans &lt;b&gt;Rome&lt;/b&gt;,  mère d’Octave et maîtresse de Marc-Antoine, ennemie jurée de Servilia ;  Vern Schillinger, le tortionnaire de Tobias Beecher dans &lt;b&gt;Oz&lt;/b&gt;, à  la tête du groupuscule « Aryan Brotherhood », figure également en bonne  place dans cette liste. Comment oublier, enfin, celle qui continue  depuis plus de 35 ans d’être haïe par des générations de spectateurs :  Nellie Oleson, l’insupportable gamine de &lt;b&gt;La Petite Maison dans La  Prairie&lt;/b&gt;, menteuse, manipulatrice, tricheuse et vaniteuse, peste  d’entre les pestes qui se transformera néanmoins en épouse douce et  aimante – comme toute femme respectable se doit de l’être dans cette  série – après sa rencontre avec le New Yorkais Percival Dalton.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et vous,  quelle est votre liste noire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1733121330194681285?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1733121330194681285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ces-personnages-que-lon-deteste-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1733121330194681285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1733121330194681285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ces-personnages-que-lon-deteste-de.html' title='Ces personnages que l&apos;on déteste : de Nellie Oleson à T-Bag'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3852994079820524372</id><published>2010-11-06T04:44:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:44:39.330-07:00</updated><title type='text'>Hommes, femmes, mode d'emploi de la télévision</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/hommes-femmes1.1288217540.jpg" alt="hommes-femmes1.1288217540.jpg" width="450" height="233" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si les  personnages féminins n’ont cessé d’évoluer ces vingt dernières années,  gagnant progressivement en indépendance, en reconnaissance et en liberté  – que ce soit sur le plan familial, conjugal, social ou professionnel  -, il m’a semblé intéressant de trouver, pour quelques grandes figures  masculines (prisonniers, flics, psys, médiums, dragueurs, présidents,  etc) leur alter ego féminin. Quelles sont les ressemblances entre Jim  Profit (&lt;b&gt;Profit&lt;/b&gt;) et Patty Hewes (&lt;b&gt;Damages&lt;/b&gt;) ? Qu’est-ce qui  sépare Nancy Botwin (&lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;) de Walter White (&lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;)  ? Lila est-elle vraiment l’alter ego de &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt; ? &lt;b&gt;God Save My  Screen&lt;/b&gt; vous propose quelques pistes de réflexion…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;24 et  la figure du Président : de David Palmer à Allison Taylor&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/24h1.1288217641.jpg" alt="24h1.1288217641.jpg" align="left" width="200" height="240" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sénateur démocrate du Maryland avant d’être élu président,  David Palmer est dans &lt;b&gt;24&lt;/b&gt; le premier afro-américain à accéder à la  Maison Blanche, préfigurant pour beaucoup l’élection de Barack Obama ;  intègre, honnête, et très concerné par le bien-être de ses citoyens,  Palmer a tout du politicien idéal. Sur le point de dénoncer un espion i&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;nfiltré au sein du gouvernement, Palmer sera finalement  assassiné au cours du premier épisode de la cinquième saison. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si &lt;b&gt;24&lt;/b&gt;  s’ouvre sur l’élection du premier Noir à la présidence des Etats-Unis,  elle s’achève - saisons 7 et 8 - peu après l’accession de la première  femme à la Maison Blanche : la boucle est bouclée, et Allison Taylor,  dont on ne connaîtra jamais l’appartenance politique – à l’image de tous  les autres présidents de 24, Palmer étant la seule exception à cette  « règle » -, s’inscrit dans la lignée de David Palmer. « Il est temps de  revenir à un président idéalisé », déclarera Howard Gordon, producteur  exécutif de la série. Outre leur sens de l’honneur et de la loyauté,  Palmer et Taylor ont en commun leur appartenance à une « minorité »,  sous-représentée au sein des instances gouvernantes ; il faut croire que  leur couleur de peau et leur sexe devaient nécessairement être  compensés par leur incroyable intégrité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Jim  Profit (Profit) vs Patty Hewes (Damages)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/damages2.1288217685.jpg" alt="damages2.1288217685.jpg" align="left" width="200" height="233" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée en 1996 par David Greenwalt et John McNamara, &lt;b&gt;Profit&lt;/b&gt;  fut probablement aussi courte que subversive : lancée en avril 1996 sur  la Fox, qui ne diffusa que quatre épisodes sur huit, la série met en  scène le personnage de Jim Profit (Adrian Pasdar), employé dévoué de la  multinationale Gracen &amp;amp; Gracen qui, soudainement promu au sein du  conseil d’administration de l’entreprise, est appelé à remplacer un  cadre décédé dans des circonstances étranges. Si chez Gracen &amp;amp;  Gracen, la fin justifie les moyens, Jim Profit va pousser le principe à  l’extrême : véritable psychopathe prêt à tout pour gravir les échelons  de la boîte, il manipule, calomnie, harcèle et détruit tout ce qui se  met en travers de son chemin, n’hésitant pas à fouiller dans la&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; vie privée des employés de G &amp;amp; G pour mieux exploiter  leurs blessures et leurs secrets. Véritable monstre d’intelligence et de  perversité, Jim Profit donne toute sa force à une série qui s’attaquera  sans faillir à un certain nombre de tabous : inceste, homosexualité,  parricide, pédophilie, Profit n’a peur de rien, et surtout pas du  scandale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De son  côté, Patty Hewes (&lt;b&gt;Damages&lt;/b&gt;), à la tête du cabinet d’avocats le  plus puissant de New York,  n’a à priori pas franchement à rougir de la  comparaison : experte ès mensonges, menaces et chantages en tout genre,  capable de colères glaçantes et de coups bas inimaginables, elle atteint  dès le pilote un degré de machiavélisme tel qu’elle parviendrait  presque à faire passer Jim Profit pour un enfant de chœur… à ceci près  que Patty Hewes n’est pas nécessairement le monstre qu’elle paraît être,  et que les scénaristes s’empressent de nous le faire comprendre : après  avoir mis sur pied les pires manigances, Patty s’humanise à la fin de  la première saison, dévoilant une blessure du passé – la perte d’un  enfant – et une certaine capacité à éprouver de la compassion et du  remords. Comme si, malgré tout, il existait pour les personnages  féminins, davantage que pour les personnages masculins, une limite à ne  pas franchir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Walter  White (Bre&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;aking Bad) vs Nancy Botwin  (Weeds)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/weeds3.1288217744.jpg" alt="weeds3.1288217744.jpg" align="left" width="200" height="300" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne peux m’empêcher de constater cette même différence de  traitement entre personnage masculin et féminin avec le « cas » Nancy  Botwin / Walter White. Même s’il est clair que l’ambition de départ  n’est pas la même, entre ce qui se veut une dramédie d’un côté, légère  et perdant malheureusement de son sel à partir de la quatrième saison,  et de l’autre côté un drama ambitieux et parfaitement maîtrisé, dont le  mot d’ordre est « &lt;i&gt;Go big or go home&lt;/i&gt; », difficile de ne pas  s’interroger sur les parcours respectifs de leurs personnages  principaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tandis que  Walter White franchit toutes les limites imposées par la loi et la  morale, et se transforme peu à peu, à l’annonce de sa maladie, en  fabriquant de métamphétamine, Nancy Botwin se cantonne au trafic d’herbe  dans le voisinage de sa banlieue huppée. Si tous deux ont pour  objectif, du moins au début, de subvenir aux besoins de leur famille,  les actes de Walter White ne pourront pas longtemps être justifiés par  cet argument altruiste. Le héros de &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt; aurait-il  réellement pu être incarné par un personnage féminin ? Un personnage  s’éloignant de sa famille pour s’enfoncer dans le trafic de drogue dure ?  Reste que &lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;, du moins dans ses trois premières saisons,  propose un regard plutôt grinçant et intéressant sur la banlieue chic et  les classes supérieures, tandis que &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt; s’attache  finalement moins à décrire les tourments de la classe moyenne que la   profonde transformation d’un personnage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Prison  d’hommes (Oz) vs prison de femmes (Capadocia)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/capadocia4.1288217781.jpg" alt="capadocia4.1288217781.jpg" align="left" width="200" height="122" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;On se souvient tous de &lt;b&gt;Oz&lt;/b&gt;, drame carcéral créé par Tom  Fontana (&lt;b&gt;Homicide&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;St Elsewhere&lt;/b&gt;) et diffusé sur HBO entre  1997 et 2003. Pour ceux qui seraient passés à côté, &lt;b&gt;Oz&lt;/b&gt; mettait en  scène la vie quotidienne des détenus au sein du quartier pénitentiaire  expérimental &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Emerald City, unité  pilote administrée par Tim Mc Manus dans le but d’améliorer les  conditions de vie des prisonniers, au sein de la prison de haute  sécurité Oswald State Penitenciary. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Capadocia&lt;/b&gt;,  produite par HBO Latin America, est une série mexicaine qui n’a rien à  envier à &lt;b&gt;Oz&lt;/b&gt; en terme de violence et de critique sociale et  d’engagement politique. La différence ? Capadocia est une prison pour  femmes, pénitencier expérimental là aussi, mis en place par des  politiciens corrompus pour des raisons bien moins nobles que celles de  Tim Mc Manus : disposer d’une main d’oeuvre bon marché, corvéable à  merci et dépourvue de tout moyen de protestation. Des politiciens qui  n’hésiteront pas à déclencher une émeute pour accélérer le processus de  privatisation de la prison, et qui fera 18 morts. Un discours brut, sans  détour, pour une série au casting en grande majorité féminin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Paul  Weston (In Treatment) vs Jennifer Melfi (Les Soprano)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano5.1288217822.jpg" alt="soprano5.1288217822.jpg" align="left" width="200" height="165" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Interprété pa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;r l’irlandais Gabriel  Byrne, Paul Weston est un psy en proie au doute, à la colère, au désir  et à la lassitude : (presque) toujours calme en apparence, le Dr Weston  se libère le vendredi, quand vient son tour de consulter son propre  analyste. Un psy montré sous un jour humain et relativement réaliste,  bien qu’employant des méthodes parfois un peu moins conventionnelles que  celles du Dr Jennifer Melfi, la psy de Tony Soprano. Plus silencieuse&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, plus distante, Melfi n’en est pas moins irrésistiblement&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; attirée par son patient, qui provoque chez elle une  fascination mêlée de terreur. Melfi restera sourde aux multiples  injonctions de son entourage et de son propre psy, qui ne cesseront de  lui demander de mettre fin à sa thérapie avec le parrain du New Jersey.   Au point de se demander qui des deux, au final, aura le plus apporté à  l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Angela’s  Eyes, une « mentaliste » au féminin&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/angela6.1288217882.jpg" alt="angela6.1288217882.jpg" align="left" width="200" height="138" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne m’attarderai pas sur cette série plutôt ratée, qui fut  d’ailleurs annulée au bout de 13 épisodes. &lt;b&gt;Angela’s Eyes&lt;/b&gt;, créée  par Dan McDermott et diffusée en 2006 sur Lifetime, n’a d’intérêt que  son pitch : la série met en scène Angela Hanson, une jeune femme qui,  confrontée très tôt aux activités troubles de ses parents, est devenue  avec les années un véritable détecteur de mensonges. Rien ne lui  échappe, et tout est susceptible de vous trahir face à Angela, qui a mis  ses talents au service du FBI. Ça ne vous rappelle rien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; ? Deux ans avant &lt;b&gt;The Mentalist&lt;/b&gt;, trois ans avant &lt;b&gt;Lie  To Me&lt;/b&gt;,  le succès ne fut pas au rendez-vous pour l’alter ego féminin  de Patrick Jane et de Cal Lightman. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Impossible  de citer tous les duos masculins / féminins construits sur le même  modèle, ni toutes les séries reprenant un même concept en le faisan&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;t porter par un personnage du sexe opposé. On peut  tout de  même mentionner, à défaut de développer, les séries policières &lt;b&gt;The  Division&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Women’s Murder Club&lt;/b&gt;, constituées de brigades  entièrement féminines ; le duo formé par George (&lt;b&gt;Dead Like Me&lt;/b&gt;) et  Ned (&lt;b&gt;Pushing Daisies&lt;/b&gt;), deux séries créées par Bryan Fuller et  reprenant l’idée d’un personnage capable soit de recueillir les âmes des  futurs morts, soit de les ramener à la vie (on pense également à &lt;b&gt;Tru  Calling&lt;/b&gt;) ; difficile de ne pas citer &lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;, et  notamment le personnage de Shane, en parallèle avec &lt;b&gt;Queer As Folk&lt;/b&gt;  et le personnage de Brian, tous deux séducteurs patentés  dans les  « milieux » lesbien (&lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;) et gay (&lt;b&gt;Queer As Folk&lt;/b&gt;) ; &lt;b&gt;Dexter  &lt;/b&gt;croisera le temps d’une saison son alter ego féminin en la personne  de Lila, qui abrite elle aussi un « passager obscur » ; &lt;b&gt;Nurse Jackie&lt;/b&gt;,  infirmière aux méthodes peu conventionnelles, accro aux médicaments,  peut difficilement ne pas faire penser à &lt;b&gt;Gregory House ;&lt;/b&gt; quant  aux séries &lt;b&gt;Life On Mars&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Ashes to Ashes&lt;/b&gt; (spin-off de la  première),  leur construction similaire – deux inspecteurs étrangement  renvoyés dans le passé -  met également en lumière l’opposition entre le  personnage masculin (&lt;b&gt;Life On Mars&lt;/b&gt;) et féminin (&lt;b&gt;Ashes to Ashes&lt;/b&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3852994079820524372?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3852994079820524372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/hommes-femmes-mode-demploi-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3852994079820524372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3852994079820524372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/hommes-femmes-mode-demploi-de-la.html' title='Hommes, femmes, mode d&apos;emploi de la télévision'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1027803298499906207</id><published>2010-11-06T04:43:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:44:09.010-07:00</updated><title type='text'>La figure du psy dans les séries</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/divan-psy1.1287823978.jpg" alt="divan-psy1.1287823978.jpg" width="450" height="164" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Psychiatres,  psychologues, psychanalystes, thérapies courtes, de couple, de groupe… :  nombreuses sont les séries télé qui intègrent à leur intrigue un  personnage de thérapeute, régulier ou occasionnel. Mais si les années  2000 ont marqué l’apparition du psy comme possible figure centrale de la  série (&lt;b&gt;In Treatment&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Huff&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;State Of Mind&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Tell  Me You Love Me&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Head Case&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Lie To Me&lt;/b&gt;), certaines  avaient déjà exploré cette voie quelques années auparavant (&lt;b&gt;The Bob  Newhart Show&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt;). Aujourd’hui, rares sont les séries  dont les personnages ne sont pas amenés, à un moment ou à un autre, à  livrer leurs tourments dans le secret d’un cabinet de psy. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Diffusée  sur CBS de 1972 à 1978, &lt;b&gt;The Bob Newhart Show&lt;/b&gt; fut la première  série – à ma connaissance – à s’articuler autour de la figure centrale  d’un psy , en l’occurrence celle de Robert Hartley (interprété par Bob  Newhart), psychologue à Chicago. Partagée entre sa vie personnelle et sa  vie professionnelle, l’intrigue faisait la part belle à certains  patients particulièrement perturbés, comme l’odieux et totalement  névrosé Elliot Carlin (Jack Riley) ou le très introverti Emil Peterson  (John Fiedler), vétéran de la Marine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En 1991,  Billy Cristal crée la série &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt;, diffusée sur HBO : en  seulement six épisodes, &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt; met en place le personnage de  Dan Carver, avocat quadragénaire soudain perturbé par d’étranges rêves ;  persuadé que quelque chose ne tourne pas rond, il entreprend une  psychanalyse avec le Docteur Bookman. De l’impuissance à la  masturbation, en passant par la relation avec ses parents, sa femme et  ses enfants, &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt; aborde la question de la « midlife crisis »  sous l’angle de la comédie, et refuse de se limiter à un catalogue de  névroses. Entre séquences déjantées et moments d’émotion, &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt;  est brillamment interprétée (Elliott Gould dans le rôle du psy, Michael  Mc Kean dans le rôle de Dan Carver), intelligemment écrite et, ce qui  ne gâche rien, très drôle (à voir rien que pour la bande-son extraite de  &lt;b&gt;Psychose&lt;/b&gt; dans la scène où Dan Carver, fantasmant sur sa femme,  découvre à sa place le visage de sa mère…)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano2.1287824005.jpg" alt="soprano2.1287824005.jpg" width="450" height="276" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Puis vint  l’incontournable, celle que l’on ne peut décemment ignorer lorsque l’on  évoque les personnages de psys dans les séries télé : &lt;b&gt;Les Soprano &lt;/b&gt;(1999-2007),  créée par David Chase – qui a transposé ses propres démons dans ce qui  restera probablement l’œuvre de sa vie -, réussit là où &lt;b&gt;Mafia Blues&lt;/b&gt;  avait échoué : donner de l’épaisseur et de la profondeur à la thérapie  d’un Parrain de la Mafia. Chase lui-même s’amuse de la comparaison, et  fait dire à Tony, lors d’une rencontre avec un psy qui ne le convainc  pas : « &lt;i&gt;Mafia Blues ? But it’s a fucking comedy&lt;/i&gt; ! » Ses séances  avec le Dr Melfi, psychiatre, marquent une rupture dans la narration et  offrent un recul très intéressant : commentaire de l’action, flash  backs, exploration de l’inconscient du personnage, décalage entre son  discours et la réalité telle qu’elle nous est montrée, la thérapie de  Tony Soprano donne tout son sel à une série qui prend plaisir à se  démarquer des grands films de mafia. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Filmé  comme un lieu hors du temps et du monde – on ne fera qu’entrapercevoir  le chemin que Tony emprunte pour s’y rendre -, le cabinet du Dr Melfi  est à la fois un refuge et un réceptacle des fantasmes les plus divers.  Dans leur ouvrage, « &lt;b&gt;Les Soprano, portrait d’une Amérique  désenchantée »&lt;/b&gt;, Frédéric Foubert et Florent Loulendo décrivent bien  ce lieu hors du monde : « &lt;i&gt;A l’extérieur, passé la salle d’attente,  l’indécision géographique est totale ; indécision d’autant plus  surprenante pour une série ancrée dans une topographie si précise du New  Jersey et n’aimant rien tant que montrer, dès son générique  d’ouverture, les déplacements quotidiens de son héros. Si les autres  lieux totémiques de la série sont en effet propices aux allées et venues  incessantes des personnages (significativement, le Bada Bing et  Satriale sont situés en bord de route), le cabinet de l’analyste semble  n’exister que dans un outremonde indéterminé, augmentant la sensation  irréelle de séquences venant marquer un temps d’arrêt à la fiction et à  son lot de batailles mafieuses et domestiques.&lt;/i&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La  conclusion, à laquelle le Dr Melfi aboutira à la lecture d’une étude  intitulée &lt;b&gt;The Criminal Personnality&lt;/b&gt;, est amère : psychothérapie  et psychanalyse sont vaines pour les criminels de sa trempe, et si  progrès il y eut, ils lui servirent principalement à affiner ses  stratégies de chef de la Mafia locale. Pas de rédemption donc, mais un  fascinant objet d’étude… et de fiction. Car si &lt;span&gt;Lorraine Bracco&lt;/span&gt;  obtint un prix de l’&lt;b&gt;American Psychoanalytic Association&lt;/b&gt;  récompensant « la psychanalyste la plus crédible jamais apparue au  cinéma ou à la télévision », et fut également conviée à un congrès  spécial d’une association de psychanalystes américains pour évoquer  l’identification ressentie par les thérapeutes-spectateurs durant la  diffusion de la série, il ne s’agit toutefois pas de perdre de vue que  l’analyse de Tony est avant tout au service de la narration. Elle y  occupe une place toute particulière, introduisant une véritable  réflexion et conférant une grande densité à son personnage. Très  admiratif du travail de &lt;span&gt;David Lynch&lt;/span&gt; – et notamment de &lt;b&gt;Twin  Peaks&lt;/b&gt; -, David Chase est parvenu à faire du rêve et de la  digression onirique un motif récurrent des Soprano, offrant ainsi une  véritable plongée dans l’inconscient de son personnage principal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/tell-me-you-love-me3.1287824019.jpg" alt="tell-me-you-love-me3.1287824019.jpg" width="450" height="297" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Huff&lt;/b&gt;, diffusée entre 2004 et  2006 sur Showtime, reste dans la veine tragi-comique de &lt;b&gt;Sessions&lt;/b&gt;,  et met en scène le personnage du Dr. Huffstodt (Hank Azaria), un  psychiatre très compétent bouleversé par le suicide d’un patient dans  son cabinet. Point de départ d’une immense remise en question, &lt;b&gt;Huff&lt;/b&gt;  nous fait ensuite découvrir la famille du psychiatre, de Beth, la très  belle épouse, à Byrd l’enfant prodige, en passant par Izzy, sa propre  mère au passé très sombre et Teddy, son frère schizophrène. La série  s’achèvera au bout de deux saisons (26 épisodes).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En 2007, trois séries s’articulent  autour de la figure d’un psy, de manière plus ou moins habile. &lt;b&gt;Tell  Me You Love Me&lt;/b&gt;, créée par Cynthia Mort et diffusée sur HBO, met en  scène trois couples en crise : Dave et Katie, parents de deux enfants,  qui se sont quelque peu perdus de vue au fil des années ; Carolyn et  Palek, trentenaires dans le vent et plutôt aisés, tentent désespérément  d’avoir un bébé, laissant peu à peu leur désir d’enfant consumer  l’équilibre de leur couple ; Hugo et Jaimie, enfin, jeune couple sur le  point de se marier lorsque l’une commence à éprouver des doutes au sujet  de la fidélité de l’autre. Au centre de ce dispositif, le Dr May  Foster, psychothérapeute sexagénaire et à priori totalement épanouie  dans son couple, tente de mettre à jour leurs angoisses et leurs  incompréhensions. Le buzz qui accompagna la série – les scènes de sexe,  très crues, étant supposées non simulées – finit malheureusement par lui  nuire, en l’enfermant dans une logique voyeuriste et réductrice ;  dommage, car &lt;b&gt;Tell Me You Love Me&lt;/b&gt; avait bien davantage à proposer  que quelques scènes de sexe, simulées ou pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La même année, la chaîne Starz diffuse  &lt;b&gt;Head Case&lt;/b&gt; (de 2007 à 2009), centrée autour du personnage  d’Elizabeth Goode, la thérapeute de l’élite hollywoodienne. Non  conventionnelle, volontiers désagréable et franchement tourmentée, le  Dr. Goode partage son cabinet avec le Dr. Myron Finkelstein, freudien  vieillissant et au bord de la faillite. Malgré un humour assez mordant  et des guests de qualité – Jerry Seinfield, notamment, y incarnera un  patient -, &lt;b&gt;Head Case&lt;/b&gt; ne trouvera jamais réellement son public et  sera annulée au bout de trois saisons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Toujours en 2007, Lifetime diffusa &lt;b&gt;State  of Mind&lt;/b&gt; : Lili Taylor – Lisa dans &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt; – y  interprète le personnage du Dr. Ann Bellows, thérapeute dont la vie  dérape le jour où elle découvre que son mari la trompe avec leur  conseiller conjugal. La série sera annulée au bout de 13 épisodes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’année 2008 est une petite  révolution, avec l’arrivée sur les écrans américains de &lt;b&gt;In Treatment&lt;/b&gt;,  adaptation de la série israélienne &lt;b&gt;Be Tipul&lt;/b&gt;, créée par Hagai  Levi en 2005. Cinq ans plus tard, quatorze pays, dont les États-Unis,  ont ou vont réaliser une adaptation de la série israélienne. Diffusée  depuis le 28 janvier 2008 sur HBO, la version américaine de &lt;b&gt;Be Tipul&lt;/b&gt;  est extrêmement fidèle à l’originale. Et pour cause : Hagai Levi en est  également le producteur exécutif, et a joué un grand rôle dans le  travail d’adaptation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/in-treatment.1287824059.jpg" alt="in-treatment.1287824059.jpg" width="450" height="300" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;In Treatment&lt;/b&gt; reprend le même  découpage scénaristique : l’épisode du lundi (la série est diffusée  quotidiennement par HBO, et rediffusée sur le même rythme en France par  Orange Cinéma Séries) est consacré à la première patiente de la semaine,  Laura ; le mardi on retrouve Alex, puis Sophie le mercredi, suivie de  Jake et Amy le jeudi ; le vendredi, c’est au tour du psy lui-même, Paul  Weston, de retrouver sa propre thérapeute. Chaque épisode dure trente  minutes et respecte la durée d’une séance. Les difficultés que  traversent les personnages de la série sont volontairement très  marquées, parfois presque archétypales : la tension et l’efficacité  dramatique passent avant le réalisme clinique, mais la tonalité  d’ensemble est si juste que l’on ne saurait s’en plaindre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une justesse portée en premier lieu  par une distribution impeccable et d’excellents acteurs, avec une  mention spéciale à Gabriel Byrne dans le rôle du psy. Les dialogues – en  grande partie issus de la version originale – sont d’une incroyable  finesse, servis par des silences tout aussi porteurs de sens. Car le  moindre geste, la moindre respiration compte ici, dans une configuration  finalement très proche du théâtre ; la dimension théâtrale est par  ailleurs davantage ressentie dans Be Tipul, où les mouvements de caméra  sont quasiment inexistants et la mise en scène limitée aux champs /  contrechamps. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est également amusant de noter, de  la version israélienne à la version américaine, la différence de ton  dans les échanges entre le psy et ses patients, voire entre le psy et sa  propre thérapeute : là où la communication est souvent rugueuse, plus  directe voire agressive dans &lt;b&gt;Be Tipul&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;In Treatment&lt;/b&gt; donne  une impression plus policée ; il est d’autant plus passionnant de voir  s’écailler successivement les couches de vernis… En France, &lt;b&gt;In  Treatment&lt;/b&gt; a été injustement traduit par « &lt;b&gt;En Analyse&lt;/b&gt; ». Il  n’est pourtant pas question dans cette série de psychanalyse mais de  psychothérapie ; les mécanismes à l’oeuvre entre un patient et son  analyste se jouant en grande partie à un niveau inconscient, il aurait  probablement été difficile de les rendre plus visibles, et donc plus  lisibles, par le spectateur. Un spectateur qui se pose ici en véritable  voyeur, autorisé pour la première fois à assister en secret à une  psychothérapie qui n’est pas la sienne, et qui vient pourtant raviver  ses propres plaies. C’est probablement la raison principale du succès  mondial de &lt;b&gt;Be Tipul&lt;/b&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter-4.1287824036.jpg" alt="dexter-4.1287824036.jpg" width="450" height="301" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En 2009 débarque &lt;b&gt;Lie To Me&lt;/b&gt;,  créée par Samuel Baum d’après les découvertes scientifiques du docteur  en psychologie clinique Paul Ekman – pionnier dans l’étude des émotions  via les expressions du visage - ; la série met en scène Cal Lightman,  docteur en psychologie spécialisé dans l’analyse du langage corporel et  des micro-expressions, qui a exercé quelques années auprès du  gouvernement anglais puis des services secrets américains avant de  fonder sa propre entreprise, le groupe Lightman. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Impossible, enfin, de citer toutes les  séries qui intègrent à l’intrigue et au casting un personnage de psy  occasionnel ; on se souvient notamment du Dr. Tracy Clark, la première  psy d’&lt;b&gt;Ally McBeal&lt;/b&gt;, aussi cinglée que ses patients mais néanmoins  compétente : fervente adepte de la « thérapie du sourire », elle leur  demande à tous une chanson fétiche et chante durant les séances de  consultation ; &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt; (1.08, &lt;i&gt;Shrink Wrap&lt;/i&gt;) révèlera sa  véritable nature à un psy lui-même responsable de la mort de plusieurs  femmes ; Betty Draper, dans &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;, exprimera ses angoisses et  ses attentes sur le divan d’un psychanalyste ; Bette et Tina, dans &lt;b&gt;The  L Word&lt;/b&gt;, exploreront sans grand succès les thérapies de couple puis  de groupe ; quant à Brenda Chenowith (&lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;), née d’un  père psychiatre et d’une mère psychologue totalement fêlés, soeur d’un  psychotique violent et suicidaire, elle simulera la maladie mentale à  l’attention des psys chargés de son observation durant son enfance –  elle fut très tôt diagnostiquée comme surdouée -, avant de poursuivre  elle-même des études de psychologie et de spécialiser dans le  développement de l’enfant surdoué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et lorsque la fiction rejoint le réel,  psychologues et sociologues s’accordent pour affirmer que les  telenovelas brésiliennes et mexicaines ont sauvé la Russie du désespoir  et de la guerre civile : dans un &lt;a href="http://www.serietele.com/news-153.html" rel="nofollow"&gt;entretien  au journal moscovite &lt;b&gt;Ogoniok&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, le critique de cinéma Daniil  Dondoureï assure que ces séries ont servi de « divan thérapeutique » à  la population russe, marquée par les conflits armés, la crise économique  et la corruption. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un psy dans la télévision ? Que  demande le peuple…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1027803298499906207?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1027803298499906207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/la-figure-du-psy-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1027803298499906207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1027803298499906207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/la-figure-du-psy-dans-les-series.html' title='La figure du psy dans les séries'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-2393669809672755514</id><published>2010-11-06T04:42:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:43:38.718-07:00</updated><title type='text'>Séries télé et voyage dans le temps</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/lost.1287566021.jpg" alt="lost.1287566021.jpg" width="450" height="396" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Considéré  comme un genre à part entière de la science-fiction, au même titre que  le space opera ou le post-apocalyptique, le voyage dans le temps a  marqué la littérature, le cinéma et la bande dessinée : de &lt;b&gt;La Machine  à explorer le Temps&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Replay&lt;/b&gt;,de &lt;b&gt;Terminator&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Retour  vers le Futur&lt;/b&gt;, de &lt;b&gt;Sailor Moon&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Quartier Lointain&lt;/b&gt;,  les récits de voyage dans le temps sont innombrables et explorent toutes  les facettes d’un concept totalement fantasmé. Les séries télé ne sont  pas en reste, et recyclent en permanence ces idées de boucles  temporelles, de projections dans le futur et de tentatives de  modification du passé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Petit tour  d’horizon chronologique – mais non exhaustif : n’hésitez pas à  mentionner vos références dans les commentaires – de ces explorations  temporelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Doctor Who&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(1963-1989, et depuis 2005)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dr-who1.1287566061.jpg" alt="dr-who1.1287566061.jpg" align="left" width="150" height="221" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Sydney Newman et Donald Wilson, diffusée de 1963 à  1989 et depuis 2005 sur la BBC One, &lt;b&gt;Doctor Who&lt;/b&gt; est à ce jour la  plus longue série de science-fiction du monde. Elle met en scène les  aventures du Docteur, un Seigneur du Temps (extraterrestre originaire de  la planète Gallifrey) voyageant à bord d’un TARDIS (Time And Relative  Dimension In Space). Machine à voyager dans le temps mi-vivante,  mi-mécanique, le TARDIS a l’apparence extérieure d’une cabine de police  bleue et possède de nombreuses propriétés : beaucoup plus spacieux à  l’intérieur qu’à l’extérieur, le TARDIS possède un « champ de  traduction » capable de comprendre n’importe quel langage, un verrou  inviolable, un bouclier de protection, un système gravitationnel propre  et un mécanisme de communication universel, permettant notamment de  passer des communications téléphoniques à travers le temps et l’espace.  Quant au Docteur, capable de se régénérer en changeant de corps à  l’approche de la mort, il est très attaché à la Terre et ne se sépare  presque jamais de ses compagnons de route, humains pour la plupart.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;The  Time Tunnel / Au Coeur du Temps &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(1966-1967)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/the-time-tunnel2.1287566115.jpg" alt="the-time-tunnel2.1287566115.jpg" align="left" width="150" height="131" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Irwin Allen d’après le roman &lt;b&gt;Twists  in Time&lt;/b&gt; de Murray Leinster, &lt;b&gt;The Time Tunnel&lt;/b&gt; met en scène les  aventures de deux chercheurs, Tony Newman et Doug Phillips, prisonniers  d’un tunnel permettant de voyager dans le temps – le chronogyre –  qu’ils ont eux-mêmes inventé. Assistant à des événements passés, de la  Révolution f&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;rançaise à l’attaque de Pearl Harbor,  ou futurs, sans pouvoir modifier le cours de l’Histoire, sautant d’une  période à l’autre sans jamais parvenir à regagner leur époque, Tony et  Doug sont épaulés par leurs collègues, qui se démènent pour les faire  revenir. &lt;b&gt;The Time Tunnel&lt;/b&gt; s’acheva au bout d’une saison et 30  épisodes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Planet  of the Apes / La Planète des Singes&lt;/b&gt; (1974)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/planete-des-singes3.1287566165.jpg" alt="planete-des-singes3.1287566165.jpg" align="left" width="150" height="99" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Succédant au film de Schaffner (1968) avec  Charlton Heston et Roddy McDowall, lui-même adapté du roman de Pierre  Boulle paru en 1963, les 14 épisodes de la série &lt;b&gt;La Planète des  Singes&lt;/b&gt; furent diffusés entre septembre et décembre 1974 sur CBS.  Dystopie mettant en scène les malheurs du colonel Alan Virdon, du major  Peter Burke et du navigateur Edward Jones, tous trois membres de l’engin  spatial Dédale parti de Terre le 19 août 1980, &lt;b&gt;La Planète des Singes&lt;/b&gt;  raconte comment, après avoir traversé une brèche de l’espace temps à la  vitesse de la lumière, ils atterrirent en catastrophe sur une planète  inconnue en l’an 3085. Peuplée d’humains réduits en esclavage par des  singes très évolués, cette planète n’est en réalité autre que la Terre,  et le récit propose avant tout un regard critique sur notre propre  société. Faute d’audience et de budget, la série fut annulée au terme de  sa première saison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Quantum  Leap / Code Quantum&lt;/b&gt; (1989-1993)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/code-quantum4.1287566204.jpg" alt="code-quantum4.1287566204.jpg" align="left" width="150" height="120" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Donald P. Bellisario (&lt;b&gt;Supercopter&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Magnum&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;JAG&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;NCIS&lt;/b&gt;) et diffusée de mars 1989 à mai  1993 sur NBC, &lt;b&gt;Quantum Leap&lt;/b&gt; raconte les voyages dans le temps du  scientifique Samuel Beckett (Scott Bakula). Titulaire de six doctorats,  notamment en physique quantique, médecine, astrophysique et langues  anciennes, Sam Beckett crée un prototype d’accélérateur temporel ;  impatient de tester sa machine, Sam se retrouve bel et bien dans le  passé, mais dans le corps d’une personne dont il prend temporairement  l’apparence. Ce n’est qu’après être intervenu dans la vie de cette  personne et avoir réglé des problèmes qui lui sont étrangers qu’il  pourra à nouveau changer de corps et de période, sans jamais, toutefois,  maîtriser le processus et regagner son époque. Il est aidé dans sa  tâche par Al,  un homme du présent que Sam ne peut voir que sous la  forme d’un hologramme, véritable ressort comique de la série.  Reconstitution du passé récent des États-Unis – Sam incarnera ou  côtoiera des figures comme Lee Harvey Oswald, Elvis Presley, et sera  tour à tour membre du Ku Klux Klan, condamné à mort ou prêtre -,  interrogation sur la religion, &lt;b&gt;Quantum Leap&lt;/b&gt; regorge de références  littéraires et cinématographiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Early  Edition / Demain à la Une&lt;/b&gt; (1996-2000)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/early-edition5.1287566238.jpg" alt="early-edition5.1287566238.jpg" align="left" width="150" height="150" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Ian Abrams, Patrick Q. Page et Vik  Rubenfeld, Early Edition est inspirée d’un film de René Clair, &lt;b&gt;C’est  arrivé demain&lt;/b&gt; (tourné en 1944 à Hollywood sous le titre &lt;b&gt;It  Happened Tomorrow&lt;/b&gt;). La série est construite autour du personnage de  Gary Hobson, ex-agent de change à Chicago, mis à la porte par son épouse  et installé dans un hôtel, le Blackstone. Réveillé chaque matin par les  miaulements d’un étrange chat roux surnommé « &lt;i&gt;le chat de Mr Snow&lt;/i&gt; »,  il reçoit invariablement à 6h30 un exemplaire du Chicago Sun-Times… du  lendemain. Aidé de Marissa, une amie aveugle, et du vieux Chuck, qui  l’aidera durant les deux premières saisons, Gary tente de faire le bien  et de prévenir les catastrophes à venir. Alors même que Gary se  retrouvait sans repères sociaux, sentimentaux ni professionnels, le  voilà transformé en une sorte de super-héros malgré lui, condamné par  une conscience de quasi boy scout à prendre soin des autres jour après  jour. A noter : Kyle Chandler, l’interprète de Gary Hobson, incarnera  dix ans plus tard (à partir de 2006) le coach Eric Taylor dans la série &lt;b&gt;Friday  Night Lights&lt;/b&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Seven  Days / Sept Jours pour agir&lt;/b&gt; (1998-2001)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/seven-days6.1287566306.jpg" alt="seven-days6.1287566306.jpg" align="left" width="150" height="150" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Zachary et Christopher Crowe en 1998, &lt;b&gt;Seven Days&lt;/b&gt;  fut diffusée sur UPN durant trois saisons et 66 épisodes. Le pitch :  dans le désert du Nevada, à partir des  technologies extraterrestres  retrouvées à Roswell, une base secrète a développé une machine, la  Chronosphère ou Backstep Sphere, capable d’envoyer un homme dans le  passé dans le but de modifier le cours de l’histoire et d’éviter les  catastrophes à venir. Frank Parker, un ancien soldat, est envoyé sur une  mission très particulière : passer sept jours dans le passé pour  améliorer l’avenir. Parker parviendra tout de même à sauver le Président  des États-Unis, à empêcher la propagation du virus Ebola, à éviter une  guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, à déjouer une attaque  nucléaire… en seulement sept jours. Alors, Frank Parker ou Jack Bauer ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Odyssey  5&lt;/b&gt; (2002-2004)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/odyssey7.1287566347.jpg" alt="odyssey7.1287566347.jpg" align="left" width="150" height="167" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Manny Coto (&lt;b&gt;Star Trek Enterprise&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Taken&lt;/b&gt;)  et diffusée entre 2002 et 2004 sur Showtime, la série met en scène les  péripéties de cinq membres de l’équipage de la navette spatiale  américaine Odyssey, témoins de la destruction de la Terre le 7 août  2007. Secourus par une étrange créature appelée « &lt;i&gt;le Quêteur&lt;/i&gt; »,  les membres de l’équipage sont renvoyés cinq ans en arrière pour  découvrir la cause de la catastrophe, et tenter de l’éviter. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais ils  vont très vite s’apercevoir qu’on ne joue pas si facilement avec le  passé, qu’il soit question de leurs vies personnelles ou de la survie de  l’humanité. Faute d’audience suffisante, la série sera annulée au bout  d’une saison (20 épisodes).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Tru  Calling&lt;/b&gt; (2003-2005)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/tru-calling8.1287566389.jpg" alt="tru-calling8.1287566389.jpg" align="left" width="150" height="118" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Diffusée sur la Fox entre 2003 et 2005, &lt;b&gt;Tru Calling&lt;/b&gt; met  en scène le personnage de Tru Davies (incarné par Eliza Dushku, alias  Faith dans &lt;b&gt;Buffy&lt;/b&gt;), une étudiante en médecine employée à mi-temps  dans une morgue. Appelée à l’aide par les cadavres qui l’entourent, Tru  revit alors sa dernière journée et met tout en œuvre pour leur sauver la  vie. Malgré un schéma assez balisé – Tru entend l’appel à l’aide, se  réveille dans son lit et vérifie qu’elle revit bien sa précédente  journée avant d’entreprendre de sauver le futur cadavre -, la série  tente de ne pas se laisser enfermer dans sa propre formule et apporte un  soin tout particulier aux intrigues. Une série pas franchement  révolutionnaire, qui fut annulée au bout de deux saisons, mais qui eut  notamment le mérite de nous faire découvrir Zach Galifianakis avant ses  rôles dans &lt;b&gt;Into The Wild&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Very Bad Trip&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Bored to  Death&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Day  Break&lt;/b&gt; (2006)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/filescropped/9729_150_111/2010/10/daybreak9.1287566447.jpeg" alt="daybreak9.1287566447.jpeg" align="left" width="150" height="111" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Rob Bowman et Paul Zbyszewski, &lt;b&gt;Day Break&lt;/b&gt; fut  annulée au bout de 13 épisodes, et seuls les six premiers furent  diffusés sur ABC entre novembre et décembre 2006. Recyclant une nouvelle  fois le thème du &lt;b&gt;Jour sans Fin&lt;/b&gt;, la série raconte les  mésaventures de l’inspecteur Brett Hopper. Accusé du meurtre du  procureur Garza, Hopper réalise qu’il a été piégé et que sa famille est  en danger ; chaque matin, c’est la même journée qui recommence, le  confrontant sans cesse aux conséquences de ses choix, et le  « condamnant » à découvrir la vérité pour que cesse le cauchemar. Chaque  épisode est construit sur le mode du « what if » : « &lt;i&gt;What if they  run&lt;/i&gt; » (1.02), « &lt;i&gt;What if he lets her go&lt;/i&gt; » (1.03), « &lt;i&gt;What if  he can chang&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;e the day&lt;/i&gt; » (1.04), « &lt;i&gt;What  if they’re stuck&lt;/i&gt; » (1.05), etc. La série fut diffusée sur France 4  en 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Journeyman&lt;/b&gt;  (2007)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/journeyman10.1287566512.jpg" alt="journeyman10.1287566512.jpg" align="left" width="150" height="110" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Créée par Kevin Falls et Alex Graves, et diffusée sur NBC  entre septembre et décembre 2007 – une saison de 13 épisodes -, &lt;b&gt;Journeyman&lt;/b&gt;  met en scène Dan Vasser, un journaliste de San Fansisco qui mène une  vie heureuse avec sa femme et son jeune fils, jusqu’au jour où il  découvre qu’il peut voyager dans le temps et modifier la vie des gens.  Incapable de décider du moment où surviennent ces « bonds », il en est  averti quelques instants avant par de violents maux de tête, qui  deviendront de moins en moins douloureux au fil du temps. Au cours d’un  bond dans le passé, Dan retrouve Livia Beale, sa fiancée décédée dans un  mystérieux crash aérien. Pourra-t-il la sauver ? Quelles conséquences  ses voyages dans le temps auront-ils pour sa famille ?  Les choses se  compliquent lorsque Dan comprend que Livia peut elle aussi voyager dans  le temps, et qu’elle censée vivre en 1948 : leur rencontre était en  réalité le fruit d’un bond de Livia vers le futur, la jeune femme ayant  visiblement été appelée pour porter secours à Dan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Life On  Mars&lt;/b&gt; (2006-2007) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/life-on-mars11.1287566543.jpg" alt="life-on-mars11.1287566543.jpg" align="left" width="150" height="103" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Série britannique de deux saisons et 16  épisodes, &lt;b&gt;Life On Mars&lt;/b&gt; raconte l’histoire peu commune de Sam  Tyler, commissaire principal à Manchester en 2006 : peu de temps après  que sa fiancée ait été enlevée par un tueur en série, Sam est renversé  par une voiture et se réveille en 1973, dans un monde où ses méthodes –  Sam est devenu inspecteur – sont considérées comme ultra modernes. Le  titre de la série est issu de la chanson éponyme de David Bowie, chanson  que le personnage principal écoute au moment de son accident. Chaque  épisode débute par un monologue de Sam : « &lt;i&gt;My name is Sam Tyler. I  had an accident and I woke up in 1973. Am I mad, in a coma, or back in  time ? Whatever’s happened, it’s like I’ve landed on a different planet.  Now, maybe if I can work out the reason, I can get home.”&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les  résultats d’audience, très bons, conduisirent la BBC One à commander un  spin-off de &lt;b&gt;Life On Mars&lt;/b&gt; : &lt;b&gt;Ashes To Ashes&lt;/b&gt; fut diffusée  entre février 2008 et mai 2010, et reprend peu ou prou le thème ;  impossible cependant d’en donner le pitch sans dévoiler une partie de  l’intrigue de &lt;b&gt;Life On Mars&lt;/b&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;FlashForward&lt;/b&gt;  (2009-2010)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/flashforward12.1287566593.jpg" alt="flashforward12.1287566593.jpg" align="left" width="150" height="122" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Beaucoup moins réussie que les deux séries  précédentes, &lt;b&gt;FlashForward&lt;/b&gt;, créée par Brannon Braga et David S.  Goyer d’après le roman éponyme de Robert J. Sawyer, bénéficiait pourtant  d’une idée de départ plutôt prometteuse : un black-out planétaire de 2  minutes et 17 secondes provoque un chaos sans précédent ; au cours de ce  laps de temps, chaque personne a découvert, par le biais d’une vision  mystérieuse, ce qu’il adviendrait d’elle six mois plus tard. Une  perspective qui va bouleverser l’ordre des choses… Présentée par ABC  comme le digne successeur de &lt;b&gt;Lost&lt;/b&gt;, et malgré un épisode pilote  rondement mené, la série s’enferme rapidement dans des rebondissements  trop prévisibles et des storylines secondaires sans grand intérêt. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;N’est pas &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Lost&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; qui veut, et si je n’ai  volontairement pas mentionné plus tôt dans cette note la spécialiste ès  boucles temporelles, ce n’est que pour mieux vous renvoyer à présent  vers un article extrêmement complet sur la question : « &lt;/span&gt;&lt;a href="http://seriestv.blog.lemonde.fr/2010/01/27/lost-week-comprendre-les-boucles-temporelles"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Comprendre les boucles temporelles&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt; » par Thomas Sinaeve, dans le cadre de la « Lost Week »  organisée sur le blog de Pierre Sérisier, &lt;b&gt;Le Monde des Séries&lt;/b&gt;, en  janvier 2010.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et pour  ceux qui voudraient vraiment se préparer à un voyage dans le temps, le  site &lt;b&gt;Slate.fr&lt;/b&gt; propose quelques précieux conseils, dans un article  intitulé « &lt;a href="http://www.slate.fr/story/9843/le-voyage-dans-le-temps-pour-les-nuls" rel="nofollow"&gt;&lt;b&gt;Le voyage dans le temps pour les nuls&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;  ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-2393669809672755514?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/2393669809672755514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/series-tele-et-voyage-dans-le-temps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2393669809672755514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2393669809672755514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/series-tele-et-voyage-dans-le-temps.html' title='Séries télé et voyage dans le temps'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-7398653791251287394</id><published>2010-11-06T04:42:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:42:52.823-07:00</updated><title type='text'>L'homosexualité féminine dans les séries américaines</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/the-l-word1.1287156103.jpg" alt="the-l-word1.1287156103.jpg" width="450" height="299" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Avant  d’entrer dans le vif du sujet, et pour mieux cerner le propos de cette  note, un petit détour du côté de la représentation de l’homosexualité  masculine s’impose. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si la  question gay fit son apparition dans les séries américaines au cours des  années 70, elle resta longtemps cantonnée au registre de la simple  allusion, du sous-entendu plus ou moins appuyé. Ce fut le cas des &lt;b&gt;Mystères  de l’Ouest&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Wild Wild West&lt;/b&gt;, 1965-1969), dans laquelle les  tenues ultra-moulantes de James West, l’admiration du méchant docteur  Loveless pour son corps musclé et le goût du travestissement chez  Artemus Gordon ne manquèrent pas de semer le trouble – le créateur de la  série, Michael Garrison, revendiquait d’ailleurs son homosexualité -.  Les choses se précisent ensuite avec les fameux &lt;b&gt;Starsky et Hutch&lt;/b&gt;  (1975-1979), liés par une amitié aussi forte qu’ambigüe (le doublage  français a malheureusement totalement évacué ces nombreuses allusions) ;  l’épisode 52, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Death in a different Place&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Les jours  se ressemblen&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;t) ira même, fait inédit, jusqu’à mentionner quasi  explicitement la question de l’homosexualité : amenés à enquêter sur la  mort d’un policier qui fréquentait toutes les nuits une boîte gay de la  ville, les deux partenaires se posent des questions. Et dans les années  70, ça donne cela : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Hutch : «&lt;i&gt;Starsky…  Faut quand même s’interroger. Un homme qui passe 75 % de son temps avec             un autre homme… Y aurait pas certaines tendances à…&lt;/i&gt; » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;(« &lt;i&gt;Starsk,  would you consider            that a man who spends 75% of his time  with another man has certain…tendencies?&lt;/i&gt; » )&lt;/span&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="fo_targ_4UpmLRKl4Qc2109365298" class="flashmovie"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/4UpmLRKl4Qc" id="fm_4UpmLRKl4Qc" name="fm_4UpmLRKl4Qc" quality="high" wmode="transparent" width="515" height="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;  &lt;script type="text/javascript"&gt;  // &lt;![CDATA[   var so_2109365298 = new SWFObject("http://www.youtube.com/v/4UpmLRKl4Qc","fm_4UpmLRKl4Qc","515","400","6","","","","","");  so_2109365298.addParam("wmode", "transparent");  so_2109365298.write("fo_targ_4UpmLRKl4Qc2109365298");   // ]]&gt; &lt;/script&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En mars  1979, &lt;b&gt;Dallas&lt;/b&gt; frappe un grand coup lors de la diffusion de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Royal  Marriage&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (2.21), et introduit le premier personnage ouvertement  gay de l’histoire des séries américaines. Kit Mainwaring, riche  héritier homosexuel, voit ses fiançailles avec Lucy Ewing, la nièce de  JR, annulées, et disparaît aussi vite qu’il était apparu. Personne n’est  encore prêt à prendre le risque de faire figurer au casting un  personnage homosexuel récurrent ; ce sera chose faite q&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;uelques années plus tard avec &lt;b&gt;Dynasty&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Dynastie&lt;/b&gt;,  1981-1989), qui institue parmi ses personnages principaux celui de  Steven Carrington, le fils du patriarche autour duquel tourne l’ensemble  du show, Blake. Mais présenter toutes les semaines un personnage gay  n’est pas sans gêner les producteurs, qui seront plusieurs fois tentés  de le pousser vers la bisexualité ou l’hétérosexualité, et ne cesseront  de saccager toutes ses histoires d’amour masculines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Du côté de  l’homosexualité féminine, il faudra attendre les années 90 pour qu’une  relation lesbienne soit introduite à l’écran, relation qui ne sera  jamais toutefois ouvertement « consommée » : l’amitié indéfectible qui  lie la très forte Xena (&lt;b&gt;Xena, Warrior Princess&lt;/b&gt;, 1995-2001) à la  douce Gabrielle gagnera au fil du temps en ambiguïté, et les scénaristes  deviendront des experts dans le maniement des sous-entendus. Là encore,  le doublage français se chargera d’évacuer toute allusion amoureuse ;  Xena et Gabrielle ont néanmoins ouvert la voie à une plus grande  visibilité de l’homosexualité féminine dans les séries. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/ellen2.1287156523.jpg" alt="ellen2.1287156523.jpg" width="450" height="313" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le premier  personnage récurrent ouvertement lesbien apparaît en 1997, dans une  série qui passa globalement inaperçue : créée par Jason Katims (&lt;b&gt;Roswell&lt;/b&gt;)  et produite par Edward Zwick et Marshall Herskovitz (&lt;b&gt;My So-Called  Life&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Once &amp;amp; Again&lt;/b&gt;), &lt;b&gt;Relativity&lt;/b&gt; met en scène un  jeune couple, Isabel et Leo, tombés amoureux l’un de l’autre lors d’un  voyage à Rome. Rhonda, la soeur de Leo, est le premier personnage  récurrent lesbien à être présenté comme tel dès le début d’une série. &lt;b&gt;Relativity&lt;/b&gt;  innovera une seconde fois en mettant en scène en janvier 1997, au cours  de l’épisode &lt;i&gt;&lt;b&gt;The Day The Earth Moved&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, le tout premier  baiser lesbi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;en. Amoureux, sensuel et traité avec  une grande simplicité, ce baiser provoquera néanmoins quelques remous  chez les conservateurs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Rien de  comparable, toutefois, au lever de boucliers qui attendrait quelques  mois plus tard Ellen DeGeneres. Actrice, comédienne, humoriste et  animatrice de talk-show, Ellen DeGeneres fut également l’héroïne d’une  sitcom, diffusée entre 1994 et 1998 sur ABC, et baptisée tout simplement  &lt;b&gt;Ellen&lt;/b&gt;. L’actrice, en couple avec Portia de Rossi, décide de  frapper un grand coup en révélant publiquement, via le coming-out de son  personnage dans la sitcom, sa propre homosexualité. Après des semaines  de négociation avec Walt Disney et ABC, sa demande est acceptée ; mais  une fuite révèle le projet à la presse, et le scandale éclate quelques  mois avant la diffusion de l’épisode. Menaces de mort, demande de  retrait de l’émission et de boycott de tous les produits Disney, alerte à  la bombe au sein des studios lors de l’enregistrement de l’épisode,  l’Amérique conservatrice se déchaîne et incite Ellen DeGeneres à faire  son coming-out deux mois plus tôt dans le célèbre talk-show d’Oprah  Winfrey,  &lt;b&gt;The Oprah Winfrey Show&lt;/b&gt;. Néanmoins, les producteurs  tiennent bon et en avril 1997, le personnage d’Ellen évoque son  homosexualité à sa psy, interprétée par… Oprah Winfrey. Une jolie mise  en abyme, et l’un des meilleurs scores d’audience de la série – &lt;i&gt;&lt;b&gt;The  Puppy Episode&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; réunit environ 30 millions de téléspectateurs –  ;  la sitcom fut néanmoins annulée l’année suivante, davantage à cause du  renoncement des producteurs que de la chute des audiences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="fo_targ_QI1tB89HzeE1137138663" class="flashmovie"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QI1tB89HzeE" id="fm_QI1tB89HzeE" name="fm_QI1tB89HzeE" quality="high" wmode="transparent" width="515" height="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;  &lt;script type="text/javascript"&gt;  // &lt;![CDATA[   var so_1137138663 = new SWFObject("http://www.youtube.com/v/QI1tB89HzeE","fm_QI1tB89HzeE","515","400","6","","","","","");  so_1137138663.addParam("wmode", "transparent");  so_1137138663.write("fo_targ_QI1tB89HzeE1137138663");   // ]]&gt; &lt;/script&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si la  volonté de coup médiatique, la célébrité d’Ellen DeGeneres et les  différentes natures de publics touchés (« grand public » pour la sitcom,  « public averti » pour le drama) expliquent assez aisément la démesure  des réactions suite au coming-out d’&lt;b&gt;Ellen&lt;/b&gt; par rapport au premier  baiser lesbien, mis en scène cinq mois plus tôt dans &lt;b&gt;Relativity&lt;/b&gt;,  il n’en reste pas moins une question : pourquoi, alors que le premier  personnage récurrent lesbien apparaît 15 ans après le premier personnage  régulier gay, le premier baiser homosexuel sera néanmoins féminin ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il faudra  en effet attendre le mois de mai 2000 pour voir deux hommes s’embrasser  dans une série : c’est la pourtant très peu subversive &lt;b&gt;Dawson’s Creek&lt;/b&gt;  (1998-2003) qui en sera l’instigatrice, mettant en scène au cours de  l’épisode &lt;i&gt;&lt;b&gt;True Love&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (3.23) le baiser échangé entre Jack et  un personnage de passage. La WB, qui diffusait &lt;b&gt;Dawson&lt;/b&gt;, avait par  ailleurs trouvé le comédien idéal en la personne de Kerr Smith  (l’interprète de Jack), puisque celui-ci exigea que son contrat  n’autorise qu’un seul baiser homosexuel par saison… Quoiqu’il en soit,  plusieurs éléments de réponse peuvent éclairer cette différence de  traitement entre l’homosexualité masculine et féminine, bien qu’aucun  n’aille dans le sens d’une plus grande tolérance envers les lesbiennes  qu’envers les gays. Si explication il y a, elle est probablement  davantage à chercher du côté d’une accep&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;tation  différente de l’homosexualité féminine, ou du moins de sa représentation  : chargée de fantasmes masculins, niée par l’idée plus ou moins  consciente – et totalement infondée - qu’il ne peut réellement y avoir  de sexualité dès lors qu’il n’y a pas de pénétration, la question de  l'’homosexualité féminine n’engendre pas les mêmes mécanismes de rejet  que son pendant masculin. Il faudra néanmoins de longues années – et le  chemin est loin d’être achevé – pour qu’une histoire d’amour entre deux  femmes obtienne le même traitement qu’une histoire d’amour  hétérosexuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/buffy3.1287156595.jpg" alt="buffy3.1287156595.jpg" width="450" height="300" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Toujours  sur la WB, c’est la série &lt;b&gt;Buffy, The Vampire Slayer&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Buffy  contre les Vampires&lt;/b&gt;, 1997-2003) qui développa le lent coming-out de  Willow, et sa très belle histoire d’amour avec le personnage de Tara :  après leur rencontre au cours de l’épisode &lt;i&gt;&lt;b&gt;Hush&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; en 1999  (3.21), la relation entre les deux femmes prend forme sans que rien,  toutefois, ne soit explicitement montré ; il faudra attendre le  formidable épisode &lt;i&gt;&lt;b&gt;The Body&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (5.16) pour qu’un premier  baiser soit échangé. Le déménagement de &lt;b&gt;Buffy&lt;/b&gt; sur la chaine UPN, à  partir de la sixième saison, entraînera une plus grande liberté dans la  représentation de leur homosexualité et, fait nouveau, un traitement  identique à celui des autres couples hétérosexuels de la série.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;  (&lt;b&gt;E.R&lt;/b&gt;, 1994-2009) s’intéressa à son tour à la question à travers  le personnage de Kerry Weaver – après avoir très peu développé  l’homosexualité de l’interne Maggie Doyle, en mettant davantage l’accent  sur son féminisme et son indép&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;endance - : tombée  amoureuse d’une psychiatre, Kim Legaspi, après des années de relations  hétérosexuelles, Kerry avoua difficilement son homosexualité à ses  collègues et rencontra une deuxième femme, Sandy Lopez, dont elle eut un  enfant par insémination artificielle. Mais malgré une certaine justesse  de traitement, le personnage de Kerry fut rapidement cantonné à une  représentation assez superficielle, son homosexualité étant globalement  davantage prétexte à de grands revirements de situations qu’à une  véritable réflexion. Il n’empêche que son personnage marqua les esprits,  tout comme le fit, un peu plus tôt, celui d’Abby dans &lt;b&gt;NYPD Blue&lt;/b&gt;,  première série à mettre en scène un couple stable de lesbiennes  désirant un enfant par insémination artificielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Malgré une  visibilité accrue de l’homosexualité féminine, chaque série comptant  désormais un personnage lesbien, qu’il soit récurrent ou se contente de  faire une apparition, la représentation des amours féminines n’évolue  guère : sur-représentées par des personnages d’adolescentes, comme si  l’homosexualité ne pouvait être perçue que comme un moment d’égarement  temporaire à une période donnée de la vie, bénéficiant très rarement  d’un traitement identique à celui des couples hétérosexuels, les  relations lesbiennes sont représentées la plupart du temps comme  éphémères, un personnage principal s’amourachant pour quelques épisodes  seulement d’un personnage de passage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/the-l-word4.1287156645.jpg" alt="the-l-word4.1287156645.jpg" width="450" height="299" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La vraie  révolution s’appelle &lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;, et débarque sur la chaîne câblée  Showtime en 2004. Ancrée dans le milieu lesbien de Los Angeles, elle  met en scène les aventures de Bette, Tina, Jenny, Marina, Alice, Dana et  Shane et a ceci de nouveau qu’elle décrit ses personnages comme  adultes, sûres de leurs choix et bien installées dans leurs vies.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Confrontées aux mêmes questions que bon nombre de  trentenaires, hétérosexuelles ou homosexuelles, les personnages de &lt;b&gt;The  L Word&lt;/b&gt; tentent de concilier leur vie privée et leur vie  professionnelle, leur envie d’engagement et leur besoin d’indépendance,  leur désir d’enfant et leurs angoisses existentielles. Certaines sont  monogames (Bette et Tina) tandis que les autres sont volages (Shane),  certaines s’assument jusqu’au bout des ongles tandis que d’autres n’ont  pas encore fait leur coming-out (Dana) : &lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt; a pour  ambition de représenter les lesbiennes dans leur diversité, et de sortir  des carcans et des préjugés habituellement véhiculés par les séries. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une  volonté de diversité pourtant souvent critiquée : en choisissant de ne  représenter que des personnages de « lipsticks » -  un terme &lt;span style="font-weight: normal;"&gt;créé à San Francisco dans les années 90 par  la journaliste Priscilla Rhoades, et désignant des lesbiennes  ultra-féminines – au détriment des personnages de « butches », à l’&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;allure plus masculine, &lt;/span&gt;&lt;b&gt;The  L Word&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; n’offrirait finalement  qu’une seule vision de l’homosexualité féminine. Certains vont plus  loin, en affirmant que la série contribue à nourrir certains  stéréotypes, notamment celui de la lesbienne très bien placée  socialement, exerçant un boulot à responsabilités et grassement rémunéré  ; d’autres affirment qu’elle pèche par excès en multipliant les scènes  de sexe qui, si elles ont pour but de démontrer que deux femmes peuvent  avoir une sexualité épanouie, standardisent que&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;lque peu les rapports et  lorgnent du côté du voyeurisme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La première saison de &lt;/span&gt;&lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; fera l’objet d’un prochain billet, mais  il est d’ores et déjà possible d’avancer que, si elle n’est pas exempte  de défauts et de travers, la série de Ilene Chaiken a toutefois le  mérite de renforcer la visibilité de l’homosexualité féminine dans les  séries. Nul doute qu’elle ouvrira la voie, à son tour, à de nouvelles  représentations. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Un grand merci à mon informatrice qui, je  n’en doute pas, saura se reconnaître.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;b&gt;Erratum : Le premier  baiser lesbien n’a pas eu lieu dans Relativity, mais dans l’épisode  “He’s a crowd” de la série L.A. Law (La Loi de Los Angeles), en février  1991. Merci à Styx 63 pour cette rectification. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-7398653791251287394?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/7398653791251287394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lhomosexualite-feminine-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7398653791251287394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7398653791251287394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lhomosexualite-feminine-dans-les-series.html' title='L&apos;homosexualité féminine dans les séries américaines'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1757579641696986850</id><published>2010-11-06T04:41:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:42:06.291-07:00</updated><title type='text'>L'héritage des séries : ces épisodes que l'on n'oublie</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Nous avons  tous en tête une poignée d’épisodes qui sortent du lot, et se  distinguent des  autres  par leur originalité, leur audace, leur humour  ou leur intensité. Nécessairement subjective et restreinte, la liste qui  suit n’en contient que cinq. Et vous, quel est votre quinté gagnant ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Six  Feet Under : &lt;i&gt;That’s My Dog&lt;/i&gt; &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(4.05)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/six-feet-under.1286992407.jpg" alt="six-feet-under.1286992407.jpg" align="left" width="300" height="168" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ecrit par Scott Buck et réalisé par Alan  Poul, &lt;b&gt;That’s My Dog&lt;/b&gt; est de ces épisodes que l’on peut facilement  isoler au sein d’une série, un OVNI qui s’offre la liberté de mettre de  côté toutes les autres storylines du récit, et duquel dépend néanmoins  l’ensemble de la saison. Fragilisé par le départ momentané de Keith –  parti offrir ses services de garde du corps à une chanteuse capricieuse  et décérébrée, Celeste -, David commet l’erreur de sa vie en prenant un  auto-stoppeur à priori aussi inoffensif que sexy. Mais le fantasme va  rapidement tourner au cauchemar, et le sort, l’auto-stoppeur et les  scénaristes s’acharneront sur David jusqu’à la fin de l’épisode : pris  en otage et ligoté au fond du véhicule - préalablement vidé du corps  qu’il tra&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;nsportait au beau milieu de la route -,  défoncé au crack qu’il a sniffé sous la contrainte, trimballé dans une  ruelle sordide, aspergé d’essence, menacé de mort et roué de coups, un  canon de flingue dans la bouche, David échappe de peu au pire et mettra  des semaines à se relever de cette agression. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si  l’épisode dérange autant, c’est en grande partie à cause de la  personnalité du ravisseur, Jake, personnage remarquablement interprété  et écrit, qui souffle sans cesse le chaud et le froid avec une  incroyable perversité. « &lt;i&gt;Nous avons essayé d’écrire quelque chose qui  sonne juste, par rapport à la psychologie de David, qui fuit  généralement toute forme de conflit et reste persuadé que l’être humain  est rationnel. Certes, il y a des moments au cours de cet épisode où  David, s’il était hardi, courageux et vif d’esprit, aurait pu  s’échapper. Mais combien d’entre nous seraient hardis, courageux et vifs  d’esprit dans ce genre de circonstances ? &lt;/i&gt;» déclare Alan Poul, le  réalisateur de That’s My Dog. Et c’est bien ce refus de la facilité qui  fait tout l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;‘intérêt de l’épisode : David n’est ni  un héros ni un être sans défense, et son ravisseur n’est pas davantage  un bloc bien homogène de brutalité et de cruauté. Probablement l’épisode  le plus violent de la série, et sans conteste l’un des plus réussis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="fo_targ_ypu4_Pb6Yek1877329972" class="flashmovie"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ypu4_Pb6Yek" id="fm_ypu4_Pb6Yek" name="fm_ypu4_Pb6Yek" quality="high" wmode="transparent" width="515" height="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;  &lt;script type="text/javascript"&gt;  // &lt;![CDATA[   var so_1877329972 = new SWFObject("http://www.youtube.com/v/ypu4_Pb6Yek","fm_ypu4_Pb6Yek","515","400","6","","","","","");  so_1877329972.addParam("wmode", "transparent");  so_1877329972.write("fo_targ_ypu4_Pb6Yek1877329972");   // ]]&gt; &lt;/script&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Urgences  : &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;On the Beach&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (8.21)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/urgences.1286992420.jpeg" alt="urgences.1286992420.jpeg" align="left" width="300" height="153" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’épisode qui ferait pleurer un caillou, tirant des ficelles  suffisamment grosses pour qu’elles fonctionnent encore des années plus  tard. &lt;b&gt;On the Beach&lt;/b&gt; met en scène la (lente) mort de Mark Greene,  atteint d’une tumeur au cerveau, entouré de sa femme Elizabeth et de ses  deux filles, Ella et Rachel. L’heure du bilan, donc, au cours de ce  dernier voyage à Hawai sur les terres de son enfance ; l’heure de la  transmission et de l’héritage, dans une ultime tentative de  rapprochement avec Rachel, adolescente butée et totalement fermée à ce  père qui a trop souvent déserté sa vie pour son boulot. La rage de  Rachel donne toute sa saveur à cet épisode un brin convenu mais  franchement  émouvant, et leur réconciliation de dernière minute vient  enfin apporter la paix à celui que l’on côtoyait depuis près de huit  ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Impossible,  lorsque s’envolent les premières notes de &lt;b&gt;Somewhere Over the Rainbow&lt;/b&gt;,  ici reprise par Israel Kamakawiwo’Ole, de ne pas se laisser aller à  l’émotion. Mark Greene s’en est allé, emportant avec lui huit années  d’une série qui en dura quinze et nous accompagna, pour beaucoup, de  l’adolescence à l’âge adulte. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;code&gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id="fo_targ_3E4p6ivvMUc483315408" class="flashmovie"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3E4p6ivvMUc" id="fm_3E4p6ivvMUc" name="fm_3E4p6ivvMUc" quality="high" wmode="transparent" width="515" height="400"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/div&gt;  &lt;script type="text/javascript"&gt;  // &lt;![CDATA[   var so_483315408 = new SWFObject("http://www.youtube.com/v/3E4p6ivvMUc","fm_3E4p6ivvMUc","515","400","6","","","","","");  so_483315408.addParam("wmode", "transparent");  so_483315408.write("fo_targ_3E4p6ivvMUc483315408");   // ]]&gt; &lt;/script&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Breaking  Bad : &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;One Minute&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (3.07)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/breaking-bad.1286992351.jpg" alt="breaking-bad.1286992351.jpg" align="left" width="300" height="211" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Difficile de ne retenir qu’un épisode parmi les trois  premières saisons de &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;. Mon choix aurait aussi bien pu  se porter sur &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/05/10/breaking-bad-3/"&gt;&lt;b&gt;Peekaboo&lt;/b&gt;  &lt;/a&gt; (2.06) ou &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/06/16/breaking-bad-6/"&gt;&lt;b&gt;Fly&lt;/b&gt;  &lt;/a&gt; (3.10), deux épisodes « pivots », audacieux et brillants. Mais  c’est &lt;b&gt;One Minute&lt;/b&gt; qui tient le haut du pavé : tiré au cordeau,  sous tension du début à la fin, remarquablement interprété, &lt;b&gt;One  Minute&lt;/b&gt; est une immense claque après un début de saison relativement  calme. L’épisode s’ouvre sur un flashback aussi court qu’éprouvant, dans  lequel deux petits garçons – on comprend rapidement qu’il s’agit des  cousins Marco et Leonel, les deux redoutables trafiquants -, hauts comme  trois pommes, jouent sous le regard inexpressif de leur oncle ; lequel  n’hésitera pas une seconde, à la première chamaillerie, à maintenir la  tête d’un des gamins sous l’eau, ne laissant à l’autre qu’une minute  pour décider de son sort. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le ton est  donné, et la scène suivante ne nous apportera aucun répit : après des  semaines de tension nerveuse et de mal-être, Hank, marqué par le meurtre  de Tuco, traumatisé par l’attentat d’El Paso, laisse enfin exploser sa  colère. Et c’est sur Jesse qu’elle s’abat, manquant de le tuer et  l’envoyant une fois de plus à l’hôpital, où se déroule la troisième  scène marquante de l’épisode – entamé depuis seulement 15 minutes - :  c’est le visage meurtri, déformé par les coups et la rage, que Jesse  crache au visage de Walter toute sa colère, sa détresse et sa  frustration ; fatigué de n’obtenir aucune reconnaissance, furieux de  n’être qu’un pantin entre les mains de son ancien professeur, Jesse nous  livre à l’état brut un monologue déchirant, qui confirme une fois de  plus le talent de son interprète, Aaron Paul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le final  sera à la hauteur de ce début d’épisode explosif, et le piège des  cousins, orchestré par l’étrange Gus, se referme progressivement sur  Hank. Prévenu in extremis par un coup de fil anonyme, Hank n’aura, à son  tour, qu’une minute pour décider de son propre sort : sauver sa peau ou  renoncer ? Fuir ou affronter le danger ? &lt;b&gt;One Minute&lt;/b&gt; donc, une  minute seulement avant la mort : c’est sur cette poignée de secondes  décisives que s’ouvre et se clôt l’un des meilleurs épisodes – à ce jour  – de &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1757579641696986850?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1757579641696986850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lheritage-des-series-ces-episodes-que.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1757579641696986850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1757579641696986850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lheritage-des-series-ces-episodes-que.html' title='L&apos;héritage des séries : ces épisodes que l&apos;on n&apos;oublie'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-8671109476611116070</id><published>2010-11-06T04:40:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:40:59.517-07:00</updated><title type='text'>Rencontre avec Clyde Phillips, ex showrunner de Dexter</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter.1286743647.jpg" alt="dexter.1286743647.jpg" width="450" height="280" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Showrunner  de &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt; pendant les quatre premières saisons, Clyde Phillips  est également le créateur de la série &lt;b&gt;Parker Lewis&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Parker  Lewis Can’t Lose&lt;/b&gt;) diffusée entre 1990 et 1993 sur la Fox. Bob  Greenblatt, président de Showtime, était à cette époque cadre au sein de  la Fox. Une rencontre qui portera ses fruits une dizaine d’années plus  tard, et qui vaudra en partie à Clyde Phillips son rôle central sur &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt;.  Présente lors de sa venue à Paris en janvier dernier, à l’occasion de  la première édition du festival Séries Mania organisé par le Forum des  Images, j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;e n’avais pas encore pris le temps de  retranscrire cette rencontre. L’occasion (la diffusion de la cinquième  saison de Dexter) faisant le larron, en voici aujourd’hui une synthèse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les  origines&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter2.1286743929.jpg" alt="dexter2.1286743929.jpg" align="left" width="250" height="326" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;C.P :&lt;/span&gt;&lt;b&gt; « Dexter&lt;/b&gt;  est l’adaptation d’un roman, &lt;b&gt;Ce cher Dexter&lt;/b&gt;, de Jeff Lindsay.  Une de mes collègues, Sarah Colleton, a trouvé ce livre dans une petite  librairie de Greenwich Village, à New York. Elle l’a lu et l’a donné à  son collaborateur, John Goldwin, puis ils l’ont apporté tous les deux au  président de Showtime, Bob Greenblatt. Showtime était à la recherche  d’un programme susceptible de concurrencer &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;, sur HBO.  Ils cherchaient un programme dans lequel il y ait à la fois du danger,  de l’émotion et de l’authenticité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils ont  tourné le pilote et ont réalisé qu’ils allaient avoir besoin d’un  showrunner, qui est quelqu’un qui fait un peu tout : il fait tourner le  programme, rassemble&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; tout le monde, fait arriver  le train à l’heure, engage les scénaristes, les réalisateurs, les  producteurs… Il choisit tout. Il dirige aussi l’équipe d’écriture. Ils  m’ont envoyé une vidéo – j’habite dans le Connecticut -, j’ai regardé le  DVD et je me suis demandé pendant une journée si c’était là que je  voulais aller, émotionnellement parlant, si c’était un projet dans  lequel je voulais m’engager. Un ami scénariste, qui vit aussi dans le  Connecticut, est venu me voir et j’ai revu le pilote avec lui. Il m’a  dit en gros : « &lt;i&gt;Putain, tu dois le faire&lt;/i&gt; ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le  travail du showrunner&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/clyde-phillips1.1286743918.jpg" alt="clyde-phillips1.1286743918.jpg" align="left" width="250" height="347" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C.P : « Il y a environ 200 personnes qui  travaillent sur la série, et sûrement d’autres encore dont je n’ai pas  connaissance, il y a par exemple des gens qui s’occupent de laver les  costumes à minuit pour qu’ils soient prêts à 5h du matin le lendemain,  mais ces personnes sont embauchées par les costumiers, pas par moi. Mais  il y a environ 200 personnes directement ou indirectement embauchées  par moi-même : ça inclut les cameramen, les accessoiristes, les  scénaristes, les assistants… De fin février à fin mai, on commence à  écrire, et en juin on commence à tourner. Ma journée est tout d’un coup  entièrement occupée par l’écriture : je suis là avant tout le monde –  j’arri&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ve à 6h du matin alors que l’immeuble ne se  réveille jamais vraiment avant 10h &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;-, j’ai donc  quatre heures pour l’écriture ou la réécriture, pour lire le script de  quelqu’un, etc. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais  l’autre partie de ma journée est réservée à ce qui se passe quand je  sors de mon bureau, quand il y a une queue de personnes qui attendent  pour me poser une question : quelqu’un me tend son ordinateur portable  en me demandant ce que je pense de tel ou tel effet spécial, une autre  personne me met un écouteur dans l’oreille pour avoir mon avis sur un  morceau de musique, un autre encore me montre une série de photographie  de camions en me demandant lequel je choisirais, etc… Ça continue comme  ça tout le long de ma route jusqu’aux séances de casting, où l’on reste  pendant des heures et des heures, et dont on ne sort que pour recevoir  un coup de fil ou répondre à une question urgente d’un membre de  l’équipe qui va tourner dans la journée. Mais la partie la plus  importante de mon boulot, à mes yeux, c’est que les centaines de  personnes qui travaillent pour moi s’amusent, prennent du plaisir et  soient contents de venir bosser le matin. C’est ce à quoi je consacre le  plus d’énergie, parce que si je réussis ça, alors la série sera  réussie. D’autres showrunners vous diront que la partie la plus  difficile est de traiter avec les chaînes, ce qui n’a pas été le cas  avec Showtime, qui a été magnifique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ecrire la  série en revanche, est extrêmement difficile : trouver une seule voix  parmi la cacophonie des voix, obtenir un consensus autour de cette voix,  est tout aussi dur que nécessaire. Il y a en permanence huit  scénaristes, dont moi. En règle générale, on change un scénariste par  an, parce qu’il y a toujours une personne qui ne fonctionne pas sur la  durée. La partie la plus difficile de mon travail est de dire à  quelqu’un qu’il ne peut pas revenir travailler sur la série. C’est très  dur, mais je m’en occupe toujours personnellement. C’est un métier  difficile à apprendre, scénariste. Au final, vous faites forcément des  erreurs, mais jamais deux fois les mêmes, et vous finissez par  apprendre. D’une manière générale, si on doit choisir entre le réalisme  et l’effet dramatique, on choisit toujours ce qui va fonctionner, on  privilégie l’aspect dramatique ; on ne fait pas un documentaire. Quand  on réalise la série, le principe est de toujours tout faire pour que le  résultat soit mieux que sur le papier. Si quelqu’un dit : « &lt;i&gt;Si on  fait ça, on est foutu&lt;/i&gt; » : très bien, alors faisons-le… C’est comme  ça qu’on travaille au niveau du scénario, parce que si on ne le fait  pas, on n’est plus qu’une série comme une autre. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le  personnage de Dexter&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter3.1286744037.jpg" alt="dexter3.1286744037.jpg" align="left" width="250" height="333" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C.P : « On pouvait faire – d’autres ont essayé – une série sur  un serial killer traité de manière extérieure, à la troisième personne.  Notre serial killer est traité à la première personne : on entre à  l’intérieur de Dexter. Qui a plus de secrets, de solitude et de  blessures, et en même temps aussi peu de personnes à qui parler dans le  monde, selon moi en tout cas, qu’un serial killer ? Notre serial killer a  une seule personne à qui se confier : c’est vous. Par le biais de la  voix off, il parle de ses souffrances, de ses faiblesses, et ça crée une  intimité avec le public, intimité qu’on ne pourrait pas obtenir  autrement, en tentant de la livrer toute prête dans une série sur un  serial killer. Là, ça crée un lien authentique, et vous devenez son  confident. Tout d’un coup, vous regardez une série sur un serial killer,  et vous vous intéressez à lui, vous vous identifiez à lui et vous  voulez qu’il réussisse, qu’il ne se fasse pas prendre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dexter est  à la fois un anti-héros, un héros et un super-héros ; il est comme &lt;b&gt;Batman&lt;/b&gt;  : sa personnalité a été forgée par la mort de ses parents, la paternité  est une question très importante pour lui, il sort pour combattre le  crime… Mais à la différence de &lt;b&gt;Batman&lt;/b&gt; et, je l’espère, des  personnes ici présentes, il piège les gens pour les jeter ensuite au  fond de l’océan, ce qui n’est pas vraiment héroïque et même franchement  répréhensible. Ce qui le rend également attachant pour le public est le  fait qu’il veuille être normal. Il veut faire partie de la vie qu’il  observe autour de lui, et dans les flashbacks de la première saison on  voit qu’il essaie de s’attacher à d’autres personnages. Il travaille  dans un lieu public, ce n’est pas un serial killer enfermé dans une  bibliothèque jour et nuit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une des  choses que l’on a dû décider au moment de l’écriture, c’est que Dexter  ne peut pas devenir totalement humain. Parce que s’il devenait  totalement humain, la douleur provoquée par ses actes deviendrait  insoutenable pour lui, ça le submergerait et il s’écroulerait ou  imploserait. Les vrais serial killers ne sont pas totalement humains, ce  sont des psychopathes et des sociopathes. Il est évident que Dexter est  un sociopathe : il tue des gens. On ne peut pas le nier. Mais comme il  devient de plus en plus humain, la ligne sur laquelle il évolue devient  de plus en plus complexe et difficile. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Michael  C. Hall&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter4.1286744078.jpg" alt="dexter4.1286744078.jpg" align="left" width="250" height="292" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C.P : « Je dois dire avant tout que la première raison du  succès de la série est la présence de Michael C. Hall, qui incarne  Dexter, qui vit et respire Dexter et qui termine chaque saison presque  aussi fou que lui. Michael C. Hall est un acteur incroyable, qui a une  formation classique et est aussi chanteur et danseur : il a joué le rôle  principal à Broadway dans la reprise de &lt;b&gt;Cabaret&lt;/b&gt;. Il a joué le  rôle que Joel Grey tenait dans le film. Il a donc une très belle voix,  qu’il entraîne, c’est un danseur, dont il est très gracieux lorsqu’il se  déplace, il est d’ailleurs très gracieux même lorsqu’il s’engueule avec  sa copine ou tue quelqu’un. Il est aussi très fort et très beau. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais il  est surtout très intelligent et je pense que c’est ça le plus important.  Quand vous regardez cet acteur, à la différence d’autres acteurs, vous  savez qu’il comprend ce qu’il dit, vous sentez qu’il est investi dans ce  qu’il fait. Nous en plaisantons tout le temps, mais nous faisons  presque la même taille, et nous recevons ces guest-stars comme Jimmy  Smits [&lt;i&gt;dans le rôle de Miguel Prado&lt;/i&gt;] qui mesure 1,92 m ou John  Lithgow [&lt;i&gt;alias Arthur Mitchell, le redoutable Trinity Killer&lt;/i&gt;],  qui mesure 1,94 m. Nous avons eu des plans difficiles à faire, où Jimmy  Smits ou John Lithgow devaient carrément se pencher sur le rebord d’une  chaise pour pouvoir donner la réplique à Michael C. Hall, mai&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;s il a commencé à utiliser ça à son avantage ; c’est un acteur  si intelligent qu’il parvenait à renverser la situation pour les  acculer. Quelle que soit la scène, Michael aura toujours le dessus sur  son interlocuteur. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les  choix esthétiques&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter-esth.1286744126.jpg" alt="dexter-esth.1286744126.jpg" align="left" width="250" height="375" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C.P : « L’esthétique de la série a été établie dans le pilote  par son réalisateur Michael Cuesta, qui est un réalisateur reconnu aux  Etats-Unis. Nous avons tous adopté cette esthétique. Nous ne voulions  pas faire une série violente et gore. Je ne sais pas combien dans cette  salle, la plupart d’entre vous probablement, ont vu &lt;b&gt;Reservoir Dogs&lt;/b&gt;,  le film de Quentin Tarantino ; pensez à cette scène durant laquelle une  oreille est découpée : cette scène n’est jamais explicitement montrée  dans le film, on l’entend, on voit le méchant, mais on ne le voit pas  découper l’oreille. Et pourtant, tout le monde pense l’avoir vu. C’est  ce qu’on a fait avec &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt;. On a toujours cherché de nouvelles  manières de tuer un personnage. On ne voulait pas faire du Grand  Guignol, on voulait que ce soit de bon goût et que ça s’intègre dans le  langage de la série. On a fait très attention à ça. A chaque meurtre de  Dexter,  on réfléchit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;précisément à ce que ça va  donner, à ce que ce soit différent du précédent meurtre, jusqu’à quel  point on va montrer les choses, et on tourne tout, pour avoir le choix  par la suite. Et c’est seulement au montage que nous décidons de  jusqu’où on peut aller. Parfois on va un peu plus loin, lorsqu’on  déteste vraiment la victime… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Depuis son  bureau, Dexter peut voir tout le monde, il voit tout et à tout moment,  ce qui signifie également que tout le monde peut voir Dexter à n’importe  quel moment. C’est un peu comme être dans un bocal, pour un homme qui  veut rester secret. Quand on filme un meurtre, la lumière change  complètement, au lieu d’éclairer par dessus, on éclaire par dessous : la  lumière brille sur Dexter et on baisse la caméra. C’est la prise de vue  classique du héros, la « prise de vue John Huston » - mais je suis sûr  qu’un réalisateur français l’a fait avant John Huston - ; rien que la  sensation de moiteur dans la pièce est particulière, en général on  n’asperge pas les acteurs d’eau, sauf lors des séquences de meurtre. La  victime est éclairée du dessus, pour qu’elle paraisse vulnérable. Elle  est cadrée en plongée et de loin, quelle que soit sa taille. Dexter est  cadré en contre-plongée et de près, parce que c’est « son moment ». Il  l’appelle lui-même « le monstre qui est en lui », il dit de lui-même  qu’il est un monstre très propre sur lui, et à ce moment le monstre  émerge et grossit de plus en plus. On a également mis en opposition  l’appartement très épuré de Dexter et l’intérieur très coloré de Rita. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En ce qui  concerne la musique, nous avons travaillé très dur dessus. Le générique  d’ouverture a été écrit par Rolfe Kent, un compositeur anglais qui  travaille aux Etats-Unis et qui a écrit la musique de &lt;b&gt;Election&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Matador&lt;/b&gt;,  et de beaucoup d’autres films. Nous avons écrit tout le générique ; il y  a un moment, vers la fin, où Dexter enfile un T-shirt, pendant lequel  nous avons arrêté numériquement l’image, donc pendant un moment son  T-Shirt blanc reste plaqué sur son visage : pendant un moment seulement,  ça devient un masque mortuaire. Et juste après, c’est de nouveau Dexter  Morgan. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le  départ de Clyde Phillips et l’avenir de Dexter&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/dexter5.1286744101.jpg" alt="dexter5.1286744101.jpg" align="left" width="250" height="322" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C.P : « J’ai quitté la série parce que je vis dans le  Connecticut avec ma femme et ma fille de 13 ans, et je tournais en  Californie. J’étais en Californie neuf mois par an. J’ai donc raté la  neuvième, dixième, onzième et douzième année de ma fille, j’ai raté  quatre anniversaires de ma femme, quatre anniversaires de mariage et  quatre de mes anniversaires. Je suis parti là-bas et soudain j’ai vécu  de nouveau comme le célibataire que j’étais il y a trente ans,  travaillant pour avoir un niveau de vie dont je ne profitais même pas.  Je ne pouvais pas être proche de ma famille, j’avais l’impression de ne  pas vivre ma propre vie, même si c’était le meilleur job du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’ai  toujours imaginé qu’à la fin de la série, Dexter se ferait prendre.  Certains l’imaginent s’enfuir au loin sur fond de soleil couchant,  quoiqu’il en soit, c’était nos discussions dans la salle d’écriture, et  on pouvait en parler pendant des semaines. La Floride applique la peine  de mort, et je vois – ce n’est que mon point de vue, ce que je vais dire  va m’apporter plein de problèmes -, je vois Dexter sur la table  d’injection. Et l’image n’est pas très éloignée de celle de ses victimes  sur sa table d’exécution à lui. Peut-être que tout ce à quoi nous avons  assisté pendant plusieurs années va lui revenir à l’esprit pendant  qu’on l’exécute. Je pense que ce serait une image très puissante. Mais  c’est ce que je dis moi, et que d’autres considéreront comme la chose la  plus stupide jamais entendue, ou peut-être se diront-ils au contraire  que c’est une idée géniale et qu’il faut l’essayer. Concernant la peine  de mort, qui est très controversée aux Et&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ats-Unis,  nous avons reçu beaucoup de réactions à ce sujet. Mais la série ne  parle pas de ça. Toutefois, la majorité des scénaristes de &lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt;  sont opposés à la peine de mort. Au Texas, une personne est exécutée  toutes les deux semaines. Des jeunes de 14 ans se retrouvent condamnés à  mort. Peut-on vraiment affirmer que c’est une bonne chose ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’espère  que la série va durer de nombreuses années encore, mais si elle ne  s’arrête pas à temps, il y a fatalement un moment où elle finira par  devenir mauvaise. C’est pour ça qu’on ne doit pas aller au-delà de douze  épisodes par an. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-8671109476611116070?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/8671109476611116070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/rencontre-avec-clyde-phillips-ex.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8671109476611116070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8671109476611116070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/rencontre-avec-clyde-phillips-ex.html' title='Rencontre avec Clyde Phillips, ex showrunner de Dexter'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-2318377382910023754</id><published>2010-11-06T04:39:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:40:18.005-07:00</updated><title type='text'>Les Soprano : un Parrain sur le divan</title><content type='html'>&lt;p align="JUSTIFY"&gt;Cet article a été publié en août dernier sur le site &lt;a href="http://www.implications-philosophiques.org/" rel="nofollow"&gt;&lt;b&gt;Implications  Philosophiques&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; . N’ayant pas eu le temps de vous écrire un  billet tout neuf pour cette fin de semaine, je rapatrie aujourd’hui mon  papier à domicile et vous le propose dans son intégralité (un extrait  avait déjà été publié sur &lt;b&gt;God Save My Screen&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano1.1286486095.jpg" alt="soprano1.1286486095.jpg" width="450" height="294" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un Parrain sur le divan : c’est ainsi  que l’on pourrait résumer le point de départ des &lt;b&gt;Soprano&lt;/b&gt;,  formidable fresque de l’Amérique des années 2000, créée par &lt;b&gt;David  Chase&lt;/b&gt; et diffusée sur HBO entre 1999 et 2007 ; si saisons durant, le  pays entier est resté suspendu aux déboires du Boss du New Jersey, pris  en étau entre la gestion de la Mafia locale et les exigences d’une vie  de famille. A tel point que le départ d’une colonie de canards de sa  piscine, et la crise d’angoisse qui suit, le convainc un beau jour de  pousser la porte du c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;abinet d’une psychanalyste.  Déprimé, fatigué, désorienté, Tony Soprano nous ouvre les portes d’un  univers curieusement familier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Une grande fresque de l’ordinaire&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si la série de &lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt; n’a  désormais plus à rougir de la comparaison avec les grands films de mafia  de &lt;b&gt;Scorsese&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Coppola&lt;/b&gt;, c’est probablement parce qu’elle a  très vite su s’en démarquer, consciente de son héritage tout autant que  de sa différence. Envisagée au départ comme une étude des relations  chaotiques entre une mère et son fils, ce n’est que dans un second temps  que la toile de fond mafieuse s’imposa comme une évidence ; s’il est  communément admis que le créateur imprègne son œuvre de ses propres  fêlures, c’est particulièrement vrai pour &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;David  Chase&lt;/b&gt; ayant grandi dans une famille italo-américaine du New Jersey,  marqué par une mère qui lui inspira le personnage de Livia et le  conduisit en analyse pendant plusieurs années.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est ce parti pris du crime organisé  comme contexte plus que comme propos qui confère à la série de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; toute son originalité  : là où &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le Parrain&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les Affranchis&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;  traitaient de la grandeur et de la décadence de l’Organisation, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; font un pas de côté  vers l’ordinaire et la routine, donnant à voir des acteurs vieillissants  et ventripotents, aux prises avec le business autant qu’avec les soucis  quotidiens de tout un chacun. «Les p&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ersonnages  sont provinciaux et plutôt limités », explique &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Chase&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.implications-philosophiques.org/implications-de-limaginaire/philosophie-des-series/les-soprano/#sdfootnote1sym" title="sdfootnote1anc" name="sdfootnote1anc" rel="nofollow"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, « ils n’essaient pas  d’accomplir grand-chose à part rester en vie et gagner beaucoup  d’argent ; ils ne voyagent guère, ne lisent pas plus, restent tout le  temps dans leurs mêmes quartiers ; il n’y a pas de crime ou de grosse  opération mafieuse à chaque épisode». Si Tony Soprano et son clan  passent beaucoup de temps à regarder et à citer les grands films de  mafia, ce n’est que pour mieux opposer à leur caractère fictionnel leur  propre réalité : eux sont dans la « vraie vie », dans la laideur du New  Jersey contre la grandeur de New York, dans les petites combines contre  les grandes affaires, dans l’ennui et la morosité contre l’emphase et le  tragique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La narration est parfois flottante, et  &lt;b&gt;Chase&lt;/b&gt; n’aime rien tant qu’à insérer de grands morceaux de vide  pour mieux distendre l’action et faire parler les silences ; le temps  est long, pesant comme les corps des acteurs qui au fil des saisons  s’épaississent et se courbent. Tony Soprano n’est pas Vito Corleone, et  le rituel du réveil de Tony n’a d’impressionnant que la lassitude de son  pas traînant en direction du frigo, l’œil éteint et le cheveu en  bataille ; de tous les personnages de la série, c’est le seul dont on  entend en permanence la respiration, sifflante, oppressée, lourde et  suffocante, soulignant son caractère rustre et animal, mais aussi sa  présence tangible et physique derrière l’écran de télévision.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est cet ancrage dans un univers  étrangement familier qui permet l’identification du spectateur avec les  personnages, cette somme de petits détails qui rend possible  l’appropriation de l’œuvre et des questions qu’elle renferme. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;James Gandolfini&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, qui incarna  Tony Soprano pendant près de dix ans, l’explique ainsi&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.implications-philosophiques.org/implications-de-limaginaire/philosophie-des-series/les-soprano/#sdfootnote2sym" title="sdfootnote2anc" name="sdfootnote2anc" rel="nofollow"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Un mafieux est aussi un être humain. On  n’est pas dans un film de deux heures où chaque chose doit avoir un  sens, où la moindre séquence doit avoir son importance dans le  développement de l’intrigue. Dans le cadre d’une série, nous avons  suffisamment de temps pour tourner des scènes qui paraissent idiotes,  sans enjeu direct apparent. C’est le luxe dont nous disposons alors que,  dans un film, beaucoup d’entre elles ne pourraient être conservées. On  peut voir Tony Soprano trébucher et tomber, ce qui le rend plus vrai.  Don Corleone a dû lui aussi perdre l’équilibre de temps à autre, mais  ils ne l’ont pas montré dans le film. En regardant Les Soprano, les gens  s’identifient parce que les personnages se trompent, font des erreurs,  des choses stupides. Comme vous, comme moi, comme nous tous.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Psychanalyse d’une crise&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano2.1286486117.jpg" alt="soprano2.1286486117.jpg" width="450" height="253" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si Tony Soprano est le chef de la  Mafia du New Jersey, régnant en maître sur les lieux et respecté de  (presque) tous, c’est aussi et avant tout un homme déprimé en pleine  crise de la quarantaine. Pris au piège d’une vie dont il a hérité plus  qu’il ne l’a choisie, il ne cesse de se demander ce qu’il serait  aujourd’hui s’il n’avait pas marché dans les traces de son père, ne  jurant que par le code d’honneur et les valeurs de l’Organisation tout  en rêvant d’ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ailleurs, mais surtout avant : Tony  est un nostalgique, nostalgique d’une époque qu’il n’a pas connue mais  qu’il imagine meilleure, lui, l’enfant des sixties qui ne jure que par  les années cinquante. Une époque qui n’était pas ce qu’il imagine, mais  dont il idolâtre les symboles, les idoles et les clichés. « Qu’est-il  arrivé à Gary C&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ooper ? », ne cesse-t-il de  demander à sa psy, fasciné par une idole « du genre fort et silencieux  », une idole épargnée par les crises d’angoisse et les plaies ouvertes,  qui ne s’évanouit pas, ne pleure pas et ne doute jamais. Réactionnaire,  mysogine, machiste, raciste et homophobe, Tony Soprano mène son foyer  d’une main de fer, convaincu que la rigueur et l’autorité sont les clés  d’une éducation réussie, désorienté lorsque les choses lui échappent  malgré tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si Tony déplore la crise des valeurs  que traverse la Mafia, la société et le pays tout entier, ce sont en  réalité ses propres repères moraux qui se fissurent et volent en éclats,  entre les murs du cabinet de sa psy. Et lorsque les certitudes d’une  vie au service du crime organisé vacillent, c’est la dépression qui  gagne du terrain, avec son cortège d’angoisses et de souffrances trop  longtemps refoulées. Hanté par la question de l’héritage – comment  conserver celui de ses ancêtres, comment transmettre le sien à ses  enfants – et de la mort, qu’il donne sans trop d’états d’âme mais dont  il ne supporte pas en retour le caractère imprévisible et totalement  aléatoire, Tony est un patient bien particulier pour le Dr Melfi.  Enraciné dans le mensonge (à sa femme, aux autres membres de son clan, à  ses maîtresses, à ses enfants et à lui-même), campé sur ses positions,  réticent à tout changement, colérique et buté, il progresse dans  l’analyse millimètre par millimètre, comme on goûte la température de  l’eau du bout du pied.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La conclusion, à laquelle le Dr Melfi  aboutira à la lecture d’une étude intitulée &lt;b&gt;The Criminal Personnality&lt;/b&gt;,  est amère : psychothérapie et psychanalyse sont vaines pour les  criminels de sa trempe, et si progrès il y eut, ils lui servirent  principalement à affiner ses stratégies de chef de la Mafia locale. Pas  de rédemption donc, mais un fascinant objet d’étude… et de fiction. Car  si &lt;b&gt;Lorraine Bracco&lt;/b&gt; obtint un prix de l’&lt;b&gt;American Psychoanalytic  Association&lt;/b&gt; récompensant « la psychanalyste la plus crédible jamais  apparue au cinéma ou à la télévision », et fut également conviée à un  congrès spécial d’une association de psychanalystes américains pour  évoquer l’identification ressentie par les thérapeutes-spectateurs  durant la diffusion de la série, il ne s’agit toutefois pas de perdre de  vue que l’analyse de Tony est avant tout au service de la narration.  Elle y occupe une place toute particulière, introduisant une véritable  réflexion et conférant une grande densité à son personnage. Très  admiratif du travail de &lt;b&gt;David Lynch&lt;/b&gt; – et notamment de &lt;b&gt;Twin  Peaks&lt;/b&gt; -, David Chase est parvenu à faire du rêve et de la digression  onirique un motif récurrent des Soprano, offrant ainsi une véritable  plongée dans l’inconscient de son personnage principal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est en grande partie la richesse de  ce travail psychanalytique qui permet au spectateur un tel attachement à  Tony Soprano, offrant une résonnance toute particulière à ses propres  questionnements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Parrain et père&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano3.1286486140.jpg" alt="soprano3.1286486140.jpg" width="450" height="300" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Car Tony est aussi un père, un mari,  un frère, un fils, et l’on serait bien en peine de déterminer qui, de la  Famille mafieuse ou de la famille « traditionnelle », lui donne le plus  de fil à retordre. Il n’est en revanche pas difficile de saisir que le  centre véritable de la série se situe entre les murs de son immense  maison. Le générique d’introduction ne laisse aucun doute à ce sujet, au  fil d’un trajet laissant New York dans le rétroviseur de la voiture de  Tony pour s’achever devant la porte du domicile familial, au son du  morose &lt;b&gt;Woke up this morning&lt;/b&gt; d’&lt;b&gt;Alabama 3&lt;/b&gt;. « Got yourself a  gun », scande le morceau : le combat quotidien peut commencer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les figures fortes de la famille du  boss sont incontestablement les femmes : sa mère, d’abord, « perverse  narcissique » incapable d’amour, perpétuellement insatisfaite et depuis  toujours traversée par des pulsions infanticides. Interprétée par  l’extraordinaire Nancy Marchand, qui décèdera brutalement après  seulement deux saisons, Livia Soprano est un monument de cruauté  excellant dans l’art de la manipulation, art qu’elle portera à son  apogée en mettant sur pied avec Junior, l’oncle de Tony, la tentative  d’assassinat de son propre fils. Sa femme ensuite, Carmela, archétype de  la « desperate housewife » superficielle et matérialiste, est sans  cesse aux prises avec ses propres contradictions : comment concilier,  lorsqu’on a épousé un mafieux, train de vie et bonne conscience ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est le drame de Carmela, qui gagnera  en profondeur au fil des épisodes mais ne parviendra jamais  véritablement, malgré toutes ses tentatives, à s’extraire d’un milieu  dont elle est devenue prisonnière. Meadow, sa fille, élève brillante et  d’une ouverture d’esprit désarmante pour Tony, qui se plaît au début de  la série à lui rappeler que « dehors, c’est peut-être les années 90,  mais [que] dans cette maison on est en 1954 », développe très tôt une  conscience aigüe des dysfonctionnements de sa famille et du milieu dans  lequel elle grandit ; milieu qu’elle ne parviendra toutefois jamais, à  l’image de sa mère, à quitter complètement. Quant à la sœur de Tony,  Janice – l’une de ses deux sœurs en réalité -, marquée par la  personnalité dévastatrice de Livia, elle reprend rapidement le flambeau  maternel et n’aura de cesse de hanter les jours et les nuits de son  frère, ne reculant devant aucune bassesse pour assouvir sa soif  d’argent, de séduction et de pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Constamment traversé par la question  de l’héritage et de la filiation, Tony entretient des rapports complexes  avec son jeune fils Anthony Junior : terrorisé à l’idée de lui  transmettre sa part d’ombre, refusant de le voir s’engager dans la même  voie que lui mais consterné par ce qu’il considère comme une « faiblesse  de caractère », Tony préfère de loin confier sa succession à son neveu  Christopher. Comble de malchance pour le boss du New Jersey :  Christopher et A.J sont faits du même bois, incapables de se prendre en  charge totalement et partageant finalement avec Tony une tendance à la  dépression. Ici comme ailleurs, dans cette famille comme dans mille  autres, se dressent entre parents et enfants certaines barrières  générationnelles, des valeurs et des aspirations parfois diamétralement  opposées, des conflits d’intérêt, des mensonges et des déceptions. Parce  que dans cette famille comme dans mille autres, il est parfois  difficile de concilier l’individu et le groupe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La série de &lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt; a ceci  d’universel qu’elle donne finalement à voir, à comprendre et à connaître  des personnages traversés par les mêmes doutes et les mêmes espoirs que  nous. Le tour de force réside ici, dans cette capacité à donner une  résonance ordinaire à l’extra-ordinaire, à aborder la crise de la  quarantaine à travers le prisme de la Mafia, et la crise de l’Amérique  des années Bush à travers la dépression de Tony Soprano.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://www.implications-philosophiques.org/implications-de-limaginaire/philosophie-des-series/les-soprano/#sdfootnote1anc" title="sdfootnote1sym" name="sdfootnote1sym" rel="nofollow"&gt;1&lt;/a&gt;Vanity  Fair, avril 2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://www.implications-philosophiques.org/implications-de-limaginaire/philosophie-des-series/les-soprano/#sdfootnote2anc" title="sdfootnote2sym" name="sdfootnote2sym" rel="nofollow"&gt;2&lt;/a&gt;Cahiers  du Cinéma n° 549, septembre 2000 &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-2318377382910023754?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/2318377382910023754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-soprano-un-parrain-sur-le-divan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2318377382910023754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2318377382910023754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-soprano-un-parrain-sur-le-divan.html' title='Les Soprano : un Parrain sur le divan'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-2199163978243127688</id><published>2010-11-06T04:38:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:39:44.705-07:00</updated><title type='text'>Battlestar Galactica : space opera à huis-clos</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/battlestar-galactica1.1286401018.jpg" alt="battlestar-galactica1.1286401018.jpg" width="450" height="291" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est des  séries que l’on ne présente plus. De celles dont tout le monde a au  moins entendu parler, à défaut de les avoir vues, et dont la mention ne  suscite désormais plus qu’un sourire entendu. &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt;  est de celles-là, et la découvrir aujourd’hui vous fait immanquablement  passer pour un loser patenté, perdu dans une quelconque faille  temporelle depuis bientôt sept ans. Mais qu’importe. Car la morne  rentrée des séries 2010 / 2011 est l’occasion idéale pour jeter un œil  sur les piles de DVD entassées depuis des lustres au pied de la télé :  ainsi fut exhumé le pilote de &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt;, diffusé sur  Sci Fi Channel – depuis rebaptisée SyFy  - en 2003 sous la forme d’une  télésuite de trois heures. La formule avait pour but de tester  l’adhésion du public, et le succès dépassa de loin toutes les espérances  : la chaîne réalisa la meilleure audience de son histoire, et le pilote  fut le plus gros succès du câble américain en 2003.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour  celles et ceux qui auraient perdu le fil des nombreuses déclinaisons de  la franchise &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt;, un petit rappel chronologique  s’impose :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A  l’origine de la franchise, une série : &lt;b&gt;Galactica&lt;/b&gt;. Créée par Glen  A. Larson et diffusée entre 1978 et 1979 sur ABC, &lt;b&gt;Galactica&lt;/b&gt;  raconte, en un pilote de 135 mn (parfois présenté en trois parties) et  20 épisodes, l’histoire originelle : désormais instal&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;lés sur un ensemble de planètes appelées les Douze Colonies,  les humains ont longtemps été en guerre contre une race cybernétique,  les Cylons. Grâce à l’aide d’un humain, les Cylons sortent brutalement  du silence et lancent une attaque-éclair sur les Colonies. Seuls  quelques milliers d’humains en réchappent, et prennent la fuite à bord  de l’unique vaisseau militaire ayant résisté à l’attaque : le Battlestar  Galactica. Sous les ordres du commandant Adama, le vaisseau et son  équipage entament un long voyage à destination de la Terre, un refuge  inconnu des redoutables Cylons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Galactica  1980&lt;/b&gt;, également créée par Glen A. Larson un an après la fin de la  série originelle, fut pensée comme une suite – son action se déroule  trente ans après &lt;b&gt;Galactica&lt;/b&gt; – et une occasion de surfer sur  l’enthousiasme des fans de la première heure. Pénalisée par un petit  budget – l’intrigue se déroule principalement sur la Terre pour limiter  les coûts financiers -, elle ne connut pas le succès de &lt;b&gt;Galactica&lt;/b&gt;  et fut annulée après seulement dix épisodes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/battlestar-galactica2.1286401660.jpg" alt="battlestar-galactica2.1286401660.jpg" width="450" height="301" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Vint alors  le temps de la re-création (2003-2009) : Ronald D. Moore, producteur  exécutif et scénariste de &lt;b&gt;Star Trek : Voyager&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Deep Space Nine&lt;/b&gt;  et &lt;b&gt;The Next Genera&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;tion&lt;/b&gt;, sans  oublier l’inclassable &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;La Caravane de l’Etrange&lt;/b&gt;,  en français), décide de proposer une nouvelle version de la série de  Glenn A. Larson : &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt; conserve l’idée de départ  mais introduit  certains éléments nouveaux. Ainsi les Cylons,  conséquence des progrès de la science, ont désormais une apparence  humaine, tandis que les pilotes Starbuck et Boomer, initialement ma&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;sculins, sont devenus des personnages féminins. L’approche est  différente, plus réaliste, dans une mouvance que Ronald D. Moore  qualifie lui-même de « &lt;i&gt;science-fiction naturaliste&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les quatre  saisons de &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt; sont entrecoupées de trois  ensembles de &lt;b&gt;webisodes&lt;/b&gt;, épisodes de 2 à 4 mn chacun diffusés sur  le net. Un premier ensemble de 10 webisodes, intitulé &lt;b&gt;Battlestar  Galactica : The Resistance&lt;/b&gt;, fait le lien entre la deuxième et la  troisième saison ; un deuxième ensemble, &lt;b&gt;Battlestar Galactica : Razor&lt;/b&gt;  (plus connu sous le nom de « &lt;b&gt;flashbacks de Razor&lt;/b&gt; ») mettant en  scène les missions du jeune William Adama durant la première guerre  contre les Cylons, est diffusé entre la troisième et la quatrième saison  ; le dernier ensemble, &lt;b&gt;The Face of the Ennemy&lt;/b&gt;, fit patienter les  spectateurs durant la quatrième saison, interrompue en raison du  mouvement de grève des scénaristes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La  quatrième saison est introduite par un téléfilm, &lt;b&gt;Razor&lt;/b&gt;,  théoriquement indépendant mais remplissant de fait le rôle des deux  premiers épisodes de la saison 4 ; il se concentre sur l’histoire du  Battlestar Pegasus, alors sous le commandement de l’amiral Helena Caine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Battlestar  Galacatica : The Plan&lt;/b&gt; sort en DVD en 2009, deuxième film issu de la  franchise : réalisé par Edward James Olmos, il révèle le plan des  Cylons à partir d’un mélange entre nouvelles séquences et séquences  issues de la série. De la période qui précède l’attaque des Douze  Colonies aux 300 jours qui la suivent, &lt;b&gt;The Plan&lt;/b&gt; reprend  l’histoire de &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt; du point de vue Cylon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Enfin,  dernière déclinaison en date, le spin-off &lt;b&gt;Caprica&lt;/b&gt; (diffusé depuis  janvier 2010) s’est largement écarté de la série dont elle découle. Une  volonté totalement assumée par Ronald D. Moore, qui estimait plus  pertinent de ne pas « &lt;i&gt;répéter la formule&lt;/i&gt; ». Conçue pour attirer  un public féminin, &lt;b&gt;Caprica&lt;/b&gt; est vendue comme « &lt;i&gt;la première saga  familiale de science-fiction à la télévision &lt;/i&gt;» et se déroule 58 ans  avant les événements racontés dans &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/battlestar-galactica3.1286401042.jpg" alt="battlestar-galactica3.1286401042.jpg" width="450" height="299" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais  revenons-en à nos moutons, et en l’occurrence au long pilote de &lt;b&gt;BSG&lt;/b&gt;,  qui en trois heures pose les bases de l’intrigue et d’un univers  étonnamment familier. Point de surenchère futuriste dans l’équipement  technologique, dont l’aspect parfois quasi obsolète est justifié par le  scénario – les technologies les plus simples étant paradoxalement les  plus efficaces pour se protéger des Cylons - ; une absence d’artifice  qui permet de concentrer le propos sur d’autres considérations. Les  personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires – saluons au  passage le casting, absolument impeccable -, sont introduits avec  minutie ; le dosage entre les révélations et les parts d’ombre est  parfaitement maîtrisé, et un soin tout particulier semble avoir été  apporté aux figures féminines : la Présidente Laura Roslin, ex-ministre  de l’Education qui tente d’imposer son autorité au sein d’un univers  profondément machiste, la dure à cuire Starbuck, que l’on pressent  fragile sous une carapace en béton armé, l’intrigante Boomer, la sublime  Cylon Numéro 6 ; on retrouve ainsi quelques unes des grandes figures  déjà abordées sur ce blog : la femme de pouvoir, la guerrière, la femme  fatale liée au camp du Mal, le tout traversé par le rapport au corps, la  sexualité et la maladie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Hanté par  la question du terrorisme – le choc du 11 septembre 2001 est encore très  récent au moment de sa diffusion -, le pilote de &lt;b&gt;Battlestar  Galactica&lt;/b&gt; fait également allusion à d’autres moments clés de  l’histoire des Etats-Unis. Ainsi, la scène durant laquelle Laura Roslin  succède au président Adar et prête serment à bord du vaisseau spatial  est une référence directe à la prestation de serment de Lyndon B.  Johnson, 36e président des Etats-Unis, à bord d’Air Force One après  l’assassinat de Kennedy. Les photos parlent d’elles-mêmes : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/lyndon-b-johnson.1286401397.jpg" alt="lyndon-b-johnson.1286401397.jpg" width="375" height="267" /&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/laura-roslin.1286401052.jpg" alt="laura-roslin.1286401052.jpg" width="375" height="249" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Quant à la  scène durant laquelle la petite Cami joue en toute innocence avec sa  poupée au moment où les Cylons attaquent le Botanical Cruiser, un  vaisseau de tourisme qui ne pourra être secouru, elle fait clairement  allusion à un spot électoral très controversé, &lt;b&gt;Daisy Girl&lt;/b&gt;,  utilisé par le même Lyndon B. Johnson en 1964 contre son adversaire  républicain Barry Goldwater, qu’il jugeait capable de déclencher une  guerre nucléaire.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout  récit de science-fiction, &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt; s’interroge au  fond sur la condition humaine : qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qui  définit notre humanité ? Confrontant l’infiniment grand, puisque  l’action se déploie à l’échelle de l’univers, à l’infiniment petit, la  majeure partie du récit se déroulant en huis clos, la série de Ronald D.  Moore pose en un sens la même question que &lt;b&gt;Deadwood&lt;/b&gt; : comment  s’organise une société humaine en marge de toute loi ? Le pilote de &lt;b&gt;BSG&lt;/b&gt;  introduit quelques uns des grands thèmes qui ne cesseront de traverser  la série : la religion, la politique, l’éthique, la morale, la loi, sont  déjà évoqués au cours de ces trois heures, à travers ce qui s’annonce  comme une passionnante relecture du mythe de l’Arche de Noé. Perpétuer  l’espèce, mais à quel prix ? Et quelle est la faute originelle, quelle  est réellement la nature du péché dont les hommes ne cessent de se  repentir, cette faute dont ils payent désormais le prix (le Déluge hier,  la colère des Cylons aujourd’hui) ? &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-2199163978243127688?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/2199163978243127688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/battlestar-galactica-space-opera-huis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2199163978243127688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2199163978243127688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/battlestar-galactica-space-opera-huis.html' title='Battlestar Galactica : space opera à huis-clos'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-6895459130816843410</id><published>2010-11-06T04:37:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:38:26.878-07:00</updated><title type='text'>Le corps des femmes dans les séries télé</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/the_l_word.1286232707.jpg" alt="the_l_word.1286232707.jpg" width="448" height="426" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Très  souvent associé au sexe ou à la re&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;production, le  corps des femmes dans les séries est étroitement lié au corps des  actrices. De la grossesse de Lucille Ball dans &lt;b&gt;I Love Lucy&lt;/b&gt; à la  transformation physique d’Ellen Parsons (&lt;b&gt;Damages&lt;/b&gt;) et de Peggy  Olson (&lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;), de l’hyper-sexualisation des héroïnes et  super-héroïnes à l’impact de la maladie, de la question du désir aux   femmes fatales et aux prostituées, quels fantasmes les séries  véhiculent-elles à travers la représentation des corps féminins ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Femmes  enceintes : la grossesse camouflée ou exploitée&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/breakingbad1.1286232104.jpg" alt="breakingbad1.1286232104.jpg" align="left" width="300" height="212" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;S’il est des séries dont le pitch inclut d’emblée la grossesse  de l’un des personnages – c’est le cas pour Skyler White dans &lt;b&gt;Breaking  Bad&lt;/b&gt;), nombreuses sont celles où scénaristes et  producteurs ont dû  s’adapter en cours de route aux transformations du corps des actrices.  Repousser le tournage, intégrer un ventre rond à l’intrigue ou tout  mettre en œuvre pour le dissimuler : petit tour d’horizon des grossesses  télévisées…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si Lucille  Ball, l’héroïn&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;e de &lt;b&gt;I Love Lucy&lt;/b&gt;, fut la  première actrice-productrice à intégrer sa grossesse dans un scénario,  elle dut toutefois – après une première grossesse dissimulée – batailler  pour imposer son choix, à une époque où le mot « enceinte » et les  ventres ronds n’avaient pas droit de cité dans les séries télé. Bien des  années plus tard, nous avons tous en mémoire la très peu ordinaire  grossesse de Phoebe : l’actrice Lisa Kudrow étant enceinte lorsque  débute le tournage de la quatrième saison de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;, les  scénaristes décident d’intégrer sa grossesse à l’écran. Phoebe est  célibataire et n’a eu aucune aventure récente ? Qu’à cela ne tienne,  elle deviendra mère porteuse pour son frère, et accouchera de triplés à  l’occasion du centième épisode. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans la  sixième saison de &lt;b&gt;Grey’s Anatomy&lt;/b&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;en  revanche, la grossesse d’Ellen Pompeo / Meredith sera dissimulée, et ce  bien &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;qu’il eut été relativement simple de  l’intégrer au scénario ; opérée pour un don de foie à destination d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;e son père, Meredith passera ainsi beaucoup de temps allongée,  le ventre toujours caché sous un savant empilement de couvertures.  Quant à Bree Van de Kamp, si sa grossesse fut simulée au cours de la  quatrième saison – Bree tentait de persuader le voisinage que le futur  enfant de sa fille était en réalité le sien -, celle de son interprète  Marcia Cross fut habilement dissimulée, forçant l’équipe à faire preuve  de be&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;aucoup d’ingéniosité : vêtements amples,  plans serrés, mise en scène ultra précise intégrant toujours au premier  plan un objet ou un personnage pour faire écran, la grossesse de  l’actrice ne fut jamais dévoilée. Une belle performance, quand on sait  que Marcia Cross mit au monde des jumelles…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le  corps à l’épreuve : lorsque la maladie est mise en scène&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/desperate2.1286232252.jpg" alt="desperate2.1286232252.jpg" align="left" width="300" height="191" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si la question de la maladie en général, et du cancer en  particulier, traverse les séries de ces dix dernières années – non  qu’elle soit absente des écrans avant, mais le propos est ici resserré  autour de cette période -, elle n’est que très rareme&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;nt abordée sous un angle réaliste. Les personnages féminins  perdent leurs cheveux – leur chute n’est toutefois jamais montrée-, se  battent et finissent quasi invariablement par remporter leur combat  contre le cancer, combat dont elles sortent la plupart du temps grandies  et convaincues de l’immense beauté de la vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu’il  s’agisse de Lynette dans &lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt; ou de Samantha dans  &lt;b&gt;Sex and the City&lt;/b&gt;, on demeure encore bien loin de la  représentation du corps malade de Walter White dans &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt; :  la libido en berne, les vomissements, la fatigue, le désespoir et  l’envie de rendre les armes ont été si justement décrits par Vince  Gilligan et son équipe que l’on est en droit de se demander si la  crudité de l’approche n’est pas réservée aux seuls personnages  masculins. &lt;b&gt;The Big C&lt;/b&gt;, la dernière dramedy lancée par la chaîne  câblée Showtime, semble pour le moment s’inscrire dans une tendance  similaire : si le personnage de Cathy et les effets psychologiques de la  maladie sont décrits avec beaucoup plus de finesse, il n’en reste pas  moins que l’impact de la maladie sur le corps, pas plus, par ailleurs,  que les coûts financiers des soins, ne font l’o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;bjet  d’un quelconque traitement. La question du rapport au corps dans &lt;b&gt;The  Big C&lt;/b&gt; n’est pour autant pas délaissée, mais abordée sous l’angle un  peu plus glamour de la découverte du désir et de la sensualité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Corps  de femmes et découverte du désir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/soprano3.1286232316.jpg" alt="soprano3.1286232316.jpg" align="left" width="300" height="187" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu’il s’agisse d’adolescentes (Sarah dans &lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt;) ou  de personnages de femmes mûres (Carmela dans &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;, Ruth  dans &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;), toutes ont en commun de partir à la  découverte de leur propre désir. Désir naissant pour les unes, désir  trop longtemps étouffé pour les autres, qui ont toujours placé le  bien-être de leurs enfants et leur famille avant le leur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Des  rêveries de midinette de C&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;armela Soprano,  fantasmant des étreintes torrides avec le kitchissime Furio, à ses  tentatives infructueuses avec des amants effrayés par son Parrain de  mari, de la détresse de Ruth Fisher à la mort de son époux, qu’elle  trompait toutefois déjà avec le coiffeur Hiram, à ses délires sous  Extasy dans la toile de tente et à son obsession pour le jeune  sous-locataire, ces personnages qui se découvrent femmes après des  années de dévouement et d’oubli de soi comptent parmi les plus beaux  portraits féminins de ces dernières années. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Le  corps comme marchandise : femmes prostituées&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/deadwood4.1286232357.jpg" alt="deadwood4.1286232357.jpg" align="left" width="300" height="317" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les figures de prostituées ne sont pas légion sur le petit  écran – du moins pas à ma connaissance - ; deux personnages viennent  pourtant à l’esprit, deux regards sur la prostitution à priori  diamétralement opposés : celui de Trixie (&lt;b&gt;Deadwood&lt;/b&gt;) d’une part,  qui du moins dans la première saison survit entre la misère et  l’asservissement, entre les coups portés par son mac Al Swearengen et  les humiliations quotidiennes. A l’autre bout de la lorgnette, Hannah,  l’héroïne de &lt;b&gt;Secret Diary of a Call Girl &lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(série britannique)&lt;/span&gt;, évolue dans un  univers totalement idéalisé : point de mauvaises rencontres, des  situations cocasses mais jamais éprouvantes, du fric et du glamour… un  job comme un autre en somme, pour une fille qui n’avait d’a&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;utre raison de choisir cette profession que l’appât du gain et  un goût certain pour le sexe. Même s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;i &lt;b&gt;Secret  Diary of a Call Girl&lt;/b&gt; n’appelle pas franchement à la réflexion, se  contentant de traiter le sujet de manière légère et anecdotique, elle a  au moins le mérite de fournir une autre vision du métier de prostituée ;  un métier aux multiples facettes, répondant à des motivations très  diverses, et bien loin de se résumer à ces deux seules extrémités :  l’esclavagisme ou la prostitution de luxe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les  femmes fatales, ou le corps comme objet de fantasme&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/battlestar5.1286232400.jpg" alt="battlestar5.1286232400.jpg" align="left" width="300" height="399" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Souvent considérées comme appartenant au camp du « mal », les  femmes fatales, contrairement aux bimbos – Cordelia dans &lt;b&gt;Buffy contre  les Vampires&lt;/b&gt;, Penny dans &lt;b&gt;The Big Bang Theory&lt;/b&gt; - qui ne sont  « que » de jolies filles un brin écervelées, considèrent leur corps et  leur pouvoir de séduction comme un simple moyen d’arriver à leurs fins.  Manipulatrices, avides de sexe et (souvent) de pouvoir, ces personnages  sont toujours d’une grande beauté et réveillent les fantasmes les moins  avouables. Parmi elles, les extraterrestres ont très souvent incarné ce  mélange de beauté glacée, de manipulation, d’insatiable appétit sexuel  et de cruauté : le personnage de Diana, dans la série originale &lt;b&gt;V&lt;/b&gt;,  tout comme celui d’Anna, dans le remake, ou encore le fameux Numéro 6  de &lt;b&gt;Battlestar Galactica&lt;/b&gt;, sont assez emblématiques de cet  archétype féminin. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans un  genre différent mais véhiculant elles aussi leur lot de fantasme, les  figures de guerrières, de combattantes, d’héroïnes justicières à la  Buffy (ou davantage encore celle de Faith, le pendant obscur de Buffy),  Sidney Bristow (&lt;b&gt;Alias&lt;/b&gt;), Max (&lt;b&gt;Dark Angel&lt;/b&gt;), Nikita ou encore  Xena, pour n’en citer que quelques unes tant la liste est longue, sont  traditionnellement incarnées par des personnages hyper-sexualisés, aux  tenues parfois directement inspirées des tendances SM, corps affutées  comme des lianes et poitrines plus qu’avantageuses : machines de guerre  tout autant que machines de sexe, leur puissance et leur combativité est  quasi systématiquement associée à une incroyable énergie sexuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je ne  résiste pas à la tent&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ation de mentionner ici deux  personnages de femmes, deux super-héroïnes qui, si elles ne  correspondent pas à l’archétype de la femme fatale, entretiennent un  rapport à leur corps suffisamment particulier pour être citées : Claire  Bennet (&lt;b&gt;Heroes&lt;/b&gt;) et Jaimie Sommers (&lt;b&gt;The Bionic Woman&lt;/b&gt;) ont  en commun un corps… hors du commun. Alors que Claire possède la capacité  de se régénérer à une vitesse extraordinaire, testant sans cesse ses  limites pour comprendre  le  fonctionnement de son corps – un  comportement somme toute très typique de l’adolescence – et n’hésite pas  à se sectionner volontairement un orteil au milieu d’une séance très  girly de pose de vernis à ongles, Jaimie – dotée d’une jambe, de bras et  d’une oreille bioniques - connaît parfaitement  les siennes et préfère  de loin la méthode douce au combat rapproché. Ni franchement aliens ni  tout à fait humaines, ni femmes fatales ni asexuées, toutes deux tentent  d’accepter le corps qui leur a été donné. Un cheminement de femme,  bionique ou pas…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-6895459130816843410?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/6895459130816843410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/le-corps-des-femmes-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/6895459130816843410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/6895459130816843410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/le-corps-des-femmes-dans-les-series.html' title='Le corps des femmes dans les séries télé'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-4280887133293472215</id><published>2010-11-06T04:36:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:37:45.490-07:00</updated><title type='text'>Ce que les séries m'ont appris (2) : Dr House et les bizarreries médicales</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house.1285965644.jpg" alt="house.1285965644.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Après &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/09/23/ce-que-les-series-mont-appris-1-breaking-bad-ou-la-chimie-pour-les-nuls/#xtor=RSS-32280322"&gt;&lt;b&gt;Breaking  Bad ou la chimie pour les nuls&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, place aujourd’hui à la  médecine, via quelques uns des cas les plus mémorables rencontrés (et  résolus) par le &lt;b&gt;Dr House&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si les  spécialistes – dont je ne fais pas partie - reconnaissent généralement  la crédibilité des diagnostics de House, chaque maladie rencontré étant  bien réelle et susceptible de provoquer tout ou certain des symptômes  décrits, c’est en revanche la fréquence de ces cas qui paraît totalement  improbable aux yeux des professionnels ; ajoutez à cela quelques  approximations pour les besoins du scénario, une équipe  d’ « assistants » extraordinairement polyvalents – multi-spécialistes et  biologistes, puisqu’ils effectuent eux-mêmes toutes les analyses -, et  un personnage central plus proche du surhomme que du médecin – quarante  années d’études intensives ne suffiraient pas à atteindre le niveau de  savoir de House -, et vous obtenez une série médicale…étonnamment  instructive. Des connaissances pour la plupart parfaitement inutiles  dans la vie quotidienne, mais bizarrement réjouissantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;4.04&lt;/b&gt; :  &lt;b&gt;Mangez bio…  &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Diagnostic&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; :  &lt;i&gt;&lt;b&gt;ergotisme&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house1.1285965777.jpg" alt="house1.1285965777.jpg" align="left" width="250" height="166" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Irene,  esthéticienne funéraire, prise de convulsions après une hallucination  d’un genre très particulier – l’un des cadavres dont elle s’occupait  l’aurait agressée -, est envahie par des visions de personnes décédées.  Parmi elles, sa mère, morte depuis plus de 20 ans, et un mystérieux  homme en fauteuil roulant correspondant étrangement au profil de Stark,  un patient décédé lors de l’épisode précédent. D’abord convaincu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; qu’Irene souffre d’une forme précoce de la maladie de  Parkinson, maladie à laquelle la mère de la patiente a succombé, House  envoie un de ses assistants fouiller sa maison et arrête enfin son  diagnostic : Irène souffre d’ergotisme, résultat d’un empoisonnement à  l’ergot du seigle, un champignon présent dans le pain de seigle bio – et  par conséquent non traité – qu’elle consommait quotidiennement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;L’ergotisme,  également connu sous le nom de « mal des ardents » ou de « feu de  Saint-Antoine »&lt;/b&gt;, régressa à partir du 17&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, suite  aux progrès de la science et aux mesures de surveillance dont le seigle  fera peu à peu l’objet. Ce champignon fut néanmoins responsable de  nombreuses épidémies, et la dernière vague d’intoxications  vraisemblablement attribuée à l’ergotisme fit sept morts en France  durant l’été 1951, et causa l’internement en hôpital psychiatrique d’une  cinquantaine de personnes. Car outre les convulsions, la gangrène, les  paresthésies, les troubles digestifs et autres réjouissances,  l’ergotisme était connu pour provoquer des hallucinations semblables à  celles déclenchées par le LSD, et des troubles psychiatriques comme la  manie ou la psychose. Les malades, qui durant le Moyen-Âge étaient  considérés comme victimes de sorcellerie ou possédés par un démon, se  rendaient en pèlerinage auprès des reliques de St-Antoine (Isère),  pèlerinage dont ils revenaient souvent guéris : en s’éloignant de la  source du pain fabriqué à partir du seigle ergoté, le temps que soient  consommées les nouvelles récoltes, les pèlerins s’éloignaient sans le  savoir des causes de la maladie, attribuant leur guérison  « miraculeuse » à St Antoine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;3.02 :  Quand la réalité dépasse la (science) fiction&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Diagnostic &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;:  &lt;i&gt;&lt;b&gt;chimérisme&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house2.1285966064.jpg" alt="house2.1285966064.jpg" align="left" width="250" height="168" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Clancy, sept ans, est victime d’hallucinations : persuadé  d’être victime d’une expérimentation extraterrestre, il est retrouvé  inconscient dans le jardin de ses parents. De fil en aiguille et  d’examens en analyses, House et son équipe se rendent à l’évidence :  Clancy possède deux génotypes distincts, ce qui fait de lui une chimère.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Anomalie  rarissime chez l’être humain&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;, le  chimérisme&lt;/b&gt; s’applique à un organisme possédant deux ou plusieurs  génotypes distincts. Vraisemblablement provoqué chez l’humain par  l’administration de médicaments destinés à améliorer la fertilité, le  chimérisme apparaîtrait dans le cas exceptionnel où, lors de la  formation de fœtus jumeaux, l’un des deux œufs migre vers l’autre : les  deux œufs fusionnent et l’on retrouve chez le fœtus deux génotypes  différents selon les différentes parties de son corps. Dans l’épisode en  question, Clancy est issu d’une fécondation in vitro : après  l’implantation de plusieurs embryons dans l’utérus de sa mère,  et alors  que le petit garçon n’était encore qu’un embryon fécondé à 12 cellules,  un second embryon s’y est collé et a fusionné avec le premier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En mai  2007, le gouvernement britannique a autorisé la création, in vitro et  dans le cadre de recherches scientifiques, de chimères d’humain et  d’animal. Difficile de ne pas penser à l’excellent film de Vincenzo  Natali (réalisateur de &lt;b&gt;Cube&lt;/b&gt;), &lt;b&gt;Splice&lt;/b&gt;, qui met en scène le  fruit de la fusion entre un ADN humain et un ADN animal…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;1.01 :  La petite bête qui monte…&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Diagnostic &lt;/u&gt;:  &lt;i&gt;cysticercose&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house3.1285966200.jpg" alt="house3.1285966200.jpg" align="left" width="250" height="217" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Rebecca Adler, une institutrice de maternelle de 29 ans, a  juste le temps d’écrire « &lt;i&gt;Call the nurse&lt;/i&gt; » sur le tableau de sa  classe avant de s’effondrer, victime d’une crise d’aphasie. D’abord  traitée par corticoïdes pour une vascularite (inflammation des parois  des vaisseaux sanguins), son état empire brutalement et Rebecca perd la  vue. C’est une nouvelle fois suite à la fouille de son domicile que  House trouve la solution, la découverte d’un jambon l’ayant mis sur la  bonne piste : la cysticercose. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Infection  parasitaire du système nerveux central la plus fréquente dans le monde  entier, la cysticercose, ou neurocysticercose&lt;/b&gt;, est provoquée par les  larves du « taenia solium », un ver généralement retrouvé dans le porc.  Les œufs pénètrent dans l’estomac, atteignent les intestins, éclosent  et migrent vers les muscles, le cœur, les yeux, le cerveau ou la moelle  épinière, provoquant selon la région infestée cécité, troubles du rythme  cardiaque, céphalées, crises d’épilepsie, œdème cérébral ou paralysie.  Joli programme donc, qui donnera probablement envie à la patiente de  House de rallier la cause végétarienne…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;5.03 :  Méfiez-vous du bézoard&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Diagnostic &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;:  &lt;i&gt;&lt;b&gt;ingestion massive de drogue due à un bézoard médicamenteux (ou  pharmacobézoard)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house4.1285966249.jpg" alt="house4.1285966249.jpg" align="left" width="250" height="187" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Brandon, artiste peintre, souffre d’agnosie visuelle, un  trouble cognitif venant perturber la capacité de reconnaissance  visuelle, et pouvant se porter sur les couleurs, les visages, les formes  ou les mots écrits. Incapable de réaliser un portrait fidèle à la  réalité, Brandon finit par révéler un fait important : pour parvenir à  joindre les deux bouts et compenser les maigres revenus tirés de ses  toiles, il participe très fréquemment à des essais cliniques. Bien que  son organisme ait été désintoxiqué à deux reprises de tous les  médicaments expérimentaux ingurgités, l’état de Brandon s’aggrave.  Jusqu’à ce que House, une fois de plus, vise juste et découvre que sa  maladie est en réalité due à la formation d’un bézoard, ou plus  exactement d’un pharmacobézoard, amas de médicaments qui stagnait depuis  plusieurs mois dans son estomac.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Petite  typologie des bézoards, ces corps étrangers stagnant dans les estomacs  humains ou animaux, histoire de se mettre en bouche&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; : on trouve d’une part des phytobézoards, amas constitués de  débris végétaux, des trichobézoards, formés de cheveux, mais également,  comme l’illustre le patient de House, des pharmacobézoards, constitués  de médicaments ou d’enveloppes de médicaments. Pour la petite histoire,  les bézoards ont longtemps été considérés comme très précieux et dotés  de propriétés magiques curatives. Rapportés en Europe depuis les Indes  puis l’Amérique du Sud, les bézoards étaient très convoités pour leurs  supposées propriétés médicinales : remèdes contre la mélancolie, la  peste, le venin de serpent, les bézoards étaient l’apanage de puissantes  familles européennes. On en découvrit ainsi plusieurs chez les  Habsbourg, et une lettre du Cardinal de Richelieu au général des  Chartreux en fait également mention : « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;Je vous  remercie également de votre bon bézoard qui m’est venu fort à propos  pour me tirer d’une assez fâcheuse maladie&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; ».  Les goûts et les dégoûts sont aussi affaire de mode…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;4.11 :  Des pieds à la tête&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Diagnostic &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;embolie graisseuse&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house5.1285966300.jpg" alt="house5.1285966300.jpg" align="left" width="250" height="166" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sean, ouvrier de base polaire, se fait sectionner l’artère  fémorale par une pale d’éolienne. Cate Milton, le médecin psychiatre de  la station, le prend en charge, avant de se retrouver elle-même en  situation d’urgence : prise de violents vomissements et de maux de  ventre, loin de tout et sans aucune possibilité de rapatriement au vu  des conditions météo, Cate doit communiquer par vidéo avec House et son  équipe. Refusant de piocher dans le maigre stock de médicaments de la  base, Cate, chez qui House diagnostique d’abord un calcul rénal  d’origine infectieuse, se retrouve brutalement atteinte d’un collapsus  pulmonaire (affaissement des poumons). La thèse d’une tumeur étant  écartée – Cate devra procéder elle-même à une biopsie -, House s’oriente  vers une maladie auto-immune. Après moult péripéties – l’ouvrier Sean  ira, à la demande de House, jusqu’à boire l’urine de Cate désormais dans  le coma, l’absence de goût de son urine conduisant House, ne me  demandez pas comment, au diagnostic d’hypertension intra-crânienne -, le  diagnostic final tombe : embolie graisseuse provoquée par une fracture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;L’embolie  graisseuse correspond à l’obstruction de petits vaisseaux &lt;/b&gt;par des  gouttelettes graisseuses transportées par le sang. Contenues dans la  moelle osseuse, ces gouttelettes peuvent parfois être libérées dans  l’organisme suite à une fracture des os longs. Reste à savoir si  l’orteil, fracturé chez la patiente de House, peut réellement être  considéré comme un os long… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;4.14 :  Le gin tonic, à consommer avec modération&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Diagnostic &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;: &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;allergie à la quinine&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/10/house6.1285966348.jpg" alt="house6.1285966348.jpg" align="left" width="250" height="186" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Persuadé que son idole, l’acteur vedette du soap dont il ne  rate pas un seul épisode, souffre d’une tumeur au cerveau, House le  kidnappe et le retient avec une injection de propofol. Engourdissement  du pied, crise cardiaque, fièvre puis coma, l’état du patient empire  sans que House ne parvienne à comprendre pourquoi. Pensant à une  allergie, sans toutefois en déterminer l’origine, il le place sous  corticothérapie ; c’est finalement en regardant à nouveau les épisodes  du soap qu’il en trouve la cause : l’acteur était allergique à la  quinine contenue dans le gin tonic offert par ses fans. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;La  quinine, alcaloïde naturel connu pour ses vertus antipaludiques, est  présente dans les boissons que l’on nomme « eaux toniques »&lt;/b&gt;, à qui  elle donne leur amertume. Très appréciées des Britanniques qui  voyageaient en Asie et en Inde sous l’Empire, qui avaient compris que la  quinine qu’elles contenaient les protégeait en partie du paludisme, les  eaux toniques furent peu à peu consommées avec du gin pour en effacer  l’amertume, donnant naissance au fameux gin tonic. Toujours produites  aujourd’hui – le Schweppes et autres sodas portant la mention « tonic »  sont des eaux toniques -, elles contiennent beaucoup moins de quinine et  peuvent êtres bues pures. L’OMS estime qu’elles peuvent contenir  jusqu’à 100 mg/L de quinine sans danger pour la santé… à l’exception de  certaines personnes présentant, comme l’idole de House, une  hypersensibilité à cette substance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;God  Save My Screen&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; vous donne rendez-vous la  semaine prochaine pour un nouveau billet sur le thème « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Ce que les séries m’ont appris&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; ».  N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-4280887133293472215?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/4280887133293472215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ce-que-les-series-mont-appris-2-dr.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4280887133293472215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4280887133293472215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ce-que-les-series-mont-appris-2-dr.html' title='Ce que les séries m&apos;ont appris (2) : Dr House et les bizarreries médicales'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-7678111962436762803</id><published>2010-11-06T04:36:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:36:49.358-07:00</updated><title type='text'>Les mères de famille dans les séries télé</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/meres1.1285778891.jpg" alt="meres1.1285778891.jpg" width="448" height="554" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Longtemps  représentées à la télévision comme entièrement dévouées à leurs enfants,  les mères de famille semblent décidées, depuis ces dix dernières  années, à bousculer l’ordre établi : si la maternité en elle-même n’est  encore généralement qu’assez peu questionnée dans les séries – la  plupart des personnages féminins finissant tôt ou ta&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;rd, au cours des saisons, par céder à un irrépressible désir  d’enfant, et l’avortement chez une femme adulte n’étant que très  rarement évoqué –, la représentation des mères évolue et se diversifie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu’elles  soient totalement débordées (Lynette dans &lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;),  tyranniques (Lois dans &lt;b&gt;Malcolm&lt;/b&gt;) ou cruelles (Livia dans &lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt;), qu’elles fassent des choix pour le moins inattendus (Nancy  Botwin dans &lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;), partent à la découverte de leur désir (Ruth  dans &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;) ou vivent une double vie (&lt;b&gt;Nurse Jackie&lt;/b&gt;),  toutes ont en commun de ne pas s’épanouir exclusivement dans la  maternité, et toutes sont traversées par un certain conflit entre leur  position de mère et leurs attentes individuelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/lynette-scavo1.1285778914.jpg" alt="lynette-scavo1.1285778914.jpg" align="left" width="150" height="225" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Lynette  Scavo,  la mère débordée&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère de  quatre enfants au début de la série, dont trois souffrent de sérieux  troubles de l’attention, Lynette Scavo a quitté à contrecœur un poste à  responsabilité dans le milieu de la publicité pour se consacrer à leur  éducation. Exténuée par des journées plus que remplies, très peu  soutenue par son mari qui part fréquemment en voyages d’affaires,  Lynette se gave de médicaments et ne rêve que d’une chose : reprendre le  travail. Mais les scénaristes de &lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt; jugeront  bon de remettre les choses à leur place, et celle d’une femme étant,  qu’on se le dise, auprès de ses enfants, la pauvre Lynette devra faire  face à un cancer et à une grossesse gémellaire. Angoissée à l’idée de ne  pas parvenir à aimer deux nouveaux enfants qu’elle n’a, de surcroît,  pas désiré, elle sera ramenée à la raison – et à la maison - par un mari  convaincu du contraire. A aucun moment l’éventualité d’un avortement ne  sera mentionnée, tant il paraît naturel qu’une fe&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;mme  de cinquante ans mette au monde dans la joie la plus sincère ses  cinquième et sixième enfants…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/lois-malcolm2.1285778926.jpg" alt="lois-malcolm2.1285778926.jpg" align="left" width="150" height="186" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Lois, la mère tyrannique&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Malcolm  in the Middle&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mère de  Francis, Reese, Malcolm, Dewey et Jamie, Lois n’est pas à proprement  parler une mère douce et aimante. Autoritaire tendance tyrannique, Loïs  ne recule devant aucun châtiment pour se faire respecter de ses enfants,  et entre régulièrement dans des colères noires que tous redoutent, y  compris son mari, Hal. Un mari par ailleurs dépourvu de toute autorité,  qu’elle mène à la baguette depuis plus de seize ans. Mais si Lois n’est  pas franchement la mère idéale, son comportement est en grande partie  justifié par l’attitude de ses fils : comment garder patience face à des  enfants capables de vous faire croire que vous souffrez d’un cancer ?  L’épisode « &lt;i&gt;Lois Battles Jamie &lt;/i&gt;» (6.08) révèlera une toute autre  mère, douce et patiente à l’époque où Francis était encore son seul  enfant, mais qui, inquiète de voir son fils se mettre sans cesse en  danger, se résoudra à davantage de fermeté pour le protéger de lui-même.  Si Lois est, au fond, une mère profondément aimante, elle écorne  sérieusement le mythe de l’amour maternel inconditionnel et impose sa  loi : ce sera désormais œil pour œil et dent pour dent…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/livia-soprano3.1285778937.jpg" alt="livia-soprano3.1285778937.jpg" align="left" width="150" height="222" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Livia, la mère cruelle&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Manipulatrice,  menteuse, malveillante et malveillante, la mère de Tony, Janice et  Barbara Soprano est un des personnages de série les plus détestables de  ces dix dernières années. Mariée pendant de longues années à Johnny Boy  Soprano, qu’elle traita toute sa vie comme un moins-que-rien mais porte  aux nues depuis sa mort, Livia Soprano fait vivre à ses enfants – et  tout particulièrement à Tony -. un véritable enfer. Éternelle  insatisfaite, incapable d’amour et traversée par des pulsions  infanticides que Tony se remémorera durant son analyse, Livia possède,  derrière une apparente fragilité savamment entretenue, une capacité de  nuisance redoutable : c’est elle-même qui, aidée de l’oncle Junior,  organisera la tentative d’assassinat à l’encontre de son propre fils.  Quiconque a vu &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt; peut difficilement oublier son sourire  machiavélique lorsque Tony, dévasté, viendra lui annoncer qu’il connaît  sa responsabilité dans l’histoire. « &lt;i&gt;She’s dead to me&lt;/i&gt; », se  bornera à répéter celui qui, une fois par semaine, s’allonge dans le  cabinet de sa psy pour tenter de réparer le ravage maternel. « &lt;i&gt;Certaines  personnes ne sont tout simplement pas faites pour avoir des enfants&lt;/i&gt; »,  déclarera  le Dr Melfi, généralement très mesurée dans ses propos ; et  c’est le fameux « instinct maternel » qui en prend pour son grade, dans  une série où les mères sont sans cesse en conflit entre leurs  aspirations propres et le rôle très figé et étriqué que leur attribue le  milieu mafieux italo-américain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/nancy-botwin4.1285778948.jpg" alt="nancy-botwin4.1285778948.jpg" align="left" width="150" height="97" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Nancy Botwin, la mère veuve… et dealeuse&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A la mort  de son mari, Nancy Botwin, sans diplômes et sans revenus, doit faire un  choix : conserver son train de vie plus que confortable en se lançant  dans une activité illégale ou, option plus « morale » et en tout cas  plus attendue de la part d’une mère de famille, chercher un boulot  alimentaire pour subvenir aux besoins de ses enfants. Nancy Botwin opte  finalement pour la solution «deux en un », et se lance dans le trafic de  drogue pour pouvoir à la fois conserver son niveau de vie et faire face  à ses responsabilités de mère. Le choix d’une drogue douce, la  marijuana, est assez représentatif des limites du degré de transgression  accordé à un personnage de mère : si une série comme &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;  autorise Walter White, père de famille tout aussi « respectable » à  priori, à se lancer dans la fabrication et la revente de  méthamphétamine, il est encore visiblement délicat d’imaginer une telle  rupture chez un personnage féminin, mère de famille de surcroît. Skyler  White, sa femme, semble certes décidée à mettre de côté ses réticences  morales et à s’investir dans le business de son mari, mais elle n’en est  pas l’instigatrice. Ce qui, symboliquement, change clairement la donne…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/nurse-jackie5.1285778970.jpg" alt="nurse-jackie5.1285778970.jpg" align="left" width="150" height="123" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Jackie Peyton, la mère, l’infirmière et  l’amante&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Nurse Jackie&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si les  personnages féminins ont gagné en complexité, capables du pire comme du  meilleur, et suivent aujourd’hui le chemin emprunté par des types comme  Vic Mackey (&lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt;) ou Tony Soprano, l’évolution est tout de  même à relativiser. Prenons le personnage de Jackie Peyton, infirmière  et maman de deux petites filles : harassée par son boulot, accroc à la  Vicodin (entre autres), infidèle et forte en gueule, elle partage  vraisemblablement un certain nombre de travers avec &lt;b&gt;House&lt;/b&gt; ; un  côté obscur aussitôt compensé par son amour pour ses filles et sa  position même d’infirmière : loin d’être, à l’image de House, une  technicienne froide et misanthrope, Jackie est censée incarner l’écoute  et l’empathie, l’humanité contre la science. Et si elle se permet  certains écarts éthiques et moraux, ce n’est que pour mieux prendre au  riche pour donner au pauvre (la jeune veuve sans chaussures du premier  épisode), ou punir le salaud qui l’avait parfaitement mérité (de l’art  de jeter une oreille dans les toilettes pour qu’elle ne profite pas à  l’agresseur d’une jeune fille). Ne joue pas avec la morale qui veut…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/ruth-fisher6.1285778988.jpg" alt="ruth-fisher6.1285778988.jpg" align="left" width="150" height="200" /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Fisher, la mère devenue femme&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Six Feet  Under&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A la mort  de son mari, ce sont tous les repères de Ruth qui volent en éclat :  après une existence entièrement tournée vers son foyer et ses enfants –  elle n’avait que 19 ans à la naissance de Nate -, brutalement libérée  d’un mariage dont l’amour avait disparu depuis longtemps, Ruth entame un  long cheminement et part à la découverte de son propre désir. Désir  sexuel, qui la mènera dans les bras de trois hommes, désir d’amour qui  l’opposera souvent à l’un ou l’autre de ses trois enfants, tous en quête  d’indépendance, avant de comprendre finalement que c’est en changeant  de vie qu’elle parviendra à s’épanouir totalement. Elle finira par  emménager avec sa sœur Sarah et son amie Bettina, deux femmes qui lui  seront d’une grande aide dans la découverte de son désir. Ruth est l’un  des plus beaux personnages féminins de ces dix dernières années, et un  magnifique portrait de mère,  nuancé et complexe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-7678111962436762803?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/7678111962436762803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-meres-de-famille-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7678111962436762803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7678111962436762803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-meres-de-famille-dans-les-series.html' title='Les mères de famille dans les séries télé'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3352471666592997069</id><published>2010-11-06T04:26:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:36:15.086-07:00</updated><title type='text'>Boardwalk Empire, ou l'art de la démesure</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/boardwalk-empire.1285594682.jpg" alt="boardwalk-empire.1285594682.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Atlantic City, janvier  1920.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Conformément au 18e  amendement de la Constitution, il est désormais interdit, sur l’ensemble  du territoire, de vendre, de consommer, de produire et de transporter  de l’alcool. Soutenue par les pasteurs et les « Ligues de Tempérance »,  qui voyaient là l’occasion de faire reculer les violences faites aux  femmes et la misère des classes populaires – l’amendement sur le droit  de vote des femmes étant sur le point d’être ratifié, mieux valait  prêter une oreille attentive à l’électorat féminin -, la Prohibition  favorisa l’émergence d’une économie souterraine et fournit de nouvelles  sources (conséquentes) de revenus aux mafias locales.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;C’est ce chapitre de  l’histoire que se propose d’étudier &lt;b&gt;Boardwalk Empire&lt;/b&gt;, nouvelle  production HBO qui ne se refuse rien ni personne : 20 millions de  dollars pour ce seul épisode pilote, Terence Winter (scénariste et  producteur exécutif des &lt;b&gt;Soprano&lt;/b&gt;) à l’écriture, Martin Scorsese à  la réalisation, Mark Wahlberg (&lt;b&gt;Entourage&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;How to Make it in  America&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;In Treatment&lt;/b&gt;) à la production et, pour ne citer  qu’eux, Steve Buscemi et  Michael Pitt sous les feux de la rampe… Une  ambition démesurée donc, pour une série qui pourrait bien redorer le  blason de la chaîne câblée, quelque peu terni depuis la fin des &lt;b&gt;Soprano&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/boardwalk-empire2.1285594766.jpg" alt="boardwalk-empire2.1285594766.jpg" width="448" height="308" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Mais si l’ombre des &lt;b&gt;Soprano&lt;/b&gt;  plane inévitablement sur &lt;b&gt;Boardwalk Empire&lt;/b&gt; – difficile de ne pas  faire le lien entre le ponton sur lequel marche Enoch « Nucky » Thompson  et celui qui vient hanter les rêves de Tony Soprano -, force est de  constater qu’au-delà du milieu de la pègre, les personnages de &lt;b&gt;Boardwalk  Empire&lt;/b&gt; n’ont pas grand-chose en commun avec les mafieux fatigués et  désabusés de David Chase. Alors que toute l’originalité des &lt;b&gt;Soprano&lt;/b&gt;  résidait dans ce pas de côté, dans ce décalage entre la fresque  grandiloquente des « mafia films » et la routine neurasthénique du  Parrain du New-Jersey, la dernière née des productions HBO se revendique  comme l’héritière légitime du cinéma de gangster des années 50,  s’inscrivant dans la tendance actuelle : là où la série de David Chase  se concevait, aussi cinématographique qu’elle soit, comme une œuvre de  télévision, s’appuyant sur ses codes et ses particularités pour mieux  les détourner, &lt;b&gt;Boardwalk Empire&lt;/b&gt;, à la manière de &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;,   s’impose d’emblée comme le porte-drapeau d’une nouvelle génération de  fictions télévisées, produit hybride du croisement entre deux cultures,  deux méthodologies, deux façons de faire et de donner à voir.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Que ce rapprochement avec  le cinéma soit considéré comme une avancée ou, au contraire, comme une  perte d’identité, il paraît difficile de ne pas s’accorder sur un point :  le pilote de &lt;b&gt;Boardwalk Empire&lt;/b&gt; en met littéralement plein la vue.  Reconstitution fidèle et quasi-maniaque de l’Amérique des années 20,  casting impeccable et réalisation somptueuse, ce premier épisode nous  embarque sans préambule près de cent ans en arrière, dans une époque qui  ne nous est, finalement, pas si étrangère que cela. « &lt;i&gt;It’s not sex, &lt;/i&gt;&lt;i&gt;drugs  and rock and roll. It’s sex, alcohol and jazz &lt;/i&gt;», s’amuse Terence  Winter, qui n’hésite pas à faire le parallèle avec notre 21e siècle :  scandales politico-financiers, corruption, trafic de drogue contre  trafic d’alcool… Ou comme le dit l’adage : « The more things change, the  more they stay the same. »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Et si le dicton  s’appliquait également aux séries télé ?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3352471666592997069?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3352471666592997069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/boardwalk-empire-ou-lart-de-la-demesure.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3352471666592997069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3352471666592997069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/boardwalk-empire-ou-lart-de-la-demesure.html' title='Boardwalk Empire, ou l&apos;art de la démesure'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-7208806993028474940</id><published>2010-11-06T04:26:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:26:33.884-07:00</updated><title type='text'>Ce que les séries m'ont appris (1) : Breaking Bad ou la chimie pour les Nuls</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad1.1285276879.jpg" alt="breaking-bad1.1285276879.jpg" width="448" height="302" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Parce que regarder la  télévision n’a pas pour seule vocation d’accroître notre temps de  cerveau disponible à l’égard des publicitaires, parce que les séries  télé sont aussi l’occasion d’enregistrer une multitude d’informations,  fort utiles pour tromper l’ennui ou impressionner son voisin de table  lors d’un dîner en ville, &lt;b&gt;God Save My Screen&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; se propose, de temps à autre, de revenir  sur ces informations glanées au fil des heures d&lt;/span&gt;e visionnage.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Commençons par LA  découverte de l’année 2008, &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/04/17/breaking-bad/"&gt;&lt;b&gt;Breaking  Bad&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dont j’ai déjà beaucoup parlé et que je me contenterai ici  de résumer en quelques mots : à l’annonce de sa maladie, un cancer des  poumons en phase terminale, Walter White, professeur de chimie dans un  lycée du Nouveau Mexique, décide subitement de mettre sur pied un  laboratoire de méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille.  Aidé d’un ancien élève, Jesse Pinkman, il va peu à peu s’engager sur une  pente très glissante…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Plus encore que le  cancer, plus encore que la fabrication de méthamphétamine, la chimie est  omniprésente dans &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt; : du générique, qui reprend le  tableau périodique des éléments et la formule chimique de la  méthamphétamine -, aux cours dispensés par Walter, en passant par les  exercices pratiques enseignés à Jesse de manière tout à fait non  conventionnelle, la chimie est le seul repère de Walter dans un monde  dont il ignore les règles.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Petit tour d’horizon des  plus belles leçons…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad2.1285276934.jpg" alt="breaking-bad2.1285276934.jpg" align="left" width="100" height="125" /&gt;&lt;b&gt;La fabrication de méthamphétamine&lt;/b&gt; est un procédé à  priori relativement simple, quasi entièrement réalisable avec des  produits issus du commerce. Renseignés par la Drug Enforcement  Administration, les scénaristes se sont toutefois gardés d’illustrer de A  à Z la mise en œuvre de la recette. Le labo de Walt et Jesse est  visiblement tout à fait réaliste, et qu’il soit établi dans un  camping-car ne change rien à la donne : nombre de « meth labs » sont  installés au domicile des trafiquants ou à bord de leurs voitures  personnelles. Sans rentrer dans le détail, le procédé employé par les  deux novices correspond à ce qui est désigné par les trafiquants comme  le « red, white and blue process », chaque couleur désignant un des  éléments de la recette.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad3.1285276991.jpg" alt="breaking-bad3.1285276991.jpg" align="left" width="100" height="71" /&gt;&lt;i&gt;Pilote&lt;/i&gt;  : &lt;b&gt;L’acide fluorhydrique peut dissoudre un corps humain&lt;/b&gt; (il  provoque de très graves brûlures, franchit la paroi dermique pour  atteindre les os et les vaisseaux sanguins, et entraîne une hypocalcémie  qui perturbe le fonctionnement du cœur), mais ne s’attaque pas au  polyéthylène. Une leçon que Jesse n’aura par la suite aucun mal à  retenir, après avoir refusé de suivre les instructions de Walter. Le  corps dans la baignoire était certes encombrant, mais Jesse n’avait  certainement pas prévu de dissoudre à la fois le contenant et le  contenu… Avec une telle scène dès le tout premier épisode, la série  s’annonçait haute en couleurs ; la suite n’a fait que confirmer ce que  les scénaristes nous laissaient déjà entrevoir.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad4.1285277060.jpeg" alt="breaking-bad4.1285277060.jpeg" align="left" width="100" height="63" /&gt;&lt;i&gt;1.03&lt;/i&gt; : &lt;b&gt;Walter médite sur les éléments qui  constituent un homme&lt;/b&gt;. Point d’âme à l’horizon, mais un constat : 99 %  de la masse corporelle n’est constituée que de six éléments, à savoir  l’oxygène, le carbone, l’hydrogène, l’azote, le calcium et le phosphore.  En pleine bataille avec son propre corps, en plein questionnement sur  la valeur d’une vie et le poids d’une conscience, Walter se tourne une  fois de plus vers ce qu’il connaît le mieux : l’étude de la matière.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad5.1285277096.jpg" alt="breaking-bad5.1285277096.jpg" align="left" width="100" height="67" /&gt;&lt;i&gt;1.06&lt;/i&gt;  : &lt;b&gt;Le fulminate de mercure ressemble aux cristaux de méthamphétamine&lt;/b&gt;,  mais est en réalité un explosif : une vérité que Tuco et ses hommes de  main apprendront à leurs dépens. S’il n’est visiblement pas difficile à  préparer, cet explosif est néanmoins beaucoup plus sensible que ne le  laisse penser la série : Walt n’aurait vraisemblablement jamais pu se  promener tranquillement avec un sac de fulminate de mercure à la main…  Mais qu’importe, car en jouant le jeu et en allant au bout de la logique  du personnage, les scénaristes nous offrent une scène d’anthologie et  parviennent à donner davantage de consistance à Walter White. Que le  pitch fasse de lui un prof de chimie, certes, mais que ses agissements  soient en phase avec son « état civil » démontre une fois de plus que  Vince Gilligan et son équipe connaissent parfaitement les enjeux de  l’écriture d’une série.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/breaking-bad6.1285277136.jpg" alt="breaking-bad6.1285277136.jpg" align="left" width="100" height="75" /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;1.07&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt; :&lt;/span&gt;&lt;b&gt; La thermite, mélange d’aluminium et, le plus  souvent, d’oxyde de fer&lt;/b&gt;, se transforme en explosif lorsqu’elle est  exposée à de très fortes températures. Habituellement utilisée pour la  découpe de métal ou la soudure, Walter et Jesse s’en servent pour ouvrir  la porte d’un entrepôt et voler un bidon de méthylamine. Le procédé  donne lieu à deux scènes mémorables : la scène initiale, digne des  frères Coen, où l’on assiste à l’improvisation totale des deux novices,  et celle au cours de laquelle Hank Schrader, beau-frère de Walter et  accessoirement agent de la Drug Enforcement Administration, observe via  l’enregistrement de la caméra de surveillance l’amateurisme des deux  voleurs – incapables de penser à faire rouler le bidon plutôt que de  peiner pour le soulever -, sans se douter une seconde qu’il s’agit en  réalité de son très ordinaire beau-frère..&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;La semaine prochaine, je  vous parlerai probablement de &lt;b&gt;Oz &lt;/b&gt;et du système carcéral  américain. A moins que je n’écrive un petit quelque chose sur&lt;b&gt; Six  Feet Under&lt;/b&gt; et la thanatopraxie. Ou bien sur &lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt;, la  polygamie et les Mormons…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-7208806993028474940?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/7208806993028474940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ce-que-les-series-mont-appris-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7208806993028474940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7208806993028474940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/ce-que-les-series-mont-appris-1.html' title='Ce que les séries m&apos;ont appris (1) : Breaking Bad ou la chimie pour les Nuls'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-8051656976801574000</id><published>2010-11-06T04:25:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:25:58.560-07:00</updated><title type='text'>How I Met Your Mother vs Friends</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/friends1.1285137621.jpg" alt="friends1.1285137621.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Si les années 80 virent  exploser le nombre de comédies familiales sur le petit écran – sujet de  prédilection, encore aujourd’hui, des sitcoms et autres comédies  télévisées américaines - les années 90, marqués par le succès de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;,  firent les beaux jours de la comédie amicale. Si &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; ne fut  pas la première comédie à explorer les relations d’un groupe d’amis - on  peut  notamment citer l’incontournable &lt;b&gt;Happy Days&lt;/b&gt; (1974), son  spin off &lt;b&gt;Laverne et Shirley&lt;/b&gt; (1976), &lt;b&gt;Three’s Company&lt;/b&gt; (1977,  inédite en France), &lt;b&gt;Cheers&lt;/b&gt; (1982) ou encore &lt;b&gt;Sauvés par le  Gong&lt;/b&gt; (1989) -, elle s’imposa rapidement comme la « buddy sitcom » de  référence, s’exportant dans le monde entier et rassemblant en moyenne  26 millions de spectateurs par semaine (52,5 millions lors de la  diffusion du dernier épisode, le 6 mai 2004).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Seule comédie amicale qui  soit véritablement parvenue à s’imposer depuis le raz-de-marée &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt;, créée par Carter Bays et Craig Thomas et  diffusée depuis 2005 sur CBS, incite inévitablement à la comparaison  avec son aînée. Comment les deux séries se sont-elles attachées à mettre  en scène les aventures et les déboires d’un groupe d’amis installés à  New-York ? Qu’ont-elles en commun, et qu’est-ce qui les sépare ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Toutes deux inspirées de  la jeunesse de leurs créateurs respectifs – le personnage de Ted est  largement inspiré de Carter Bays, tandis que Lily et Marshall incarnent  sur les écrans le couple formé à la ville par Craig Thomas et sa femme  Rebecca, celle-ci ayant d’ailleurs accepté à la seule condition que son  personnage soit interprété par Alysson Hannigan -, &lt;b&gt;How I Met Your  Mother&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; reprennent toutes deux les recettes  éprouvées des comédies amicales. Si les personnages ne sont pas  développés de manière totalement identique, on y retrouve cependant peu  ou prou les mêmes schémas : une nouvelle venue au sein du groupe d’amis  (Rachel pour &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;, Robin pour &lt;b&gt;HIMYM&lt;/b&gt;), un couple à  priori inébranlable (Chandler et Monica / Lily et Marshall), un couple  qui ne cesse de se chercher à travers les épisodes et les saisons  (Rachel et Ross / Robin et Ted), une histoire d’amour longtemps  considérée comme totalement improbable (Rachel et Joey / Robin et Ted),  un séducteur invétéré mais incapable de construire une vraie relation  (Joey / Barney)…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/how-i-met-your-mother2.1285137638.jpg" alt="how-i-met-your-mother2.1285137638.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Une différence notable  toutefois, dans la position individuelle de chaque personnage au sein du  groupe : alors que &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; est parvenue à s’imposer tout au long  des dix saisons comme un véritable « ensemble show », aucun personnage  n’étant mis en avant au détriment d’un autre, &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt;  repose en grande partie sur le charisme de Barney. Qu’il s’agisse d’une  volonté ou d’un écueil, le fait est que sans les frasques de ce  personnage particulièrement savoureux, la série paraît difficilement  viable. Par ailleurs, l’une comme l’autre ont recours aux flashbacks  pour explorer le passé, souvent tourmenté, de leurs personnages : la  mère de Phoebe s’est suicidée lorsqu’elle avait 13 ans, le père de  Chandler est transsexuel, Monica a longtemps souffert de son obésité ;  quant à Robin (&lt;b&gt;HIMYM&lt;/b&gt;), ce n’est que contrainte et forcée qu’elle  finit un jour par révéler sa carrière précoce de teenage pop star,  expliquant ainsi sa phobie des centres commerciaux par le succès de son  tube : « &lt;i&gt;Let’s go to the mall&lt;/i&gt; »…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Prétexte à rire, le passé  permet aussi d’aborder des sujets plus difficiles : enfants de  divorcés, de parents marginaux, abusifs ou dépressifs, les personnages  de &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt; comme de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; peinent à  trouver leur place dans le monde, reconstituant avec leur groupe d’amis  la cellule familiale qu’ils n’ont, pour certains, jamais connue. Pas de  grande avancée dans les thèmes abordés par &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; ayant déjà abordé nombre de sujets plus ou moins tabous  par le biais de l’humour ; quant au traitement de ces thèmes, la plus  récente des deux paraît globalement plus libérée, sans toutefois aller  jusqu’à bousculer l’ordre établi : comme toute série produite et  diffusée par un network américain, &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt; est  soumise aux règles très strictes de la FCC (équivalent du CSA) en  matière de langage et de nudité. Mais à la différence de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;,  la série de Bays et Thomas ne cesse de jouer avec les codes de la  censure. Ainsi, outre que la bande d’amis se retrouve désormais au pub  pour boire des pintes et non plus du café, outre que le sexe est  ouvertement présent dans les dialogues et dans l’action, la consommation  de haschich est illustrée par une scène montrant Ted et Marshall  attablés autour d’un « sandwich qui fait rire », tandis que tout un  épisode – épisode de Noël, qui plus est – tourne autour de l’insulte de  Ted envers Lily : « bitch » est ici remplacé par « grinch », qui est  également le nom d’un héros de livre pour enfants dont l’action se  déroule pendant les préparatifs de Noël.&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/barney3.1285137663.jpg" alt="barney3.1285137663.jpg" width="448" height="347" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Car tout l’intérêt – à  mon sens, du moins – de &lt;b&gt;How&lt;/b&gt;&lt;b&gt; I Met Your Mother&lt;/b&gt; réside dans  son procédé narratif : nous ne sommes pas les destinataires directs du  récit, conté en réalité par Ted à ses enfants en l’an 2030. Procédé qui  justifie le ton parfois très politiquement correct – impossible, en  effet, de tout raconter à ses propres enfants – et le recours à une  construction bien moins linéaire que celle de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; :  flashbacks, flashforwards, recours au split screen, croisements,  commentaires du narrateur, contribuent à donner un rythme et un souffle  nouveaux à un genre par ailleurs très codifié. Une bouffée d’oxygène que  vient renforcer le choix du dispositif à une caméra : à la différence  de &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;, sitcom traditionnelle filmée avec plusieurs caméras  fixes et enregistrée en studio et en public, chaque épisode étant tourné  d’une traite après plus d’une semaine de répétitions, &lt;b&gt;How I Met Your  Mother&lt;/b&gt; est ce qu’on appelle aux Etats-Unis une « single-camera  comedy ». Plus proches du cinéma que du théâtre, ces comédies –  présentes depuis les années 60 -, utilisent un dispositif plus souple :  un seul cadreur mobile, un tournage en studio sans public (ce n’est  qu’après le montage que l’épisode est diffusé à un public, et c’est  seulement à ce moment que les rires sont enregistrés), et par conséquent  davantage de souplesse dans la mise en scène, des scènes en extérieur  plus nombreuses, des décors plus complexes et une cadence de vannes  souvent moins effrénée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Bien plus que sur le  fond, qui malgré une certaine libération des mœurs et un plus grand  cynisme – pas de happy end, par exemple, sur le plan financier et  professionnel pour les personnages de &lt;b&gt;HIMYM&lt;/b&gt; – n’est guère engagé  plus loin que &lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt; ne l’avait fait en son temps, c’est sur le  plan formel, scénaristique et narratif que sont à chercher les  innovations de &lt;b&gt;How I Met Your Mother&lt;/b&gt;. Même si là encore, il  convient de relativiser, et de ne pas oublier l’impact, tant sur le plan  formel que sur celui du contenu et pour ne parler que de ces dix  dernières années, de comédies comme &lt;b&gt;Malcolm in the Middle&lt;/b&gt; (2000)  ou &lt;b&gt;Arrested Development&lt;/b&gt; (2006).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-8051656976801574000?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/8051656976801574000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/how-i-met-your-mother-vs-friends.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8051656976801574000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8051656976801574000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/how-i-met-your-mother-vs-friends.html' title='How I Met Your Mother vs Friends'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-4954888975793228538</id><published>2010-11-06T04:24:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:25:19.240-07:00</updated><title type='text'>True Blood (saison 3) : profusion et confusion</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="CENTER"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/filescropped/9729_448_251/2010/09/trueblood.1284990325.jpg" style="width: 448px; height: 251px;" alt="trueblood.1284990325.jpg" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="CENTER"&gt;&lt;b&gt;Si vous n’avez pas vu la saison 3, mieux vaudrait  ne pas lire cette note…&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt; se serait-il laissé submerger par  l’enthousiasme critique et le succès populaire de &lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt; ?  C’est ce qui ressort de cette très brouillonne troisième saison qui, si  elle n’est pas dénuée d’intérêt et se regarde toujours avec un certain  plaisir, s’emmêle les pinceaux dans la multiplication des storylines et  des personnages. Alors que la deuxième saison parvenait, malgré les  transes orgiaques de plus en plus présentes et intenses, à se structurer  clairement autour de trois intrigues principales (la recherche de  Godric, le séminaire de Jason et l’influence croissante de Maryann sur  les habitants de Bon Temps), la troisième saison se perd parmi les trop  nombreuses pistes : entre la disparition de Bill et son allégeance au  Roi de Louisiane, sa relation volcanique avec sa créatrice Lorena, le  trafic de V organisé par la Reine, la dénonciation d’Eric et ses désirs  de vengeance envers le meurtrier de sa famille, l’introduction des  loups-garous, l’ombre planante du nazisme et les origines vikings  d’Eric, les révélations concernant la vraie nature de Sookie, la  souffrance de Tara et son enlèvement par un vampire désaxé, la rencontre  de Jason avec une bien étrange créature, celle de Lafayette avec un  certain Jesus, ainsi qu’avec la magie et la sorcellerie … Impossible de  tenir toutes les promesses, et des pans entiers du récit restent à  l’abandon ou font l’objet d’un traitement décevant.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Le fait est que lorsque l’on décide d’achever chacun  des épisodes de la série par un cliffhanger, et que l’on refuse le  recours à l’ellipse (chaque épisode et chaque saison débutant exactement  là où le récit s’était précédemment interrompu), il faut être en mesure  de tenir ses engagements ; or, c’est de manière quasi-systématique que  le suspense de fin d’épisode débouche sur une résolution décevante et  bâclée, chaque cliffhanger générant un peu moins d’attente. Le problème  est de taille lorsqu’il s’agit d’une fin de saison, car Alan Ball semble  cette fois-ci confondre accroche et confusion : aucune amorce de  résolution pour les multiples storylines - à la différence du  « phénomène Maryann » en fin de saison 2 -, de nouvelles interrogations  venant néanmoins se superposer à l’ensemble. Résultat : on étouffe, on  se perd, et on appréhende plus qu’on attend la quatrième saison, qui  s’annonce davantage comme une deuxième partie de la saison 3 que comme  un véritable nouveau volet.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Difficile de ne pas faire la (douloureuse)  comparaison avec la maîtrise scénaristique de &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;, ou  avec l’intelligente gestion des personnages dans &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;True  Blood&lt;/b&gt; s’enlise dans des schémas artificiellement plaqués, qu’elle  tente de dépasser avant même de les avoir intégrés. Et c’est non sans  une certaine fatigue que l’on imagine déjà la nouvelle catastrophe vers  laquelle court Jason Stackhouse, la énième réconciliation qui entraînera  Sookie dans les bras de Bill, et les obstacles qui ne manqueront pas de  perturber l’idylle de Jessica et Hoyt. Seul le personnage de Tara  semble sortir du carcan, et son départ n’est pas sans faire écho à nos  propres doutes : et si nous aussi, nous en venions finalement à quitter  Bon Temps ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-4954888975793228538?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/4954888975793228538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-saison-3-profusion-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4954888975793228538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4954888975793228538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-saison-3-profusion-et.html' title='True Blood (saison 3) : profusion et confusion'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3762608924032291124</id><published>2010-11-06T04:23:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:24:41.679-07:00</updated><title type='text'>Nikita : jamais deux sans trois</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/nikita.1284494607.jpg" alt="nikita.1284494607.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Jamais deux sans trois : après un remake américain, &lt;b&gt;Point  of No Return&lt;/b&gt;, en 1993 et une première adaptation télévisuelle, &lt;b&gt;La  Femme Nikita&lt;/b&gt;, diffusée entre 1997 et 2001 sur le network USA, la &lt;b&gt;Nikita&lt;/b&gt;  de Luc Besson (1990) fait de nouveau l’objet d’une adaptation. Et c’est  cette fois-ci la CW qui s’y colle, avec aux manettes &lt;b&gt;Craig  Silverstein &lt;/b&gt;(&lt;b&gt;Dead Zone, Bones, Terra Nova&lt;/b&gt;), &lt;b&gt;Danny Cannon&lt;/b&gt;  (&lt;b&gt;Souviens-toi…l’été dernier 2, Les Experts, The Forgotten&lt;/b&gt;), &lt;b&gt;McG&lt;/b&gt;  (&lt;b&gt;Newport Beach, Supernatural&lt;/b&gt;) et &lt;b&gt;Peter Johnson&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Il y avait néanmoins quelques raisons de craindre un  énorme fiasco : outre le risque d’overdose lié à l’apparition d’une  quatrième Nikita sur les écrans, le développement du projet par le  réseau CW, la chaîne des ados et des (très) jeunes adultes (&lt;b&gt;Gilmore  Girls, Gossip Girl, The Vampire Diaries, Les Frères Scott, Supernatural&lt;/b&gt;,  mais aussi &lt;b&gt;7 à la maison&lt;/b&gt; et la récente et catastrophique &lt;b&gt;Hellcats&lt;/b&gt;)  avait de quoi nous inviter à la prudence.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Mais le pire n’est pas advenu, et ce pilote nous  réserve quelques bonnes surprises, à commencer par l’interprétation de &lt;b&gt;Maggie  Q&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Dragon Squad, Mission Impossible 3, Die Hard 4&lt;/b&gt;) dans le  rôle de Nikita : rompue à l’exercice des scènes d’action, l’actrice (et  sa doublure) manie fort habilement le flingue et le coup de savate, et  si la série n’échappe pas aux clichés de l’espionne sur-entraînée, ultra  sexy et toujours impeccablement coiffée, Q s’en sort avec élégance,  compensant l’excès de glamour par une répartie cinglante et une certaine  noirceur.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;La deuxième bonne surprise de ce pilote tient au  pitch même, les scénaristes ayant eu l’intelligence de ne pas nous  raconter une nouvelle fois l’enrôlement de Nikita au sein de la Division  ; si le film de Besson mettait en scène le recrutement et la formation  de jeunes paumés au sein de cette organisation secrète, la série de la  CW s’intéresse à la suite des événements : Nikita, après trois ans de  services contraints et forcés au sein de la Division, a pris la fuite,  et paraît bien décidée à démanteler cette organisation meurtrière.  L’effet de surprise est ainsi préservé, et le twist final,  intelligemment amené, conserve toute sa saveur.&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;Reste que ce pilote demeure extrêmement classique, et  tire parfois de si grosses ficelles que l’ensemble perd en crédibilité ;  mais les interactions entre certains personnages - impossible d’en dire  plus sans dévoiler une partie de l’intrigue – incitent à penser que &lt;b&gt;Nikita&lt;/b&gt;  nous réserve, à défaut d’originalité et d’audace, quelques bons moments  de suspense.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3762608924032291124?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3762608924032291124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/nikita-jamais-deux-sans-trois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3762608924032291124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3762608924032291124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/nikita-jamais-deux-sans-trois.html' title='Nikita : jamais deux sans trois'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-2598421543145122658</id><published>2010-11-06T04:23:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:23:46.521-07:00</updated><title type='text'>Terriers : deux privés à San Diego</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/terriers.1284305806.jpg" alt="terriers.1284305806.jpg" width="448" height="416" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Créée par &lt;b&gt;Ted Griffin&lt;/b&gt; (scénariste de &lt;b&gt;Ocean  Eleven&lt;/b&gt;) et produite par &lt;b&gt;Shawn Ryan&lt;/b&gt; (créateur de &lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt;),  &lt;b&gt;Terriers &lt;/b&gt;met en scène les aventures de Hank Dolworth et Britt  Pollack, deux privés sans grande envergure et… sans licence  professionnelle. Réactualisant la figure du détective amateur, looser et  néanmoins sympathique à la façon de &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/04/22/bored-to-death/"&gt;&lt;b&gt;Bored  to Death&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;  (HBO, 2009), Terriers misait beaucoup sur  l’attachement du spectateur à ce couple d’enquêteurs à la petite semaine  : pari réussi, tant le pilote repose sur la connivence entre Hank,  ex-flic alcoolique et récemment divorcé, et Britt, éternel post-ado  vaguement irresponsable et franchement immature, sans qu’il soit jamais  précisé comment ces deux-là en sont venus à travailler ensemble. Mais si  jusqu’ici, leur quotidien se limitait à résoudre des affaires  d’enlèvement de chien et de mari volage, les choses vont subitement se  corser, et c’est presque par hasard qu’ils se retrouvent embarqués dans  une vaste histoire de corruption et de chantage. Si l’intrigue policière  peine un peu, dans le pilote, à convaincre complètement - faute  d’équilibre et de rythme -, elle laisse toutefois entrevoir un certain  nombre de possibilités scénaristiques, le tout sur un mode  feuilletonnant plutôt réjouissant.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Outre qu’elle nous offre le plaisir de retrouver &lt;b&gt;Donal  Logue&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Life&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Grounded for Life&lt;/b&gt;) dans  le rôle de Hank, le charmant &lt;b&gt;Michael Raymond-James&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;True  Blood&lt;/b&gt;) dans le personnage de Britt et &lt;b&gt;Christopher Cousins&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Breaking  Bad&lt;/b&gt;) dans celui du méchant Robert Lindus, la nouvelle production de  Shawn Ryan parvient en 45 minutes à planter le décor et l’ambiance de  la série - à mille lieues de la très noire &lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt; :  photographie lumineuse et cadre de rêve, la Californie de &lt;b&gt;Terriers &lt;/b&gt;s’oppose  à l’aspect décalé et cradingue de ses deux anti-héros, et sert  intelligemment le ressort comique de ce qui, malgré certains passages  plus sombres, se conçoit avant tout comme une dramédie. Rythmé par des  dialogues efficaces, soutenu par une mise en scène originale et soignée,  ce pilote pose les bases d’une série agréable et bien ficelée qui, à  défaut d’être un chef-d’oeuvre, promet de tenir ses engagements :  distraire et amuser.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-2598421543145122658?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/2598421543145122658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/terriers-deux-prives-san-diego.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2598421543145122658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/2598421543145122658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/terriers-deux-prives-san-diego.html' title='Terriers : deux privés à San Diego'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1081598099204691516</id><published>2010-11-06T04:22:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:23:16.391-07:00</updated><title type='text'>Big Love (saison 2) : les choses se compliquent</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/biglove1.1284071189.jpg" alt="biglove1.1284071189.jpg" width="448" height="303" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Si vous n’avez pas  vu l’intégralité de la saison 1, il pourrait être judicieux de ne pas  lire ce qui suit…&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Nous avions laissé Bill  Henrickson et ses trois épouses, à la fin de la première saison, au  seuil d’une remise en question que l’on pressentait sans trop y croire.  Barbara, première et seule épouse de Bill pendant plusieurs années,  voyait dans le concours de «Mère de l’année » l’occasion de tisser de  nouveaux liens avec le monde extérieur ; sa disqualification publique  pour polygamie la renvoya  brutalement à ses propres choix de vie, et  c’est en plein bouleversement que la retrouvons au début de la deuxième  saison. Un bouleversement qui va rapidement atteindre les autres membres  de la famille, tout ce petit monde étant bien entendu très étroitement  lié : de Nicki, bien plus fragile qu’il n’y paraît et terrorisée à  l’idée de perdre son foyer, à Margene, qui souffre de plus en plus  d’avoir à se présenter comme une mère célibataire, en passant par les  enfants adolescents de Bill et Barb, Sarah et Ben, tous semblent  trimballer en silence le poids de la frustration, de la colère et des  non-dits. Et c’est non sans un certain soulagement que l’on voit  progressivement voler en éclats l’image quasi-idyllique, présentée  pendant la première saison, de la famille polygame moderne.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;C’est ainsi que l’on en  apprend davantage sur les motivations de chacune des épouses, sur les  raisons qui les ont amenées à accepter ce mode de vie : si Margene  semble avoir eu une vie sexuelle et affective plutôt intense avant son  mariage, dont le principal attrait était visiblement pour elle, au-delà  de la personne de Bill, l’amour que pouvait lui offrir une famille  entière, il n’en va clairement pas de même pour Nicki, élevée au sein  d’une communauté mormone fondamentaliste. Les mots échangés à ce propos  entre Barb et elle parlent d’eux mêmes, et méritaient d’être  retranscrits:&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Nicki : « &lt;i&gt;Barb, je ne  me suis pas mariée par amour, je me suis mariée pour le principe.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Barb : « &lt;i&gt;Pas moi. J’ai  essayé. Je ne pense pas avoir fait un engagement de principe.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Nicki : « &lt;i&gt;&lt;span&gt;Ç&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;a  me fait peur. Je ne crois pas qu’un mariage basé sur l’amour puisse  durer. L’institution        sacrée et divine du mariage… Sans ça, ce ne  sont que des relations sans but ou sans      résolution. Comment  surmonter les épreuves rien qu’avec de l’amour ?&lt;/i&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span&gt;Quant à Barb, la  disqualification au concours de « Mère de l’année » semble n’être que  l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, l’occasion de rappeler à Bill  qu’elle n’a accepté la polygamie que parce qu’elle refusait de le perdre  lui, et que sa colère et sa souffrance n’ont, des années après,  toujours pas disparu. C’est d’ailleurs de manière très résignée qu’elle  lui explique que, bien qu’ils soient aujourd’h&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ui toujours  liés par un profond engagement, leur premier mariage est bel et bien  fini.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/biglove2.1284071212.jpg" alt="biglove2.1284071212.jpg" width="448" height="297" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;L&lt;span&gt;es membres de la  famille Henrickson gagnent donc en densité et en profondeur ; à ce  titre, les deux adolescents que sont Ben et Sarah font l’objet d’une  attention toute particulière au cours de cette deuxième saison, et leurs  premiers émois amoureux sont bien évidemment traversés par la question  de la polygamie. Opposition catégorique et néanmoins douloureuse pour  Sarah, adhésion extrême et énorme mal-être pour Ben, leurs positions  respectives sont une manière habile d’introduire la possibilité d’un  regard critique, d’entamer une réflexion sur la question. Là où la  première saison se contentait d’introduire le contexte et les  personnages, demeurant dans un registre descriptif assez déroutant pour  un thème sujet à une telle polémique, la seconde met dans la balance  plusieurs regards sur la polygamie. A commencer par le nôtre, que les  scénaristes nous renvoient astucieusement à travers le jugement de la  société sur le mode de vie des Henrickson : organisateurs du concours,  voisins, famille, tous ont un avis très tranché et extrêmement  moralisateur sur le choix de vie de Bill et de ses trois épouses. Mais  qu’en est-il réellement des principaux intéressés ? C’est la piste que  la seconde saison de &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; nous  propose de suivre, et elle s’annonce infiniment plus intéressante que ce  que la première saison laissait pressentir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span&gt;Le personnage de  Bill semble également vaciller sur ses bases, remis en cause dans ses  principes et son éthique par Barb, bousculé par sa fille Sarah qui  affirme ne pas voir la différence entre « l’enceinte » (la communauté de  Juniper Creek) et eux, sermonné p&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ar un flic qui lui  rappelle très justement qu’« &lt;i&gt;on ne peut pas tout faire au nom de Dieu  et rendre ça moral&lt;/i&gt; ». Et Bill a beau s’évertuer à préciser à qui  veut bien l’entendre : « &lt;i&gt;je suis le gentil &lt;/i&gt;», ses méthodes et ses  arnaques à la petite semaine ne diffèrent guère de celles du  « prophète » Roman et de sa clique. Reste à savoir si un personnage  vivant avec trois femmes, et lorgnant sur une quatrième, peut  vaillamment assener que « l&lt;i&gt;e mariage n’est pas une démocratie&lt;/i&gt; »  et gagner néanmoins en capital sympathie au cours des saisons. Pour ma  part, rien n’est moins sûr…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span&gt;Quoiqu’il en soit,  avec un scénario bien mieux ficelé et un propos plus nuancé, la deuxième  saison de &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; gagne en complexité  ce que la première offrait en légèreté. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1081598099204691516?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1081598099204691516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-love-saison-2-les-choses-se.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1081598099204691516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1081598099204691516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-love-saison-2-les-choses-se.html' title='Big Love (saison 2) : les choses se compliquent'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-6578657378041147015</id><published>2010-11-06T04:22:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:22:49.755-07:00</updated><title type='text'>True Blood (saison 2) : question de libre-arbitre</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/true-blood1.1283888418.jpg" alt="true-blood1.1283888418.jpg" width="448" height="653" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Si vous n’avez pas  vu la saison 2, vous risquez de me maudire en vous aventurant au-dessous  de cette balise spoiler. Pas de grande révélation, mais sait-on jamais…&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Il aura fallu attendre  près d’une saison et demie pour que &lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt; trouve son rythme  et sa tonalité propres, s’affranchissant de la mythologie vampirique et  se métamorphosant en quelque chose de bien plus complexe que la  désormais traditionnelle histoire d’amour entre une humaine un peu trop  naïve et un buveur de sang un peu trop tourmenté. Il aura fallu attendre  près d’une saison et demie pour retrouver la patte d’&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt;,  ses talents d’observateur de la psyché humaine et son cynisme mordant.  Et qu’importe si, à l’issue de cette deuxième saison, &lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt;  ne fait pas toujours preuve de la même finesse que sa précédente série, &lt;b&gt;Six  Feet Under&lt;/b&gt; ; qu’importe s’il subsiste une certaine mièvrerie dans  la relation de Sookie à Bill, dans leurs échanges souvent trop longs et  leur amour moyennement convaincant. Le reste, tout le reste, est si  remarquablement développé qu’il semble valoir la peine de passer  l’éponge sur certaines faiblesses.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Et le reste, dans cette  saison de tous les excès et de toutes les folies, se décompose en trois  mouvements : &lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt; nous embarque tout d’abord à Dallas aux  côtés de Bill et Sookie, invités à la demande d’Eric à enquêter sur la  disparition de Godric, son créateur, vampire vieux de 2000 ans et  accessoirement shérif du Secteur 9, à savoir le Texas ; une enquête qui  va rapidement s’avérer étroitement liée à l’Eglise de la Communauté du  Soleil, dont les représentants officiels, Steve et Sarah Newlin, sont  parvenus à endoctriner Jason Stackhouse au cours d’un de leurs obscurs  séminaires ; du côté de Bon Temps, enfin, rien ne semble plus en mesure  d’arrêter la mystérieuse Maryann, qui entraîne bientôt la ville entière  dans des rituels de plus en plus désinhibés et incontrôlés.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/true-blood2.1283888431.jpg" alt="true-blood2.1283888431.jpg" width="448" height="297" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Trois intrigues  parallèles, donc, qui non seulement se rejoignent et s’imbriquent  parfaitement, mais  s’intéressent toutes, sur différents registres et à  différents niveaux, à une seule et même thématique : celle de  l’autorité. Il me semble en effet que, si ce qui ressort de cette  deuxième saison est bien évidemment la question du fondamentalisme  religieux, ce qui sous-tend l’ensemble est plus précisément le rapport  de la masse à l’individu, la capacité d’aveuglement et de  déresponsabilisation de tout un chacun au profit d’un leader unique,  (auto)proclamé omnipotent et omniscient.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;C’est ce dont il est  question dans les rapports, largement étudiés au cours de ces douze  épisodes, entre un vampire et son créateur, qu’il s’agisse d’Eric et de  Godric ou de Bill et de Lorena ; c’est ce qui est en jeu dans la  position de Godric et son refus de satisfaire la majorité au mépris de  ses convictions personnelles ; c’est encore le même mécanisme à l’œuvre  dans l’endoctrinement de Jason et des nombreux autres adeptes de  l’Eglise de la Communauté du Soleil ; c’est, enfin, le processus poussé à  son extrême qu’&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt; met – avec force provocation – en scène  avec le personnage de Maryann, capable de placer toute une ville sous  son emprise mais elle-même aveuglée par le Dieu qu’elle vénère. « &lt;i&gt;Ne  sous-estime jamais le pouvoir de la foi aveugle&lt;/i&gt; », confie  Sophie-Anne, reine des vampires de Louisiane – et accessoirement autre  figure de l’autorité – à Eric. Ne sous-estime jamais non plus la  tentation de la foule et de l’individu à renoncer au libre-arbitre,  semble lui répondre en écho Alan Ball, qui nous livre une seconde saison  jouissive, intelligente et drôle. Et fortement addictive.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-6578657378041147015?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/6578657378041147015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-saison-2-question-de-libre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/6578657378041147015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/6578657378041147015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-saison-2-question-de-libre.html' title='True Blood (saison 2) : question de libre-arbitre'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3426269369344361979</id><published>2010-11-06T04:21:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:22:08.059-07:00</updated><title type='text'>Afterlife (saison 1) : du travail d'orfèvre</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/afterlife2.1283713379.jpg" alt="afterlife2.1283713379.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Sept mois seulement  séparent le lancement de &lt;b&gt;Médium&lt;/b&gt;, série américaine centrée sur la  faculté d’Allison Dubois à communiquer avec les morts, de celui d’&lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;  : créée par &lt;b&gt;Stephen Volk&lt;/b&gt; et diffusée entre le 16 août 2005 et le  11 novembre 2006 sur &lt;b&gt;ITV&lt;/b&gt; (réseau privé britannique), &lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;  met en scène les (més)aventures d’une certaine Alison, qui partage avec  sa consœur américaine les mêmes capacités à entrer en contact avec  l’au-delà.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Mais si, sur le papier,  les deux pitchs sont troublants de similitude, la comparaison s’arrête  là : bien qu’il ne soit nullement question de remettre en cause les  qualités de &lt;b&gt;Médium&lt;/b&gt;, force est de constater qu’&lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;  joue dans une toute autre catégorie. Mettant de côté le potentiel  sensationnel et effrayant du récit, la série de &lt;b&gt;Stephen Volk&lt;/b&gt; tire  toute sa force de son enracinement dans le réel : Alison Mundy vit  seule à Bristol dans une bicoque défraîchie et n’aspire qu’à mener une  existence normale. Loin d’être infaillible, son don ne fonctionne pas  sur commande et aboutit rarement à des résultats spectaculaires ; la  police locale n’a que faire de ses services, et c’est dans l’alcool que  la médium noie sa douleur, sans cesse tourmentée par les morts aussi  bien que par les vivants.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/afterlife1.1283713394.jpg" alt="afterlife1.1283713394.jpg" width="448" height="209" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Des vivants sceptiques et  réticents qui, à l’image du très rationnel Robert Bridge, enseignant en  psychologie et spécialiste du paranormal, ne cessent de questionner sa  santé mentale ; si leur relation complexe, conflictuelle et profonde  doit beaucoup à l’excellente interprétation de &lt;b&gt;Lesley Sharp&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Andrew  Lincoln&lt;/b&gt; – qui seront par ailleurs respectivement nominés comme  meilleure actrice et meilleur acteur au Festival de Monte-Carlo 2007 -,  elle repose également sur les grandes qualités d’écriture de la série :  loin de s’enfermer dans le carcan du formula show, la première saison d’&lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;  parvient à établir une structure solide en seulement six épisodes, sans  que jamais le spectateur ne prenne totalement conscience de cette  ossature. Qu’elle tente de venir en aide à la police pour retrouver une  petite fille disparue, qu’elle s’acharne à percer le secret d’un jeune  garçon interné pour schizophrénie, qu’elle « libère » une vieille dame  condamnée à errer dans une maison de retraite ou qu’elle soit utilisée  par une jeune femme persuadée que son appartement est hanté, Alison n’a  de cesse de trouver le repos et la tranquillité, et c’est toujours  malgré elle que ce don, qu’elle considère presque comme une malédiction,  revient troubler le cours de sa vie. Toujours contactée par des moyens  différents, pour des motifs différents et dans des circonstances  différentes, Alison va de surprise en surprise et nous préserve de tout  sentiment de lassitude, chaque épisode apportant plus de densité et de  profondeur à cet incroyable personnage.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;« &lt;i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;You don’t choose the spirits. They choose  you&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; », avait l’habitude de lui répéter sa tante Vi, qui lui a  révélé dès l’âge de dix ans ses talents de médium. Mais plus encore que  des morts, c’est bien des vivants dont il est question dans &lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;,  de la complexité des rapports humains et de la souffrance comme  fatalité, mais aussi comme gage de la richesse de cette vie. Si &lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt;  impressionne, c’est par sa capacité à explorer les tréfonds de l’âme  humaine ; si elle tient en haleine, c’est au cours de ces huis-clos  entre morts et vivants, où le poids du secret, de la culpabilité, de la  rage et de la détresse humaine effraie finalement bien davantage que  toute la dimension paranormale, si spectaculaire soit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;b&gt;Afterlife&lt;/b&gt; est un  petit bijou de noirceur et de justesse. Qu’on se le dise.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3426269369344361979?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3426269369344361979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/afterlife-saison-1-du-travail-dorfevre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3426269369344361979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3426269369344361979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/afterlife-saison-1-du-travail-dorfevre.html' title='Afterlife (saison 1) : du travail d&apos;orfèvre'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1045208967742091264</id><published>2010-11-06T04:21:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:21:36.037-07:00</updated><title type='text'>No Ordinary Family : un Heroes à la sauce Disney</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/no-ordinary-family1.1283456797.jpg" alt="no-ordinary-family1.1283456797.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;On en attendait assez peu  de &lt;b&gt;No Ordinary Family&lt;/b&gt;, la nouvelle série de &lt;b&gt;Greg Berlanti&lt;/b&gt;  (&lt;b&gt;Eli Stone&lt;/b&gt;) et &lt;b&gt;John Harmon Feldman&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Big Shots&lt;/b&gt;). Le  pilote, diffusé le 22 août dernier sur &lt;b&gt;ABC&lt;/b&gt;, est malheureusement  venu confirmer ce qui n’était encore qu’un pressentiment : &lt;b&gt;No  Ordinary Family&lt;/b&gt; est un &lt;b&gt;Heroes&lt;/b&gt; revisité à la sauce Disney, et  la présence de &lt;b&gt;Michael Chiklis&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt;) et de &lt;b&gt;Julie  Benz&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt;) ne changera visiblement pas grand-chose à  l’affaire.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Il faut dire que dès la  lecture du pitch, ça sentait le déjà-vu à plein nez : les Powell,  famille américaine lambda composée de papa (Jim), maman (Stephanie) et  des deux enfants (Daphne et J.J), décident un jour de partir tous  ensemble en voyage, afin de retrouver une complicité quelque peu  dissolue dans les tracas quotidiens. Mais les choses ne se passent pas  tout à fait comme prévu, et leur avion s’écrase au beau milieu de  l’Amazonie, les plongeant tous les quatre dans une eau étrangement  fluorescente ; tous en réchappent miraculeusement, mais découvrent à  leur retour qu’ils possèdent désormais des pouvoirs surnaturels : Jim  est fort comme un bœuf et doté de réflexes extraordinaires, sa femme  Stephanie est capable de parcourir 1,5 km en 6 secondes, Daphne devient  télépathe et J.J acquiert une intelligence hors du commun. Impossible de  ne pas penser à &lt;b&gt;Heroes&lt;/b&gt;, dont la première saison avait eu le  mérite de nous surprendre ; difficile également de ne pas faire le  rapprochement avec le cru 2004 des studios &lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Pixar&lt;/span&gt;, les &lt;b&gt;Indestructibles&lt;/b&gt;, qui mettait en scène  les aventures d’une famille de super-héros (et dont le père, Robert Parr  / M. Indestructible, possédait précisément une force surhumaine). Si &lt;b&gt;No  Ordinary Family&lt;/b&gt; est une relecture de &lt;b&gt;Heroes&lt;/b&gt;, c’est à la  lumière des productions Disney qu’il convient de l’appréhender, tant le  pilote déborde d’amour guimauve et de bons sentiments.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/09/no-ordinary-family2.1283456812.jpg" alt="no-ordinary-family2.1283456812.jpg" width="448" height="264" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Le titre indiquait  clairement qu’il serait ici question de famille, mais les scénaristes  ont jugé bon de charger la mule en ajoutant en voix-off les commentaires  insipides de Jim sur sa femme et ses enfants, ainsi que des séquences  face caméra du plus mauvais effet, plaquées de manière totalement  artificielle – les dernières minutes du pilote nous en fourniront la  laborieuse explication – sur un récit qui peine à trouver son rythme et  sa cohérence. Revenus on ne sait comment d’un crash d’avion dont ils se  soucient visiblement comme de leur première chemise, les Powell lassent  dès les premières minutes, et même leurs super-pouvoirs ne parviennent  guère à susciter un embryon d’intérêt : &lt;b&gt;Jim&lt;/b&gt;, sous-fifre dans un  petit commissariat, peine à trouver sa place de chef de famille – on  nous fait suffisamment comprendre qu’il est difficilement supportable  pour un homme de sa trempe, et finalement pour un homme tout court,  d’occuper un poste très inférieur à celui de sa scientifique de femme –  et se retrouve ni une ni deux doté d’une (très virile) force surhumaine ;  &lt;b&gt;Stephanie&lt;/b&gt;, scientifique brillante et mère très imparfaite  puisque totalement surbookée, obtient soudain la capacité de travailler  80 heures par semaine tout en étant complètement dévouée à sa famille ; &lt;b&gt;Daphne&lt;/b&gt;,  adolescente pleine d’idéaux et d’illusions, va probablement gagner en  maturité et en pragmatisme en entendant les pensées des gens qui  l’entourent ; quant à son frère &lt;b&gt;J.J&lt;/b&gt;, si largué à l’école que ses  profs soupçonnent chez lui une obscure « déficience mentale », le voilà  désormais à même de résoudre les plus difficiles équations… Chacun se  voit donc doté d’un super-pouvoir en exacte adéquation avec ses besoins  et ses attentes personnelles : outre qu’il manque cruellement  d’originalité, l’angle choisi par les scénaristes risque vite d’épuiser  ses maigres possibilités, tant on imagine déjà toutes les ficelles  susceptibles d’être utilisées.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Et lorsque le pilote, au  cours d’une ultime scène d’émotion et de partage familial, achève de  basculer totalement dans le ridicule, c’est à la vitesse de Stephanie  que je décide de quitter le navire. &lt;b&gt;No Ordinary Family&lt;/b&gt;, ou l’art  du naufrage on ne peut plus ordinaire…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1045208967742091264?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1045208967742091264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/no-ordinary-family-un-heroes-la-sauce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1045208967742091264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1045208967742091264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/no-ordinary-family-un-heroes-la-sauce.html' title='No Ordinary Family : un Heroes à la sauce Disney'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-5965539218809132482</id><published>2010-11-06T04:20:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:21:07.674-07:00</updated><title type='text'>Damages (saison 1) : si Machiavel était une femme</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/damages1.1283288281.jpg" alt="damages1.1283288281.jpg" width="448" height="448" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Ellen Parsons court, ensanglantée, dans les rues  de New-York. C’est sur cette image choc que s’ouvre la première saison  de &lt;b&gt;Damages&lt;/b&gt;, créée en 2007 par &lt;b&gt;Todd A. Kessler&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Glenn  Kessler&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Daniel Zelman&lt;/b&gt; (scénaristes à l’œuvre dans &lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;The Practice&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;New York Unité Spéciale&lt;/b&gt;), et  qui dynamita en son temps les codes de la série judiciaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Mais (re)plantons tout d’abord le décor. A la tête  du cabinet d’avocats le plus puissant de la ville, Hewes &amp;amp;  Associés, la redoutable Patty Hewes a récemment jeté son dévolu sur une  nouvelle proie : Arthur Frobisher, financier véreux accusé d’avoir  escroqué ses 5000 employés. Prête à tout pour parvenir à ses fins, Patty  Hewes recrute la jeune et brillante Ellen Parsons, tout juste sortie de  la faculté de droit. Mais entre petites combines et grandes trahisons,  menaces et meurtres, Ellen va vite comprendre qu’elle n’a pas été  embauchée que pour ses compétences professionnelles…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Qu’ont en commun &lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Vic Mackey&lt;/span&gt; (&lt;b&gt;The Shield&lt;/b&gt;), Lucy Spiller (&lt;b&gt;Dirt&lt;/b&gt;),  Raylan Givens (&lt;b&gt;Justified&lt;/b&gt;), Christian Troy (&lt;b&gt;Nip / Tuck&lt;/b&gt;) et  Patty Hewes ? Ni tout à fait salauds ni franchement propres sur eux,  tous partagent, outre l’affiche de séries produites par la chaîne &lt;b&gt;FX&lt;/b&gt;,  des méthodes discutables et un goût certain pour la manipulation ;  convaincus que la fin justifie les moyens, c’est leur propre morale qui  les guide dans la jungle quotidienne, moteur de combats plus ou moins  justes, plus ou moins avouables. Patty Hewes, magistralement interprétée  par &lt;b&gt;Glenn Close&lt;/b&gt;, ne déroge pas à la règle &lt;b&gt;FX&lt;/b&gt; : experte ès  mensonges, menaces et chantages en tout genre, capable de colères  glaçantes et de coups bas inimaginables, elle atteint dès le pilote un  degré de machiavélisme tel qu’elle parviendrait à faire passer Jim  Profit pour un enfant de chœur… C’est sur son personnage,  remarquablement écrit, que repose en grande partie la force de &lt;b&gt;Damages&lt;/b&gt;,  nous livrant sans détour l’un des rôles féminins les plus marquants de  ces dix dernières années.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/damages2.1283288297.jpg" alt="damages2.1283288297.jpg" width="448" height="448" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;L’autre grande réussite de la série est sans nul  doute sa construction narrative, l’intrigue principale étant révélée au  fil des épisodes par le biais de flashforwards de plus en plus denses et  fréquents : du recrutement de la jeune – et quasi innocente – Ellen  Parsons – à sa course sanguinolente dans les rues de New-York,  les  pièces du puzzle s’imbriquent progressivement et viennent illustrer son  inexorable descente aux enfers ; le grain de l’image et la saturation  des couleurs, très prononcés dans les flashforwards, permettent de se  situer dans le temps et contribuent à l’atmosphère oppressante qui se  dégage de l’ensemble. Et lorsque le final, parfaitement orchestré, se  met en place, la série de &lt;b&gt;Kessler&lt;/b&gt;&lt;b&gt;  &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;Zelman&lt;/b&gt;  achève de nous convaincre qu’au-delà du thriller juridique, elle est  avant tout un incroyable portrait de femme(s).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-5965539218809132482?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/5965539218809132482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/damages-saison-1-si-machiavel-etait-une.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/5965539218809132482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/5965539218809132482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/damages-saison-1-si-machiavel-etait-une.html' title='Damages (saison 1) : si Machiavel était une femme'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1641722583510353346</id><published>2010-11-06T04:20:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:20:42.231-07:00</updated><title type='text'>The Big C : le cancer, sans y toucher</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/the-big-c.1283172674.jpg" alt="the-big-c.1283172674.jpg" width="448" height="396" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Lancé le 16 août dernier juste après le coup d’envoi  de la sixième saison de &lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;, le pilote de la nouvelle dramédie  de &lt;b&gt;Showtime &lt;/b&gt;a pulvérisé les records d’audience - huit ans que la  chaîne n’avait rassemblé autant de spectateurs devant un season premiere  -, mais reçu un accueil critique quelque peu mitigé. Créée par  l’actrice et scénariste &lt;b&gt;Darlene Hunt&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Will &amp;amp; Grace&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Help  Me Help You&lt;/b&gt;), la dernière-née de &lt;b&gt;Showtime &lt;/b&gt;s’inscrit dans ce  qui est désormais devenu la marque de fabrique de la chaîne : un  personnage féminin fort, en décalage avec les codes et les normes du  milieu social qu’il représente, et qui par ce pas de côté permet une  lecture des dysfonctionnements de ce milieu ; ce fut le cas de &lt;b&gt;Nancy  Botwin&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;), la veuve WASP reconvertie en dealeuse  d’herbe, mais aussi de &lt;b&gt;Tara Gregson&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;United States of Tara&lt;/b&gt;)  et de &lt;b&gt;Jackie Peyton &lt;/b&gt;(&lt;b&gt;Nurse Jackie&lt;/b&gt;). Ce sera encore le cas  de &lt;b&gt;Cathy Jamison&lt;/b&gt;, enseignante de 42 ans et mère de famille  respectable et coincée, qui à l’annonce de son cancer prend soudainement  conscience des profondeurs abyssales de son ennui.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Inutile d’attendre une quelconque désagrégation des  repères moraux et des conventions : si le pitch fait inévitablement  penser à la bien-nommée &lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;, Cathy Jamison ne partage  avec Walter White que le funeste diagnostic de sa maladie, et l’on  pressent très vite que brûler son canapé sera pour elle le symbole  suprême de la transgression. Pas de prise de risque donc, pour un  personnage sans grande saveur que Showtime se refuse à mettre en danger :  &lt;b&gt;The Big C&lt;/b&gt; doit fédérer, émouvoir et amuser, qu’importe si  l’argument de départ renfermait un potentiel autrement moins consensuel.  Car c’est bien là ce que l’on reproche à la série, ce refus d’exploiter  le réel, cette fuite en avant gentiment ironique, là où le sujet  méritait une vraie profondeur de traitement. Refuser le pathos  n’implique pas pour autant de demeurer à la surface des problématiques  abordées…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Reste que &lt;b&gt;Laura Linney&lt;/b&gt; (vue notamment dans &lt;b&gt;John  Adams&lt;/b&gt;) est impeccable dans le rôle de Cathy Jamison, et que l’on  retrouve avec grand plaisir l’incroyable &lt;b&gt;Gabourey Sidibe&lt;/b&gt;,  découverte il y a quelques mois dans &lt;b&gt;Precious&lt;/b&gt;. Espérons qu’il en  soit de &lt;b&gt;The Big C&lt;/b&gt; comme du bon vin, et que la série gagne en  profondeur et en justesse avec le temps.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1641722583510353346?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1641722583510353346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-c-le-cancer-sans-y-toucher.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1641722583510353346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1641722583510353346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-c-le-cancer-sans-y-toucher.html' title='The Big C : le cancer, sans y toucher'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1317607453942032543</id><published>2010-11-06T04:16:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:20:19.199-07:00</updated><title type='text'>True Blood : bilan de la saison 1</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/true-blood1.1282860641.jpg" alt="true-blood1.1282860641.jpg" width="448" height="219" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Difficile d’appréhender &lt;b&gt;True  Blood&lt;/b&gt; en faisant abstraction du précédent chef-d’œuvre de son  créateur, &lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt;, tant il est vrai que &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;  avait atteint en cinq saisons des sommets de justesse et de fragilité.  Si à l’issue de ces douze premiers épisodes, la nouvelle collaboration &lt;b&gt;Ball&lt;/b&gt;  / &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt; peine à convaincre totalement, force est de reconnaître  qu’elle invite à en découvrir davantage… et sans tarder.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Petit rappel pour celles  et ceux qui auraient passé les deux dernières années au fond d’un caveau  : &lt;span style="font-style: normal;"&gt;depuis la création du « &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Tru  Blood &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;», une boisson à base de  sang synthétique inventée au Japon, les vampires, qui ne sont désormais  plus contraints de tuer les humains pour survivre, sont progressivement  sortis de l’ombre et revendiquent une égalité de traitement et de  droits. Au sein de BonTemps, pet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;ite  ville de Louisiane, le racisme anti-vampires s’intensifie à mesure que  les meurtres se succèdent, rendant la cohabitation plutôt difficile ;  c’est dans ce contexte que Sookie, serveuse télépathe, va tomber  amoureuse du vampire Bill. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Une blonde ingénue à peine sortie de l’œuf, un vampire  taciturne et tourmenté tant par son humanité que par sa bestialité… Nul  doute que les aventures de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Buffy&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et d’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Angel&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; ont  constitué une source d’inspiration non négligeable pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, y compris dans la tonalité primesautière,  légère et parfois franchement mièvre des premiers épisodes. Mais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Ball&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, tout comme &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Joss  Whedon&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en son temps, se  joue des codes et manie les genres plutôt habilement – quitte à nous  laisser parfois seuls juges du degré d’interprétation de certaines  scènes -, naviguant gaiement entre soap, série B, sitcom et teen-movie  (difficile à ce propos de ne pas penser à &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Scream&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en voyant surgir Sookie à l’orée des bois, toute de blanc  vêtue et sautillante au possible…si les vampires ne tuent pas, qu’en  est-il vraiment du ridicule ?) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/true-blood2.1282860652.jpg" alt="true-blood2.1282860652.jpg" width="448" height="252" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Mais là où &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Buffy  contre les Vampires&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; gagna  en profondeur en filant la métaphore du passage à l’âge adulte, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; revisite le mythe à la sauce politique,  identitaire et sociale. Car face à des vampires désormais sortis de  l’ombre (symboliquement, soit) et revendiquant  leurs droits,  s’inscrivant ainsi dans la longue tradition américaine des mouvements  civiques, la peur de l’étranger et le repli fondamentaliste font rage :  traités sur un mode hyper-réaliste, les débats opposant l’Association  Américaine pour les Droits des Vampires à l’Eglise de la Communauté du  Soleil nous ramènent vers un monde on-ne-peut-plus familier, dans une  Louisiane marquée par son passé esclavagiste et ségrégationniste, mais  aussi par sa pauvreté et son isolement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;  excelle à reconstituer cette atmosphère de petite ville du Sud, sorte de  microcosme moite emprunt de fascination, de désir et de sexualité, au  sein duquel tous n’aspir&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;ent en  réalité qu’à dépasser l’interdit. Le générique est à ce titre une vraie  belle réussite, superposant aux images violentes d’animaux en  décomposition et de membres du Ku Klux Klan la voix brûlante de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Jace Everett&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. « &lt;/span&gt;&lt;i&gt;I wanna do bad things with  you &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;» : quelle meilleure  invitation à la transgression ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1317607453942032543?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1317607453942032543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-bilan-de-la-saison-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1317607453942032543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1317607453942032543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/true-blood-bilan-de-la-saison-1.html' title='True Blood : bilan de la saison 1'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-5796411687660182640</id><published>2010-11-06T04:15:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:16:07.400-07:00</updated><title type='text'>Big Love : bilan mitigé de la saison 1</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/big-love1.1282676556.jpg" alt="big-love1.1282676556.jpg" width="448" height="448" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Créée en 2006 par &lt;b&gt;Mark  V. Olsen&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Will Scheffer&lt;/b&gt;, &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Big  Love&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; affiche aujourd’hui quatre saisons au compteur et une  audience suffisamment stable pour avoir convaincu &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt; d’en  commander une cinquième. Et pourtant le postulat de départ avait  largement de quoi dérouter, &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Big  Love&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mettant en scène le quotidien d’une famille mormone  polygame : Bill Henrickson, homme d’affaires intransigeant, propriétaire  de deux magasins d’outillage et de bricolage, partage sa vie entre ses  trois femmes et leurs sept enfants, âgés de trois mois à seize ans.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Les Henrickson, et c’est  là que ça se complique, ne sont pourtant pas à proprement parler Mormons  : chassé de sa communauté d’origine à l’âge de quatorze ans, Bill  incarne à lui seul une sorte de synthèse, de passerelle entre deux  systèmes de valeurs que tout – à priori – oppose ; élevé par des Mormons  fondamentalistes, petit-fils illégitime du « prophète » autoproclamé de  la communauté, c’est à la sueur de son front qu’il s’est taillé une  réputation et une place au sein de la bonne société américaine. A un  détail près : Bill Henrickson est polygame. Si la pratique a été bannie  en 1890 par la seule Eglise mormone officielle, l’&lt;b&gt;Eglise de  Jésus-Christ des saints des derniers jours&lt;/b&gt;, la polygamie serait  toujours pratiquée en Utah par 20 à 40 000 membres des nombreuses  communautés mormones fondamentalistes du pays ; ni Mormon «mainstream»  (!) ni fondamentaliste, ni M. Tout le Monde ni extrémiste abject, Bill  Henrickson est une sorte de pseudo-gentil patriarche, navigant à vue  parmi ses propres incohérences.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/big-love2.1282676621.jpg" alt="big-love2.1282676621.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;A l’issue des douze  premiers épisodes de &lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt;, force est de constater que quelque  chose me reste en travers de la gorge. Quelque chose qui a à voir avec  la condition des trois femmes de Bill, et ce malgré la relative  subtilité avec laquelle les créateurs de la série ont choisi de traiter  le sujet. Quelque chose qui ne passe pas dans l’organisation interne de  cette famille polygame, et qui aurait presque davantage trait à la  situation individuelle de Barb, Nicki et Margene qu’à leur statut de  co-épouses. Si le malaise, entretenu par les scénaristes pour donner à  penser, est palpable, que ce soit à travers les tensions  quasi-permanentes entre les trois femmes, les questionnements et les  souffrances des adolescents, ou encore les doutes des unes et les  révoltes des autres, certains éléments en revanche hérissent le poil  sans que l’on ne parvienne jamais à savoir où les auteurs veulent en  venir : quid, notamment, de la décision initiale en faveur de la  polygamie ? Pour quelles raisons ? Dans quelles conditions ? Tout ce que  l’on sait, et c’est à ce moment que mon poil – rebelle, probablement -  se hérisse de nouveau, c’est que Barb, la première et seule épouse  officielle de Bill, s’est vue proposer une co-épouse en la personne de  Nicki après avoir vaincu un cancer et… une hystérectomie. Le mot est  lâché à voix basse, entre deux coups d’oeil furtifs, comme une cause  quasi-logique du passage au modèle polygame : « &lt;i&gt;Je ne peux plus avoir  d’enfants&lt;/i&gt; », explique Barb, n’allant pas plus loin dans son  raisonnement, suffisamment toutefois pour semer le trouble.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Les femmes de Bill sont  assignées aux tâches domestiques, libres, certes, entre deux corvées de  lessive et sept enfants à élever ; seule Barb a gagné le droit de  travailler à l’extérieur, enseignante vacataire à plus de quarante ans,  sautillant de joie lorsqu’elle apprend qu’on lui confie une mission de  six semaines, et plaçant tous ses espoirs dans l’élection du concours de  « meilleure mère de l’année »… Et pendant que Nicki s’endette  compulsivement dans les grands magasins (la fameuse irresponsabilité des  femmes ?), pendant que Margene se morfond en attendant « son soir »  avec Bill, pendant que Barb établit le planning de répartition de son  homme entre elle et ses deux co-épouses, le chef de famille part  vaillamment chercher l’argent du, ou plutôt des ménages. Sans que jamais  – à une ou deux exceptions près – ne soit prononcé le mot « amour »,  quasi systématiquement remplacé par celui de « famille ». Sans que  jamais donc, nous ne sachions réellement quelles motivations ont poussé  Barb, Nicki et Margene à accepter cet état de fait.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Cela étant dit, il n’en  est pas moins vrai que la série fascine autant qu’elle dérange, un  épisode en appelant rapidement un autre, et ce malgré quelques  faiblesses scénaristiques principalement dues à une articulation parfois  laborieuse entre la vie familiale et les affaires professionnelles de  Bill. Il n’en est pas moins vrai non plus que &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt; a largement  fait ses preuves en matière de finesse de traitement, et à fortiori en  ce qui concerne le politiquement incorrect. Pourquoi, alors, une série  comme &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt; m’a-t-elle rarement mise aussi mal à l’aise en  six saisons que &lt;b&gt;Big Love&lt;/b&gt; en douze épisodes ? Le temps et les  épisodes me fourniront, je l’espère, certains éléments de réponse…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-5796411687660182640?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/5796411687660182640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-love-bilan-mitige-de-la-saison-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/5796411687660182640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/5796411687660182640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/big-love-bilan-mitige-de-la-saison-1.html' title='Big Love : bilan mitigé de la saison 1'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-768916605971981486</id><published>2010-11-06T04:15:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:15:39.824-07:00</updated><title type='text'>Les femmes au foyer dans les séries</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le tour d’horizon des figures féminines dans les  séries américaines continue aujourd’hui  avec les femmes au foyer…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Attention, attention, alerte rouge, gyrophares  et sirènes hurlantes : ce billet est truffé de spoilers. Vous voilà  prévenus. &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;I love Lucy&lt;/i&gt; :  une femme au foyer en quête d’indépendance&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/i-love-lucy.1281349410.jpg" alt="i-love-lucy.1281349410.jpg" width="448" height="303" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Diffusée entre 1951 et 1957, &lt;i&gt;&lt;b&gt;I love Lucy&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  fut la première sitcom tournée en public, filmée sur pellicule et  utilisant un dispositif de trois caméras fixes pour permettre de monter  les images et de renforcer l’effet comique. Lucy, femme au foyer, mariée  à un chef d’orchestre d’origine cubaine, Ricky, rêve d’intégrer son  show et de faire carrière dans le music-hall ; Ricky n’est pas de cet  avis, moins par refus de laisser sa femme quitter les fourneaux que par  prudence : Lucy est maladroite et n’a pas le moindre talent d’artiste.  Mais elle ne l’entend pas de cette oreille et, soutenue par sa meilleure  amie Ethel,  n’aura de cesse de se lancer dans diverses expériences  professionnelles qui lui réserveront toutes des déconvenues fort  réjouissantes, il faut bien l’avouer, pour le spectateur…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Car Lucy est loin d’incarner l’archétype de la femme  au foyer modèle : en quête d’indépendance, Lucy est une femme de tête  qui parvient toujours à obtenir ce qu’elle veut de son mari. Intrépide,  curieuse, pleine d’humour, cette femme des années cinquante boit trop,  porte des pantalons, et n’hésite pas à laisser son enfant sans  surveillance pour courir admirer une belle voiture ; elle revendique sa  place dans la société, même si, et c’est là la limite de ses désirs  d’émancipation, toutes ses tentatives se soldent immanquablement par des  échecs. L’épisode &lt;i&gt;&lt;b&gt;Vacances of Marriage&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est à ce sens  particulièrement révélateur : lassée de son quotidien routinier et de  son mari sans surprise, Lucy convainc un jour son amie Ethel, après  s’être documentée dans divers ouvrages, de prendre une semaine de  vacances sans leurs époux ; inquiets, Ricky et Fred (le mari d’Ethel)  n’ont cependant guère leur mot à dire et se résignent à vivre quelques  jours sous le même toit tandis que leurs femmes s’installent ensemble  dans la maison d’Ethel, voisine de quelques mètres seulement (il n’était  envisageable ni pour eux ni pour elles qu’elles aillent jusqu’à « &lt;i&gt;quitter  la ville &lt;/i&gt;»). Si l’aventure est particulièrement audacieuse pour  deux femmes au foyer des années cinquante, elles se retrouvent  rapidement prises à leur propre piège : en mal de maris, regrettant leur  décision, Lucy et Ethel décident d’aller espionner Ricky et Fred… et se  retrouvent bloquées toute une nuit sur le toit de l’immeuble. Ce n’est  qu’au petit matin que leurs hommes les délivreront, ravis d’entendre  leurs femmes leur jurer qu’elles ne réitèreront pas l’expérience.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Reste que Lucy doit énormément à la personnalité de  sa créatrice et interprète, &lt;b&gt;Lucille Ball&lt;/b&gt;, femme d’affaires avisée  et productrice de télévision hors pair à qui l’on doit, via sa  compagnie &lt;b&gt;Desilu&lt;/b&gt; (dont elle racheta les parts à son mari au  moment de leur divorce en 1960), des séries comme Les Incorruptibles,  Star Trek ou Mission : Impossible.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Ma Sorcière bien-aimée&lt;/i&gt; : la difficile  marche vers l’émancipation&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/ma-sorciere-bien-aimee.1281349482.jpg" alt="ma-sorciere-bien-aimee.1281349482.jpg" width="448" height="585" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Lancée en 1964, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Ma Sorcière bien-aimée&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Bewitched&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;)  met en scène une ravissante sorcière, Samantha, qui, après avoir vécu  pendant plusieurs siècles loin des humains, tombe amoureuse d’un simple  mortel travaillant dans une agence de publicité, Darrin Stevens  (Jean-Pierre dans la version française) ; à la demande de son mari qui  refuse l’emploi de la sorcellerie chez lui, Samantha renonce à ses  pouvoirs pour vivre comme une femme normale… ou du moins comme  l’exigeait la condition de femme au foyer idéale dans les années 60.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si Samantha s’efforce de répondre du mieux qu’elle  peut aux attentes de son mari, la subversion est à chercher du côté de  sa famille : sa mère, Endora, divorcée de son mari, n’accepte pas de  voir sa fille « servir » un simple mortel et n’aura de cesse de  s’acharner sur son gendre, lui jetant tous les sortilèges possibles et  imaginables ; avec un millénaire au compteur, parlant des centaines de  langues et porte-parole du Conseil de Sorcières, Endora est une femme  émancipée, emblème des bouleversements émergents dans la société  américaine. Idem pour la cousine jumelle de Samantha, Serena  (interprétée elle aussi par &lt;b&gt;Elizabeth Montgomery)&lt;/b&gt;, brunette  extravagante au look hippie, aussi délurée que Samantha est soumise ;  Serena joue de la guitare, chante et compose des morceaux pour des  artistes populaires, multiplie les conquêtes et n’hésite pas à les  transformer en animaux ou en objets lorsqu’elle les a « consommés »…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Une manière pour la production de faire souffler un  vent d’émancipation sur la série, mais le trait forcé jusqu’à la  caricature, ainsi que le caractère détestable d’Endora et de Serena,  invite explicitement le spectateur à préférer la douce et soumise  Samantha à ces deux « harpies ».Une Samantha qui éprouve toutes les  peines du monde à juguler son potentiel, à la demande d’un mari qui  accepte difficilement d’avoir épousé une femme plus puissante que lui…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;All in the Family&lt;/i&gt; : la transition des  années 70, entre conservatisme et progressisme&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/all-in-the-family.1281349442.jpg" alt="all-in-the-family.1281349442.jpg" width="448" height="612" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Diffusée entre 1971 et 1979, &lt;i&gt;&lt;b&gt;All in the Family&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  illustre parfaitement, par le biais du conflit de générations,  la  difficile évolution de la société américaine durant cette décennie,  tiraillée entre conservatisme et progressisme. Archie Bunker, vétéran de  la seconde Guerre Mondiale, réactionnaire, raciste, sexiste, homophobe  et profondément ignorant, vit sous le même toit que sa très douce et  très dévouée épouse, Edith, et la couple très progressiste formé par  leur fille Gloria et son mari Michael, acteur de l’émergence de la  contre-culture dans les années 60, pacifiste et anti-militariste.  Tout  ce petit monde cohabite tant bien que mal, s’écharpant régulièrement  dans des débats passionnés sur l’homosexualité, le racisme,  l’antisémitisme et la libération des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Deux  générations de femmes, symboles de l’évolution  des moeurs, incarnées par Edith et sa fille Gloria : Edith la docile,  moins conservatrice que son mari mais s’évertuant à lui donner raison,  quittera par la suite son statut de femme au foyer pour ramener un peu  d’argent à la maison ; d’abord embauchée comme aide-soignante, elle sera  ensuite employée par son propre mari pour l’aider dans son restaurant.  Face à elle, Gloria, femme émancipée et résolument de gauche, n’a  toutefois pas totalement vaincu les démons de la génération précédente :  si c’est elle qui ramène l’argent du ménage en travaillant, ce n’est  que pour permettre à son mari Michael de poursuivre des études  supérieures (Gloria, à son grand regret, les ayant interrompues au  lycée).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Un des spin-offs de &lt;i&gt;&lt;b&gt;All in The Family&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Maude&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,  poursuivra par la suite l’étude du mouvement d’émancipation des femmes ;  j’y reviendrai dans un prochain article, consacré aux &lt;i&gt;executive  women&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Mariés, deux enfants&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Married… with  Children&lt;/i&gt;) : quand la famille américaine vole en éclats&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/maries-deux-enfants.1281349507.jpg" alt="maries-deux-enfants.1281349507.jpg" width="448" height="453" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En plein âge d’or des comédies familiales, très  majoritairement bien-pensantes et moralisatrices (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Madame est  servie, Quoi de neuf Docteur ?, La Fête à la Maison)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mariés,  deux enfants&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1987-1997) est un condensé de mauvais esprit et  de provocation : mettant en scène le quotidien d’une famille  d’Américains moyens, white trashs vulgaires, beaufs, racistes et  ignorants ; si Peggy Bundy est bien une femme au foyer, c’est  l’antithèse de la femme soumise et serviable, entièrement dévouée au  bien-être de sa famille : Peggy reste à la maison, certes, mais cela ne  l’oblige en rien à s’occuper de ses enfants, qu’elle délaisse, ou de son  mari, qu’elle méprise et humilie quotidiennement. Egocentrique,  négligente, Peggy se marre quand enfants et mari lui réclament à manger,  et pleure lorsqu’elle est contrainte (fait rarissime) de faire la  cuisine. Irrévérencieuse et jouissive, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mariés, deux enfants&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  fait voler en éclats l’image de la famille américaine idéale et de la  parfaite petite femme au foyer.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Sex and the city&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Desperate Housewives&lt;/i&gt;  : provocation, certes, mais après ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/desperate-housewives.1281349468.jpg" alt="desperate-housewives.1281349468.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je vous entends d’ici : pourquoi mentionner &lt;i&gt;&lt;b&gt;Sex  and the City&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1998-2004) et ses quatre executive women dans un  article sur les femmes au foyer ? Pourquoi évoquer une série qui incarna  (et incarne toujours) la libération de la parole des femmes au sujet de  leur propre sexualité ? Parce que, contrairement aux apparences, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Sex  and the City&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; n’est peut-être pas la série ouvertement féministe  qu’elle voudrait être.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si elle a incontestablement levé un certain nombre de  tabous – parmi lesquels l’avortement -, la série de &lt;b&gt;Darren Star&lt;/b&gt;  donne également à voir quatre femmes extrêmement stéréotypées,  superficielles et matérialistes, et incapables au fond de s’épanouir  complètement sans homme : si le personnage de Charlotte décidera au  début de la quatrième saison de quitter son poste de directrice d’une  galerie d’art pour se consacrer à son futur enfant et à son mari Trey,  Carrie en fera de même à la fin de la sixième saison pour suivre son  homme à Paris, sacrifiant son indépendance pour une prise en charge  financière et émotionnelle ; lorsque Miranda, devenue mère, découvre la  notion de « double journée », pas un instant son mari Steve n’est remis  en question dans son emploi du temps : c’est elle qui, tout  naturellement, pétrie de culpabilité, se résoudra à réduire ses horaires  de travail pour s’occuper de leur enfant ; même Samantha, la plus  farouchement indépendante, finira par trouver le bonheur en couple,  comme si le happy end impliquait nécessairement le mariage et la  maternité.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Impossible en revanche de ne pas mentionner les  quatre &lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, qui contribuent chacune à  leur manière à dynamiter l’image traditionnelle de la femme au foyer.  Par sa seule introduction, le pilote de la série pose les bases : si  Mary Alice, la cinquième femme de Wisteria Lane, commente en voix-off le  déroulement d’une journée type, consacrée aux tâches quotidiennes  d’entretien de la maison et de dévouement à sa famille, c’est sur le  même ton serein et enjoué qu’elle commente son propre suicide, le soir  venu. Dès lors, il s’agira pour ses quatre amies de découvrir ce qui l’a  amenée à cette extrémité, et par conséquent de prendre du recul sur  leur propre quotidien de femmes au foyer.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Toutes ont un rapport différent au travail : Bree,  très conservatrice, estime que son statut de femme au foyer est tout  simplement dans l’ordre des choses ; Gabrielle, ex-mannequin ayant tout  plaqué pour suivre son richissime mari, trouve tout naturel de se faire  entretenir. Le jour où Carlos est envoyé en prison, puis assigné à  résidence, Gabrielle travaille dur pour ramener un salaire, menaçant son  mari de ne plus l’entretenir s’il ne s’implique pas davantage dans les  tâches quotidiennes ; Gabrielle assied ainsi sa domination, position  qu’elle a finalement toujours occupée vis-à-vis de son mari. Lynette,  ancienne working-girl, considérée comme un requin dans le monde de la  publicité, a dû bien malgré elle renoncer à son travail pour se  consacrer à ses enfants ; aujourd’hui mère de quatre enfants, elle  croule sous les responsabilités et ne rêve que d’une chose : reprendre  le chemin de l’entreprise. Son voeu sera finalement exaucé, et les rôles  s’inverseront : c’est son mari Tom qui finira par démissionner et se  consacrer aux enfants. Seule Susan, illustratrice de livres pour enfants  et mère célibataire, travaille dès les premiers épisodes. Desperate  Housewives, derrière la caricature et les excès du soap, dénonce l’idée  selon laquelle le statut de mère au foyer est moins contraignant que  l’activité professionnelle, et se fait le chantre d’une certaine  reconnaissance de ces femmes souvent méprisées par la société.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mais le message féministe de la série a ses limites,  et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; les atteint en véhiculant un  clivage hommes / femmes très stéréotypé, et en érigeant la maternité en  quasi fatalité : jamais la solution de l’IVG ne sera ouvertement  envisagée, ni lorsque Gabrielle tombe enceinte d’un enfant dont elle ne  veut pas (manipulée par son mari qui a trafiqué sa pilule !), ni lorsque  la fille de Bree ou encore Lynette se retrouvent face à une grossesse  non désirée. Mais n’oublions pas que l’IVG est un sujet beaucoup plus  polémique aux Etats-Unis qu’en France, et que &lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  n’est pas produite par une chaîne câblée mais par un network, ABC, qui  ne dispose pas de la même liberté de ton.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Betty Draper&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Carmela Soprano&lt;/i&gt; :  des portraits de femmes au foyer plus nuancés&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/mad-men.1281349493.jpg" alt="mad-men.1281349493.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Bientôt vont apparaître des portraits de femmes au  foyer plus nuancés, les plus sensibles (malgré une part non négligeable  de subjectivité…) étant probablement ceux de &lt;b&gt;Betty Draper&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Mad  Men&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, diffusée depuis 2007) et de &lt;b&gt;Carmela Soprano&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, 1999-2007).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si &lt;b&gt;Betty Draper&lt;/b&gt; est au début de la série  l’archétype même de la femme au foyer des années 60, le mythe se fissure  progressivement : diplômée d’anthropologie, ex-mannequin en Italie,  Betty a renoncé à toute activité professionnelle en épousant Donald  Draper. Mère de deux enfants qu’elle ne parvient pas à aimer comme la  bienséance l’exigerait, elle perd souvent patience et étouffe entre les  quatre murs de sa grande maison, tant et si bien qu’elle décide un beau  jour d’entamer une psychanalyse. Après avoir longtemps ravalé sa colère  et son humiliation, une nouvelle infidélité de Don va la convaincre de  se séparer de lui. Si l’annonce d’une troisième grossesse, non désirée,  met momentanément en souffrance son désir de liberté, elle quittera  toutefois Don pour de bon au début de la troisième saison, n’hésitant  pas à demander le divorce et à vivre avec un autre homme.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si l’on ne sait pas encore comment s’achèvera la  marche vers l’émancipation de &lt;b&gt;Betty Draper&lt;/b&gt;, la quatrième saison  de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; étant actuellement en cours de diffusion aux  Etats-Unis, on sait en revanche que &lt;b&gt;Carmela Soprano&lt;/b&gt; ne parviendra  jamais véritablement à se libérer de la domination de Tony et du milieu  dans lequel elle a toujours évolué. Bien que quarante années séparent  ces deux femmes, le quotidien de Carmela est infiniment plus proche de  celui de Betty Draper que de celui des &lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  : Tony règne d’une main de fer sur son foyer, répétant à qui veut  l’entendre que si « &lt;i&gt;à l’extérieur, c’est peut-être les années 90,  dans cette maison, on est en 1954&lt;/i&gt; ». Machiste, raciste, volage,  menteur, colérique, Tony tombe de haut lorsque Carmela demande le  divorce, persuadée que son épanouissement est désormais à chercher en  dehors de son mariage. Et pourtant, malgré toutes ses tentatives –  aventures amoureuses, procédure de divorce, projet immobilier -, Carmela  devra se résoudre à l’évidence : on n’échappe pas à la domination du  Parrain de la mafia locale. Pas plus qu’on n’échappe à ses propres  contradictions : Carmela avouera ainsi à la psychiatre de Tony, Jennifer  Melfi, que son attirance pour Tony n’avait jamais été vraiment  étrangère à son statut de mafioso : « A&lt;i&gt; l’instant où j’ai rencontré  Tony, j’ai su qui ce type était (…) Et je ne sais pas si je l’ai aimé  malgré ça… ou à cause de ça&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Une nouvelle image de la femme au foyer : &lt;i&gt;Skyler  White&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/breaking-bad.1281349456.jpg" alt="breaking-bad.1281349456.jpg" width="448" height="335" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si Skyler White (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, diffusée  depuis 2008 sur AMC), femme au foyer quadragénaire, mère d’un enfant et  enceinte d’un deuxième, apparaît dans les premiers épisodes comme une «  control freak » castratrice et engoncée dans la bienséance et la  bien-pensance, la découverte de la maladie de son mari, et surtout de  ses activités de fabriquant de métamphétamines, va rapidement faire  voler en éclats les remparts de bonne morale qu’elle avait patiemment  érigés autour d’elle et de sa famille.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Partant du postulat jouissif que tous les personnages  de la série vont tôt ou tard transgresser les lois, principes et  interdits sur lesquels ils s’étaient construits, les scénaristes de  Breaking Bad donnent très rapidement à Skyler une profondeur trop  rarement accordée jusqu’ici aux personnages de femmes au foyer dans les  séries américaines. Une scène en particulier, bien qu’apparemment tout à  fait anodine, marque le basculement de Skyler au-delà des limites  qu’elle s’était fixée : enceinte de huit mois, la femme de Walter craque  et s’allume une cigarette, bravant le regard réprobateur d’une passante  ; pour une femme qui accorde tant d’importance au regard des autres, le  geste est hautement symbolique.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il est assez saisissant de constater, en écumant les  forums, que Skyler a une bien piètre cote de popularité, les fans de la  série lui reprochant son hypocrisie, sa cupidité et son manque de  reconnaissance envers tous les efforts de Walt (!) pour subvenir aux  besoins de sa famille après son décès ; question de point de vue  probablement, puisque là où l’on pardonne facilement à un Walter, qui a  par ailleurs depuis longtemps dépassé la simple motivation altruiste, un  excès d’humanité dans des actes parfois cruels, on oublie aussi  aisément la force de Skyler : l’épouse à qui l’on ment jour après jour  en la regardant droit dans les yeux, la femme qu’on laisse reprendre le  chemin du travail à huit mois de grossesse pour sauver la face et  conserver une cohérence dans le mensonge, la mère à qui l’on en veut  d’avoir d’avoir mis à la porte un père considéré comme un héros… Skyler  n’est certes pas une sainte, et l’on comprend à la fin de la troisième  saison qu’elle prendra bientôt une place importante dans le business  mortifère de Walter ; mais elle n’est pas davantage une ordure, du moins  pas plus que son trafiquant de mari…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;***&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;En somme, si les femmes au foyer n’apparaissent plus,  dans les séries américaines, comme comblées et épanouies par leur seul  statut, et revendiquent leur place dans la société, elles ne sont plus  non plus des « desperate housewives », simples victimes passives de leur  condition. Elles ont désormais les cartes en main : à elles de décider  de la manière et du moment opportuns pour abattre leur jeu…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-768916605971981486?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/768916605971981486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-femmes-au-foyer-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/768916605971981486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/768916605971981486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-femmes-au-foyer-dans-les-series.html' title='Les femmes au foyer dans les séries'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-799360321976712884</id><published>2010-11-06T04:14:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:15:02.393-07:00</updated><title type='text'>Héroïnes et super-héroïnes dans les séries</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Chose promise, chose due :  &lt;b&gt;God Save My Screen&lt;/b&gt; s’attelle cet été à la représentation des  femmes dans les séries télé, et vous propose aujourd’hui un petit détour  du côté des héroïnes et super-héroïnes. Qu’elles soient dotées ou non  de pouvoirs surnaturels, toutes ont en commun de combattre  le Mal sous  diverses formes ; espionnes, élues, sorcières ou agents secrets, rien ne  résiste à ces femmes d’action hors normes. Comment sont-elles  représentées dans les séries, et quelles évolutions ont-elles connues en  50 ans de télévision ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;L’avant-garde : &lt;i&gt;Chapeau Melon et Bottes de Cuir&lt;/i&gt;  (&lt;i&gt;The Avengers&lt;/i&gt;)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/emma-peal1.1280698123.jpg" alt="emma-peal1.1280698123.jpg" width="448" height="474" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Créée par &lt;b&gt;Sydney  Newman&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Leonard White&lt;/b&gt; en 1961, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Chapeau Melon et  Bottes de Cuir&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; fut la première série à introduire une héroïne  féminine œuvrant d’égal à égal avec son partenaire masculin. Dès la  troisième saison (1962), l’élégant John Steed aura en effet pour unique  partenaire une femme : si dès l’apparition de Cathy Gale producteurs et  scénaristes avaient saisi  les avantages commerciaux et artistiques liés  à un personnage féminin fort, leur audace ne s’exprima pleinement  qu’avec l’arrivée de la belle Emma Peel (1965), qui marqua à jamais la  mémoire populaire.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Intelligente et sexy  (elle doit son nom à la contraction de « &lt;i&gt;man appeal&lt;/i&gt; » en « &lt;i&gt;M  appeal&lt;/i&gt; »), la nouvelle partenaire de John Steed n’a rien à lui  envier en terme de courage et de sagacité ; personnage complexe qui ne  cessera de s’enrichir au cours des cinquante épisodes dans lesquels elle  figure, elle passe outre les convenances de l’époque par son  indépendance farouche et sa sexualité « libérée » : si la nature de ses  relations avec Steed ne fut jamais dévoilée, l’ambiguïté fut savamment  entretenue par les scénaristes au cours de ces quatrième et cinquième  saisons. Veuve d’un pilote d’essai disparu en Amazonie, Emma Peel n’a  fait le deuil ni de sa féminité ni de sa combativité, ses combinaisons  en cuir ne l’empêchant nullement de voler au secours de John Steed aussi  souvent que nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;L’héritage de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Chapeau  Melon et Bottes de Cuir&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; fut multiple : si la formule du duo  mixte traversa les âges, de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Loïs et Clark&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; à &lt;i&gt;&lt;b&gt;X-Files&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  en passant par &lt;i&gt;&lt;b&gt;Clair de Lune&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, la figure des « Avengers  Girls » (ainsi que l’on désigna par la suite les trois partenaires  successives de John Steed) engendra également toute une lignée  d’héroïnes libérées du joug masculin (&lt;b&gt;Buffy&lt;/b&gt;, les &lt;b&gt;soeurs  Halliwell&lt;/b&gt; dans &lt;i&gt;&lt;b&gt;Charmed&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; ou encore &lt;b&gt;Sidney Bristow&lt;/b&gt;  dans &lt;i&gt;&lt;b&gt;Alias&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Un pas en arrière : les héroïnes au service des  hommes&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/wonder-woman2.1280698139.jpg" alt="wonder-woman2.1280698139.jpg" width="448" height="559" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Si &lt;i&gt;&lt;b&gt;Chapeau Melon et  Bottes de Cuir&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; a ouvert la porte des séries aux grandes  héroïnes féminines, les années 70 signent le retour des femmes d’action…  au service des hommes.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;La plus mythique de  toutes, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Wonder Woman&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1975-1979), adaptée du comic de &lt;b&gt;William  Moulton Marston&lt;/b&gt; paru en 1941 dans &lt;b&gt;All Star Comics&lt;/b&gt;, met en  scène l’une des premières super-héroïnes, qui n’a toutefois d’autre  raison d’être que les services qu’elle rend à son employeur. Le pitch  parle de lui-même : le Major Steve Trevor, dont l’avion s’est écrasé sur  une île perdue au milieu du Triangle des Bermudes, est retrouvé  inconscient par la princesse Diana, fille de la Reine des Amazones.  Tombée sous le charme, celle-ci se charge de le ramener dans son pays  d’origine, se faisant engager à ses côtés comme secrétaire particulière  afin de veiller sur lui. Et lorsqu’elle enfile sa tenue de Wonder Woman,  ce n’est que pour mieux lui venir en aide lors de ses délicates  missions…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;b&gt;Super Jaimie&lt;/b&gt;,  quant à elle (&lt;i&gt;&lt;b&gt;The Bionic Woman&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, 1976-1978), est une pure  création de son compagnon : gravement blessée à la suite d’un saut en  parachute, Jaimie Sommers, alors championne de tennis, est entre la vie  et la mort ; refusant de perdre la femme qu’il a tant aimée, Steve  Austin fait appel à deux de ses amis, Oscar Goldman et Rudy Wells, pour  la transformer en femme bionique : affublée d’une oreille, de jambes et  d’un bras super-puissants, la jeune femme revient à la vie… totalement  amnésique. Devenue enseignante, elle mène parallèlement des activités  d’espionne au sein de l’O.S.I (Office of Scientific Information) ; là  encore, ses super-pouvoirs sont au service d’un homme, Oscar Goldman,  qui lui confie diverses missions.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Les &lt;b&gt;Drôles de Dames&lt;/b&gt;  (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Charlie’s Angels&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, 1976-1981) n’échappent pas à la règle  des seventies : toutes belles, intelligentes, courageuses et  indépendantes qu’elles soient, les trois jeunes femmes mènent de  délicates enquêtes pour le compte de leur patron, Charlie Townsend,  relayé sur le terrain par le gestionnaire des comptes de l’agence de  détectives privés, Bosley.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Les héroïnes ne se sont  pas encore totalement émancipées…&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Girl Power : quand &lt;i&gt;Buffy&lt;/i&gt; bouleverse l’ordre  établi&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/08/buffy3.1280698154.jpg" alt="buffy3.1280698154.jpg" width="448" height="670" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;C’est finalement une  blondinette de seize ans qui va changer la donne : Buffy Summers, élue  entre toutes pour combattre les forces du Mal, manie les armes mieux  qu’aucun homme et refuse rapidement de se soumettre à une quelconque  autorité. Si la série de &lt;b&gt;Joss Whedon&lt;/b&gt; apparaît au début comme un  teen-age show aussi plaisant qu’inconsistant, elle se complexifie au  cours des saisons, accompagnant le passage à l’âge adulte de Buffy et de  ses compagnons de route : sexualité, dépression, deuil, maladie, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Buffy  contre les Vampires&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1997-2003) est une formidable étude sur   l’adolescence et… un manifeste féministe.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Entourée de femmes fortes  – la puissante sorcière Willow, qui découvrira son homosexualité au fil  des saisons, le démon Anya, âgé de 1200 ans, la Tueuse Faith ou encore  Dawn, l’énergique petite soeur -, Buffy grandit dans une famille  désertée par les hommes : fille unique d’un père absent, elle ira  jusqu’à tuer son beau-père incestueux (lequel était en réalité un robot  démoniaque), et s’oppose violemment au proviseur du lycée de Sunnydale,  homme rigide et détestable. Quant à Alex (l’un de ses plus fidèles amis)  et Giles (son Observateur, sorte de référent dans son parcours  initiatique), ils sont tous deux représentés comme timorés et  maladroits.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;De simplement allusif, le  propos se fera ouvertement féministe au cours des années, prenant toute  son ampleur dans la septième et dernière saison. Le 21e épisode est on  ne peut plus explicite, Buffy s’adressant en ces termes à toutes les  « Tueuses Potentielles » : « &lt;i&gt;A partir de maintenant toutes les  Tueuses Potentielles qui attendent de par le monde deviendront des  Tueuses. Toutes les filles qui attendent d’avoir le pouvoir auront ce  pouvoir. Celles qui étaient soumises résisteront enfin. Des Tueuses,  chacune d’entre nous. Faites un premier pas : êtes-vous prêtes à être  fortes ?&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;La figure féminine forte  et indépendante inaugurée par &lt;b&gt;Joss Whedon&lt;/b&gt; marquera les esprits,  et aura une influence certaine sur la production des années 2000 : les &lt;b&gt;soeurs  Halliwell&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Charmed&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, 1998-2006) s’inscrivent  indéniablement dans la même lignée – du moins dans les trois premières  saisons -, sorcières puissantes et femmes indépendantes qui ne  conçoivent les hommes que comme des accessoires à caractère sexuel ; &lt;b&gt;Sidney  Bristow&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;Alias&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, 2001-2006), espionne surdouée et  surentraînée, doit elle aussi beaucoup au personnage de Buffy Summers.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;De simples faire-valoirs  des hommes aux femmes fortes et indépendantes d’aujourd’hui, les (super)  héroïnes s’émancipent aussi ; il est toutefois intéressant de constater  que la progression fut loin d’être linéaire, et qu’une série des années  60 – mais quelle série ! - fit preuve de plus d’audace que nombre de  ses successeurs. (Au fait, à quand un féminin de «&lt;i&gt; successeur &lt;/i&gt;»…?)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-799360321976712884?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/799360321976712884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/heroines-et-super-heroines-dans-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/799360321976712884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/799360321976712884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/heroines-et-super-heroines-dans-les.html' title='Héroïnes et super-héroïnes dans les séries'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-7526522128939085024</id><published>2010-11-06T04:14:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:14:26.976-07:00</updated><title type='text'>Les figures féminines dans les séries américaines</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/l-word.1280431765.jpg" alt="l-word.1280431765.jpg" width="448" height="403" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Cet été, &lt;b&gt;God Save My  Screen&lt;/b&gt; met les femmes à l’honneur et vous propose pendant plusieurs  semaines (en alternance avec des analyses plus traditionnelles de  séries) un panorama des grandes figures féminines dans les séries  américaines.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Si leur représentation a  indéniablement évolué en quelques décennies, les femmes ont néanmoins  toujours été présentes dans les productions américaines, et notamment  dans les sitcoms. Dès les années 50, l’actrice et productrice &lt;b&gt;Lucille  Ball&lt;/b&gt; imprima ainsi le mouvement en créant la toute première sitcom  (dont le dispositif, trois caméras, des enregistrements en public et en  studio, est toujours en vigueur aujourd’hui) : &lt;i&gt;&lt;b&gt;I love Lucy&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  (1951-1957), adaptée comme beaucoup de fictions des années 50 d’un  feuilleton radiophonique (&lt;i&gt;&lt;b&gt;My favorite Husband&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;), mettait en  scène le personnage de Lucy , épouse d’un chef d’orchestre d’origine  cubaine appelé Ricky Ricardo (respectivement interprétés par &lt;b&gt;Lucille  Ball&lt;/b&gt; elle-même et son mari à la ville &lt;b&gt;Desi Arnaz)&lt;/b&gt;, rêvant de  mettre de côté son rôle de femme au foyer pour se lancer dans le  music-hall.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Influencées par le  mouvement féministe, les sitcoms des années 70 et 80 seront également  parmi les premières séries à aborder la question de l’émancipation des  femmes par le travail. Marchant dans les pas de &lt;b&gt;Lucille Ball&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Mary  Tyler Moore&lt;/b&gt;, actrice et productrice de séries télé, lance en 1970 &lt;i&gt;&lt;b&gt;The  Mary T&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;yler Moore Show&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, première sitcom à mettre  en scène une femme de trente ans ayant fait le choix d’être célibataire  pour se consacrer à sa vie professionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;De 1972 à 1978, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Maude  &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;l’un des  deux spin off de&lt;i&gt;&lt;b&gt; All in The Family&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; avec &lt;i&gt;&lt;b&gt;The  Jeffersons &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;choquera  l’Amérique entière en consacrant un épisode entier à l’avortement de sa  protagoniste, une femme de quarante ans progressiste et émancipée, deux  mois avant que la Cour Suprême des Etats-Unis ne légalise l’avortement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/breaking-bad.1280431783.jpg" alt="breaking-bad.1280431783.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;A la fin des années 80,  deux autres sitcoms marqueront les mémoires par leur engagement  féministe : &lt;i&gt;&lt;b&gt;Roseanne&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1988-1997), qui mettait en scène un  couple de la middle-class (interprété par &lt;b&gt;John Goodman&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Roseanne  Barr&lt;/b&gt;) « dirigé » par une femme au caractère bien trempé, et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Murphy  Brown&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (1988-1998), centrée sur le personnage d’une  quarantenaire célibataire ayant sacrifié sa vie personnelle à ses  ambitions professionnelles. Très populaire, la série fit beaucoup parler  d’elle, que ce soit à travers le choix de Murphy Brown d’élever seule  son enfant ou dans son combat contre le cancer du sein.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Etudier les grands  archétypes, les opposer, les comparer pour mieux comprendre l’évolution  des représentations féminines dans les séries américaines, c’est ce que  vous propose &lt;b&gt;God Save My Screen&lt;/b&gt; durant le mois d’août, à travers  les figures des &lt;i&gt;super-héroïnes&lt;/i&gt; (de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Wonder Woman&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; à &lt;i&gt;&lt;b&gt;Buffy  contre les Vampires&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, mais aussi &lt;i&gt;&lt;b&gt;Xena La Guerrière&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,   &lt;i&gt;&lt;b&gt;Drôles de Dames&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Alias&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&lt;b&gt;Charmed&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;),  des &lt;i&gt;executive women&lt;/i&gt;  (de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Murphy Brown&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; à &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mad  Men&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, en passant par &lt;i&gt;&lt;b&gt;Madame est Servie&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Friends&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,   &lt;i&gt;&lt;b&gt;Ally McBeal&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Dexter&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;The L Word&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Sex and The City&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;), des &lt;i&gt;femmes au foyer&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&lt;b&gt;I  love Lucy&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Ma Sorcière bien-aimée&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;7 à la  Maison&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Desperate Housewives&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,  &lt;i&gt;&lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;&lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;), mais aussi de celles que l’on ne saurait ranger dans  une case (Calamity Jane dans &lt;b&gt;Deadwood&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Nurse Jackie&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,  &lt;i&gt;&lt;b&gt;Weeds&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;) ou qui les occupent toutes (&lt;i&gt;&lt;b&gt;United States of  Tara&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;). La liste est bien évidemment loin d’être exhaustive, la  production et mes connaissances ne le permettant pas, mais s’enrichira  probablement dans les semaines à venir. Le prochain billet sera donc  consacré aux super-héroïnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-7526522128939085024?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/7526522128939085024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-figures-feminines-dans-les-series.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7526522128939085024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7526522128939085024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-figures-feminines-dans-les-series.html' title='Les figures féminines dans les séries américaines'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1372170011524508280</id><published>2010-11-06T04:13:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:13:58.442-07:00</updated><title type='text'>L'Histoire selon HBO, par Marjolaine Boutet (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt;Dernière intervenante de cette deuxième journée  d’étude universitaire, l’historienne et spécialiste des séries M&lt;b&gt;arjolaine  Boutet&lt;/b&gt; nous propose, à travers l’analyse de cinq d’entre elles - &lt;b&gt;Rome&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/05/09/deadwood/"&gt;Deadwood&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;The Pacific&lt;/b&gt; - une réflexion  passionnante sur l’Histoire selon &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;. Ces cinq séries ont toutes  disposé de grands moyens financiers, permettant des reconstitutions  historiques très précises : costumes faits main dans les teintes, les  tissus et les techniques de l’époque abordée, toutes reposent sur un  grand souci du détail. Si trois d’entre elles - &lt;b&gt;&lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/05/09/deadwood/"&gt;Deadwood&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Rome &lt;/b&gt;et &lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt; - traitent d’un des grands moteurs de  l’Histoire, le pouvoir, et plus spécifiquement de la relation entre le  pouvoir et la loi, les deux autres - &lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;The  Pacific&lt;/b&gt; - abordent un autre élément moteur : la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Deadwood, Rome et John Adams : les relations entre  le pouvoir et la loi&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/05/09/deadwood/"&gt;Deadwood&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Rome &lt;/b&gt;et &lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt; ont en commun de s’attaquer à des  genres extrêmement populaires mais un peu passés de mode - le western  pour &lt;b&gt;Deadwood&lt;/b&gt;, le peplum pour &lt;b&gt;Rome &lt;/b&gt;et la saga des Pères  Fondateurs pour &lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt; - et se proposent de les moderniser  pour mieux interroger le présent.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;em&gt;Deadwood&lt;/em&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;   &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;  &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/deadwood.1280138543.jpg" alt="deadwood.1280138543.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Créée par &lt;b&gt;David Milch&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Last of  the Ninth&lt;/b&gt;, &lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/07/01/john-from-cincinnati/"&gt;&lt;b&gt;John  from Cincinnati&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; , &lt;b&gt;New York Police Blues&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Hill Street  Blues&lt;/b&gt;) et diffusée entre 2004 et 2006 sur &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Deadwood &lt;/b&gt;fut  interrompue au bout de trois saisons en raison de coûts financiers trop  importants. L’action se déroule à la fin des années 1870, dans la  petite ville de Deadwood (Dakota du Sud), colonie sans foi ni loi où se  retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attiré dans les Black  Hills.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Comme l’explique Marjolaine Boutet,  Deadwood a révolutionné le western en parvenant à s’extraire du genre  pour donner une illustration bien plus riche de la conquête de l’Ouest  que celles auxquelles nous étions habitués. Outre un langage très libre  et des personnages complexes, Deadwood est avant tout une fascinante  peinture de la société humaine juste avant l’arrivée de l’Etat et de la  loi, et tente d’analyser la façon dont ses habitants vont négocier leurs  rapports entre eux, et à un environnement qui change - physiquement  mais aussi au niveau du cadre légal -. La série de David Milch nous  montre des personnages exclusivement motivés par la recherche de  l’argent comme source de pouvoir, et par la violence comme seul moyen de  régler leurs différends en l’absence de loi. Elle traite des rapports  troubles entre l’argent, le pouvoir et la violence, dans un cadre  capitaliste finalement très actuel. Plus qu’une reconstitution  historique, souligne Marjolaine Boutet, Deadwood est un conte  philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Rome&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/rome.1280138805.jpg" alt="rome.1280138805.jpg" width="448" height="279" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Créée par John Milius, William J. MacDonald  et Bruno Heller et diffusée entre 2005 et 2007 sur HBO, Rome relate en  deux saisons les événements qui ont entraîné la chute de la République  romaine et la naissance de l’Empire. Du retour de Jules César en Gaule à  la fin de son mandat de proconsul au suicide de Marc-Antoine et de  Cléopâtre en Egypte, Rome reconstitue avec brio la grande Histoire et  parvient à surprendre malgré l’absence de suspense : si les événements  qu’elle évoque sont connus de tous, aucun n’est amené de la manière  attendue, de la traversée du Rubicon comme un simple petit ruisseau,  sans discours ni grandes effusions, à l’assassinat de Jules César exempt  du célèbre “Tu quoque, mi fili”. A contrario, Rome revient sur  certaines aspects habituellement gardés sous silence, comme les  tendances sado-masochistes d’Octave ou opiomanes de Cléopâtre.  Coproduite par la BBC, Rome pouvait difficilement exister sur une autre  chaîne que HBO, que ce soit par la représentation explicite des  relations sexuelles, par l’illustration d’actes de violence très  sanglants, mais aussi par le questionnement qu’elle porte en elle : que  reste-t-il de la société humaine lorsqu’on en retire la morale  judéo-chrétienne, qui délimite les territoires du Bien et du Mal ? Rome  s’inscrit ainsi dans la droite lignée de Deadwood, qui interroge ce  qu’il advient de cette même société humaine lorsqu’on en retire l’Etat  et la Loi, souligne Marjolaine Boutet. Remarquable mise en scène de la  petite histoire contre la grande Histoire, peuplée de personnages  féminins exceptionnels qui contribuent à son ancrage très moderne, Rome,  tout comme Deadwood, cherche à dépoussiérer les mythes pour mieux  comprendre le présent. Dès lors, on comprend que sa quête se situe du  côté de l’authenticité davantage que de l’exactitude.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; 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&lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/john-adams.1280138917.jpg" alt="john-adams.1280138917.jpg" width="448" height="315" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Mini-série biographique retraçant le  parcours de l’un des Pères Fondateurs, de son entrée dans la vie  politique à sa mort en 1826, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; est une adaptation du livre éponyme de &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;David McCullough&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, dont les sept épisodes furent diffusés  sur &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;courant 2008. Aucune voix off explicative,  narration construite sur de nombreuses ellipses : &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; n’est pas dans une démarche pédagogique,  mais affiche une volonté très claire d’embarquer le spectateur.  Personnage très complexe et ambivalent, assez caractéristique des séries  &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;John Adams&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; deviendra l’un des principaux défenseurs de l’indépendance des  Etats-Unis, et l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration  d’Indépendance. La série dépasse toutefois la simple démarche  biographique, et s’interroge là encore sur la naissance de l’Etat,  illustrant les rapports entre loi et pouvoir, entr&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;e légalité et légitimité. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;La guerre selon HBO : Band of Brothers et  The Pacific&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A:link { so-language: zxx }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Autre grand “moteur” de l’Histoire, la  guerre est représentée et questionnée dans deux mini-séries &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;: &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The  Pacific&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Toutes  deux produites par &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Steven  Spielberg&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Tom Hanks&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, elles reposent sur une même démarche,  illustrée dès leur introduction par un montage d’interviews de vétérans  de la seconde Guerre Mondiale : alors que &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/2010/07/07/generation-kill/"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Generation Kill&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; proposait d’analyser les motivations de la  guerre, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Band of  Brothers&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;The Pacific&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; évacuent la question du pourquoi de la  guerre pour se concentrer sur l’expérience des soldats. &lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Band  of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/band-of-brothers.1280139058.jpg" alt="band-of-brothers.1280139058.jpg" width="448" height="359" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Créée par &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Tom Hanks&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Steven Spielberg&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; d’après l’ouvrage éponyme de &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Stephen E. Ambrose&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, mini-série de 10 épisodes, fut diffusée entre septembre et  novembre 2001 sur &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. Elle retrace l’histoire des soldats de la  Easy Company depuis leur formation en 1942 jusqu’à la libération de  l’Allemagne Nazie en 1945.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Récit collectif  qui met l’accent sur les cartes, la stratégie, la hiérarchie militaire,  la logistique et l’importance des communications, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; repose sur un procédé narratif très  choquant, chaque épisode étant construit autour d’un personnage sur le  point d’être tué. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Marjolaine  Boutet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, qui  rappelle que le pilote de &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; fut diffusé deux jours avant les attentats du 11 septembre  2001, explique en partie la chute importante de l’audience par le fait  que la série est alors apparue comme assez anachronique au regard de  l’actualité américaine.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;The  Pacific&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/the-pacific.1280139118.jpg" alt="the-pacific.1280139118.jpg" width="448" height="270" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="font-style: normal;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Près de dix ans plus tard fut diffusé le  second volet, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The  Pacific,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; produit  par la même équipe mais centré cette fois-ci sur l’engagement du corps  des Marines dans le Pacifique.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Construite  autour de trois Marines ayant existé et connus du public américain, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The Pacific &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;n’est pas un récit collectif et pédagogique  comme l’était &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band  of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, mais  un récit fragmenté et individuel ; les différents personnages se  croisent rarement, la camaraderie et la solidarité sont quasiment  absentes du récit, l’action bascule sans cesse du front à l’arrière et  d’un combat à l’autre : tout contribue à donner au spectateur un  sentiment de flou général et de morcellement. A l’image du premier  épisode, dans lequel rien ne se passe jusqu’aux sept dernières minutes, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The Pacific &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;parvient à nous faire éprouver l’ennui du  combat, la fatigue, mais aussi la violence des corps à corps et  l’atrocité des crimes de guerre. Autant &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Band&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt; of Brothers&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, souligne &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Marjolaine Boutet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, regorge de bons sentiments et insiste sur  la solidarité entre les soldats, autant &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The Pacific &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;s’aligne sur le témoignage de tous les  vétérans et démontre sans détour que le seul objectif était alors de  tuer le maximum de “Japs”, sans jamais occulter la dimension raciste du  conflit.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Mais  étrangement, au milieu de toute cette violence, s’étonne &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Marjolaine Boutet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The Pacific&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; se perd soudain dans de grandes respirations romantiques, au  cours de scènes presque mièvres et pleines d’emphase. Un contraste pour  le moins destabilisant, qui illustre selon elle la quête d’identité  actuelle de &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;The Pacific&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, aussi ambitieuse sur le plan de la narration qu’inégale dans  son propos, fut mal reçue et très peu regardée aux Etats-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Et &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Marjolaine Boutet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de conclure son intervention et ces deux  journées d’étude passionnantes en soulignant que la meilleure fiction  historique actuelle selon elle, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, n’était pas diffusée sur &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, mais sur &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;AMC&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1372170011524508280?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1372170011524508280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lhistoire-selon-hbo-par-marjolaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1372170011524508280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1372170011524508280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/lhistoire-selon-hbo-par-marjolaine.html' title='L&apos;Histoire selon HBO, par Marjolaine Boutet (journée d&apos;étude du 8 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-235541111099241031</id><published>2010-11-06T04:12:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:13:17.712-07:00</updated><title type='text'>Rubicon, énième déclinaison de la théorie du complot ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/rubicon.1279741906.jpg" alt="rubicon.1279741906.jpg" width="448" height="315" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il fallait bien que les fidèles d’&lt;b&gt;AMC&lt;/b&gt;,  endeuillés après la diffusion  du dernier épisode de la saison 3 de &lt;b&gt;&lt;i&gt;Breaking  Bad&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, puissent combler  l’absence de Walter White : le pilote de  &lt;i&gt;&lt;b&gt;Rubicon &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;fut ainsi lancé à la  suite du season finale de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Breaking  Bad&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; - le 13 juin, curieuse  coïncidence pour un show empreint  de superstition -, et &lt;b&gt;AMC &lt;/b&gt;fit d’une  pierre deux coups en  fidélisant son public d’une part, et en créant un  judicieux effet  d’attente d’autre part, la diffusion de la série ne  commençant à  proprement parler que le 1er août.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Créé par &lt;b&gt;Jason Horwitch&lt;/b&gt; (également à l’origine  de&lt;b&gt; &lt;i&gt;Medical Investigation&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, ou &lt;i&gt;&lt;b&gt;NIH, Alertes Médicales&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  en français), &lt;i&gt;&lt;b&gt;Rubicon &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;n’est à  priori qu’une énième  déclinaison d’un thème très cher aux Américains :  la théorie du complot  et de la conspiration. Très présentes dans la  culture anglo-saxonne,  ces théories semblent y être ancrées depuis l’opposition entre les  colons américains et la Couronne britannique, les colons vivant dans la  crainte permanente de voir leur pouvoir renversé ; par la suite,  l’assassinat de Kennedy et plus récemment les attentats du 11 septembre  furent également à l’origine de nombreuses hypothèses  conspirationnistes. &lt;i&gt;&lt;b&gt;X-Files&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Le Caméléon&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Prison  Break&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Jericho &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;: toutes ces séries explorent  diverses variantes de la théorie du complot, jouant avec l’idée que les  services secrets américains contrôlent le monde, ou du moins tentent de  s’emparer du pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Will Travers, brillant analyste au sein d’une agence  gouvernementale, elle-même cachée derrière un &lt;i&gt;think tank&lt;/i&gt; - centre  de recherche regroupant des experts ès politiques publiques -  s’apprête, après la mort brutale et mystérieuse de son mentor, à  découvrir une vaste conspiration ; si le pitch de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Rubicon &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;ne  révolutionne pas le genre, force est de constater que le pilote -  intitulé &lt;i&gt;&lt;b&gt;Gone in the Teeth&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; -, dispose les pièces du puzzle  de manière plutôt habile, avec lenteur et parcimonie. Economie de  moyens, d’effets et de mots : si l’on n’en sait guère plus à la fin de  l’épisode sur la véritable nature de l’emploi de Will Travers, si tous  les codes du genre semblent avoir été intégrés de manière quelque peu  artificielle, l’ensemble fonctionne suffisamment pour nous donner envie  d’en apprendre davantage. Affaire à suivre, donc, sur une chaîne qui a  tout de même à son actif deux des meilleures séries du moment : &lt;i&gt;&lt;b&gt;Mad  Men&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Breaking Bad&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-235541111099241031?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/235541111099241031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/rubicon-enieme-declinaison-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/235541111099241031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/235541111099241031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/rubicon-enieme-declinaison-de-la.html' title='Rubicon, énième déclinaison de la théorie du complot ?'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-8761930907814490324</id><published>2010-11-06T04:12:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:12:47.855-07:00</updated><title type='text'>Jekyll : le bon, la bête et les truands</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/jekyll1.1279525401.jpg" alt="jekyll1.1279525401.jpg" width="448" height="517" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Créée par &lt;b&gt;Steven Moffat&lt;/b&gt; (créateur des séries &lt;i&gt;&lt;b&gt;Six  Sexy&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Coupling&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, scénariste de plusieurs  épisodes de &lt;i&gt;&lt;b&gt;Doctor Who&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;), &lt;i&gt;&lt;b&gt;Jekyll &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;est une  série britannique diffusée sur la &lt;b&gt;BBC &lt;/b&gt;entre juin et juillet 2007.  Une mini-série en réalité, puisqu’il semblerait que le projet d’une  seconde saison soit désormais plus ou moins tombé à l’eau. Publiée en  1886, la nouvelle de &lt;b&gt;Robert Louis Stevenson&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;&lt;b&gt;L’étrange cas  du Docteur Jekyll et de M. Hyde&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, fut l’objet de nombreuses  adaptations : plus d’une douzaine au cinéma, de &lt;b&gt;William Selig&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Stephen  Frears &lt;/b&gt;et de &lt;b&gt;Jean Renoir &lt;/b&gt;à &lt;b&gt;Terence Fisher&lt;/b&gt;, mais  également au théâtre, dans la bande dessinée et à la télévision, ainsi  que de nombreuses évocations dans les chansons ; le conflit entre le  Bien et le Mal, concept vieux comme l’humanité, fascine et se décline à  l’infini.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mais là où une nouvelle adaptation aurait semblé  périlleuse et vaine, la série de &lt;b&gt;Steven Moffat&lt;/b&gt; fait un pas de  côté et se positionne, non comme une simple transposition moderne de la  nouvelle de &lt;b&gt;Stevenson&lt;/b&gt;, mais comme sa suite : Tom Jackman,  chercheur dans un mystérieux institut, n’est pas le Dr Henry Jekyll,  mais son descendant. Un siècle plus tard, nul besoin de potion pour que  se réveille en lui son double maléfique : Hyde surgit à sa guise,  sauvage, incontrôlable et doté d’aptitudes surhumaines. Communiquant à  l’aide d’un dictaphone, tous deux sont parvenus à un accord tacite : si  Jackman cherche un remède à sa “maladie”, Hyde se tue ; si Hyde commet  un meurtre, Jackman se livre à la police. Le bon docteur a simplement  omis un détail : il est marié et père de deux enfants ; persuadé que  Hyde est capable du pire s’il apprend leur existence, c’est avec un soin  tout particulier qu’il dissimule les indices susceptibles de révéler  leur existence, allant jusqu’à enlever son alliance lorsque la  transformation est imminente. Les bases ainsi posées, Steven Moffat  s’applique ensuite à dynamiter un récit qui aurait rapidement pu tourner  en rond, et emmène sa série sur le terrain de la conspiration : le bon  docteur Jackman, ou plus précisément Hyde, est en réalité traqué depuis  toujours par une société multimilliardaire, Klein &amp;amp; Utterson - clin  d’oeil au narrateur de la nouvelle de &lt;b&gt;Stevenson&lt;/b&gt;, M. Utterson -,  persuadée que l’évolution de la race humaine repose sur les  extraordinaires facultés de Hyde. Commence alors une traque infernale  qui aurait rapidement pu virer au désastre, mais se révèle tout  bonnement jouissive.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/jekyll2.1279525430.jpg" alt="jekyll2.1279525430.jpg" width="448" height="297" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Car &lt;i&gt;&lt;b&gt;Jekyll &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;est une série britannique.  Et si ce constat ne la conditionne pas, il contribue tout de même  largement à lui donner toute sa saveur. &lt;b&gt;Steven Moffat&lt;/b&gt; n’a peur de  rien, pas même du ridicule : qu’un agent surentraîné depuis des mois -  et accessoirement totalement abruti - soit réduit en miettes par Hyde en  une poignée de secondes, que le directeur américain de cette société  ultra-secrète raille ouvertement le pays (”&lt;i&gt;l’Angleterre, c’est le  Tiers-Monde avec des moyens&lt;/i&gt;“) mais soit lui-même une telle  caricature, que le génial &lt;b&gt;James Nesbitt&lt;/b&gt; livre une performance si  hystérique qu’elle flirte parfois avec le cartoon, que le scénario  souffre de quelques incohérences et que la fin se tranforme en une  immense bouffonerie, rien de tout cela ne gâche le plaisir d’une série  qui n’hésite pas à nous balader à travers les registres et se moque sans  cesse d’elle-même. Bourrée d’humour, surprenante, intelligente et  accrocheuse, &lt;i&gt;&lt;b&gt;Jekyll &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;est sans conteste une belle surprise  et une jolie réussite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-8761930907814490324?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/8761930907814490324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/jekyll-le-bon-la-bete-et-les-truands.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8761930907814490324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/8761930907814490324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/jekyll-le-bon-la-bete-et-les-truands.html' title='Jekyll : le bon, la bête et les truands'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3160908349230792137</id><published>2010-11-06T04:11:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:12:16.051-07:00</updated><title type='text'>Les séries HBO : Carnivàle (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Carnivàle &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;(La Caravane de  l’Etrange)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt; : entre fiction narrative et réalité  historique&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, &lt;i&gt;par Jean du Verger&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/carnivale1.1278932495.jpg" alt="carnivale1.1278932495.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;2003-2005 / 2 saisons / créée par Daniel Knauf&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;i&gt;En Oklahoma, durant la &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Grande Dépression de  1934 et le &lt;/i&gt;&lt;i&gt;Dust Bowl - série de tempêtes de poussière qui  frappèrent pendant une décennie la région des grandes plaines aux  Etats-Unis et au Canada -, la bataille entre le Bien et le Mal prend  place au sein d’une étrange troupe de forains, à travers les personnages  de Ben Hawkins et du Frère Justin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Souvent comparée à &lt;b&gt;Twin Peaks&lt;/b&gt;, avec laquelle  elle partage le thème de la lutte entre le Bien et le Mal et une  certaine complexité, &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt;, faute d’audience, ne fut pas  reconduite par HBO au-delà de la deuxième saison. La chaîne s’est  toutefois toujours défendue d’une interruption anticipée, certifiant que  la série n’était initialement prévue que pour deux saisons, tandis que  les fans virent dans le cliffhanger de fin une volonté de son créateur  de pousser les choses plus loin.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le générique - qui obtint en 2004 un Emmy Award -  introduit dès le début, par le mouvement de zoom avant vers les cartes  de tarot puis de zoom arrière et de retour à la réalité des années 30,  cette oscillation permanente de la série entre réel et fiction. La toute  première scène est un gros plan sur le nain Samson - incarné par &lt;b&gt;Michael  J. Anderson&lt;/b&gt;, qui jouait également dans &lt;b&gt;Twin Peaks&lt;/b&gt; -,  illustrant parfaitement les propos de &lt;b&gt;Deleuze &lt;/b&gt;sur l’intemporalité  et la localisation spatiale quasi impossible du gros plan. Nous  pénétrons ensuite directement dans son cauchemar, lequel contient déjà  tous les éléments de la série et en donne les clés. C’est la fonction  principale du rêve dans &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt;, assortie à la dimension  inquiétante qu’il confère à la série. Le cauchemar s’achève et l’action  débute dans l’Oklahoma de 1934, montrant ainsi que rêve et réalité,  réalité et fiction se succèdent sans laisser au spectateur le temps de  distinguer la séparation entre les deux. Le cauchemar du nain, filmé  exactement de la même manière que le premier rêve de Dale Cooper, et le  choix même de l’acteur ne laissent aucun doute sur l’hommage fait par &lt;b&gt;Daniel  Knauf&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Twin Peaks&lt;/b&gt; et à &lt;b&gt;David Lynch&lt;/b&gt;. Dans &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt;  transparaît également l’influence de deux films de &lt;b&gt;Ted Browning&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;The Show&lt;/b&gt; (1927) et &lt;b&gt;Freaks &lt;/b&gt;(1932), qui partagent la même  manière inquiétante de montrer le cirque.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/carnivale2.1278932506.jpg" alt="carnivale2.1278932506.jpg" width="448" height="279" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Carnivàle &lt;/b&gt;repose sur une structure circulaire,  la fin de la première saison étant quasiment identique à la fin de la  deuxième saison, mais également sur une structure parallèle : chaque  saison reprend en effet en miroir des éléments de l’autre saison,  utilise des couples de personnages miroirs et établit un parallèle entre  le Bien et le Mal.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La série s’inscrit également dans un contexte  historique spécifique : si &lt;b&gt;Carnivàle &lt;/b&gt;illustre très bien la  solidarité présente durant la Grande Dépression, elle évoque également  la catastrophe écologique du Dust Bowl, considérée par certains  personnages comme un signe annonciateur de l’Apocalypse. Quant à  l’omniprésence de la radio, utilisée par Frère Justin pour manipuler les  esprits, il est difficile de ne pas y voir une préfiguration du nazisme  et du fascisme.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Jean du Verger&lt;/b&gt; conclut son intervention en  soulignant que tout comme &lt;b&gt;The Wire,&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Carnivàle &lt;/b&gt;illustre  parfaitement l’âge d’or des séries HBO. Série hybride qui joue avec le  savoir et la culture populaire d’un spectateur interactif, &lt;b&gt;Carnivàle &lt;/b&gt;est  en quelque sorte le prolongement et l’aboutissement d’un phénomène  d’interactivité avec le spectateur installé depuis les années 80 - &lt;b&gt;X-Files&lt;/b&gt;  jouait sans cesse à intégrer des noms de fans dans ses décors, allant  jusqu’à dédier un épisode entier à l’un d’eux - ; un phénomène qui  appartenait au début aux spectateurs des networks, et qui dépasse  largement HBO.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3160908349230792137?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3160908349230792137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-carnivale-journee-detude.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3160908349230792137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3160908349230792137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-carnivale-journee-detude.html' title='Les séries HBO : Carnivàle (journée d&apos;étude du 8 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-1883904237039398547</id><published>2010-11-06T04:10:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:11:39.586-07:00</updated><title type='text'>Les séries HBO : Generation Kill (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Generation Kill, &lt;i&gt;embedded&lt;/i&gt; au coeur  de la guerre juste&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, &lt;i&gt;par Thibaut de Saint Maurice&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/gk1.1278434217.jpg" alt="gk1.1278434217.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;juillet-août 2008 / 7 épisodes / créée par David Simon  et Ed Burns&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Créée par &lt;b&gt;David Simon&lt;/b&gt;  et &lt;b&gt;Ed Burns&lt;/b&gt; en 2008, juste après &lt;b&gt;The Wire&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Generation  Kill&lt;/b&gt; est l’adaptation télévisuelle du récit d’&lt;b&gt;Evan Wright&lt;/b&gt;,  journaliste de &lt;b&gt;Rolling Stone&lt;/b&gt; “embarqué” aux côtés de l’armée  américaine durant les trois premières semaines de l’invasion de l’Irak,  en 2003. Par son approche quasi documentaire, &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; se  rapproche de &lt;b&gt;The Wire&lt;/b&gt; et de &lt;b&gt;Band of Brothers&lt;/b&gt; : aucune  censure n’a été pratiquée par &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;, la plupart des dialogues de la  série sont des retranscriptions exactes des échanges notés par &lt;b&gt;Evan  Wright&lt;/b&gt;, certains des Marines présents lors de l’invasion ont joué  leur propre rôle, tandis que tous les personnages, tous les noms et  toutes les missions sont réels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt;  soulève la question de l’appréciation morale du conflit : cette guerre  est-elle juste ou injuste ? L’objectif de ses créateurs : déconstruire  un certain discours politique pour alerter l’opinion publique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;Thibaut de Saint  Maurice&lt;/b&gt; revient sur les motifs alors évoqués par l’administration &lt;b&gt;Bush  &lt;/b&gt;pour justifier la guerre d’Irak : “vendue” comme une guerre  préventive, l’Irak étant à l’époque supposé détenir des armes de  destruction massive, la guerre représentait avant tout une réponse à une  menace considérée comme intolérable pour les Etats-Unis et le reste du  monde ; il s’agissait également, soit-disant, d’une guerre de légitime  défense, et donc d’une contre-offensive après les attentats du 11  septembre, l’Irak étant supposée être une base arrière d’&lt;b&gt;Al-Qaïda&lt;/b&gt;  ; enfin, le gouvernement Bush affirma qu’il s’agissait d’une guerre au  nom des droits de l’homme, invoquant la participation de &lt;b&gt;Sadam  Hussein&lt;/b&gt; au massacre de sa propre population.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/gk2.1278434254.jpg" alt="gk2.1278434254.jpg" width="448" height="316" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt; font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Deux positions philosophiques sont à éliminer,  dans la question de l’appréciation morale de la guerre : la position  dite “réaliste”, selon laquelle la guerre n’est ni juste ni injuste mais  simplement un résultat logique et inévitable, et la position pacifiste,  estimant que la guerre n’est ni morale ni immorale puisqu’elle est  toujours injuste. &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; ne retient aucune de ces  hypothèses, et les élimine toutes les deux dès les premières minutes du  pilote, dans une scène au cours de laquelle sont lus les courriers  envoyés aux Marines par des enfants américains.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Le personnage du  journaliste, véritable clé de l’appréciation morale du conflit, remplit  la fonction du regard “candide” et extérieur à l’unité ; c’est lui qui  rend possible l’évaluation morale de la guerre par le spectateur. Un  personnage essentiellement silencieux, qui reprend à son compte le  précepte &lt;i&gt;“observe everything, admire nothing”&lt;/i&gt; et laisse à penser  que &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; n’est finalement pas une série “de guerre”,  mais une série sur l’observation de la guerre. Le choix de l’acteur &lt;b&gt;Lee  Tergesen&lt;/b&gt;, qui incarnait &lt;b&gt;Tobias Beecher&lt;/b&gt; dans &lt;b&gt;Oz&lt;/b&gt;, est  selon toute vraisemblance un clin d’oeil des scénaristes : le  journaliste nous fait entrer dans la guerre comme Beecher nous faisait  pénétrer dans l’univers carcéral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt;  souligne, selon &lt;b&gt;Thibaud de Saint Maurice&lt;/b&gt;, la double injustice de  la guerre d’Irak. D’un côté, l’injustice des raisons invoquées pour  faire la guerre : l’argument humanitaire est balayé d’un revers de main,  la série démontrant explicitement que les populations ne sont pas  sauvées mais massacrées ; l’argument terroriste, basé sur une éventuelle  implantation d’&lt;b&gt;Al-Qaïda&lt;/b&gt; en Irak, est pris à revers, la série  s’attachant à montrer que l’invasion américaine avait en réalité incité  des étudiants à se diriger vers le terrorisme ; l’argument préventif,  enfin, est réduit à néant par l’absence de toute arme de destruction  massive. &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; insiste également sur l’injustice des  moyens employés pendant la guerre, et montre l’immense difficulté à  mener un combat de manière juste : difficulté à distinguer combattants  et civils, et difficulté à proportionner la riposte (à une attaque  ennemie provoquant de légères blessures chez deux Marines, l’armée  américaine répliquera par la destruction totale d’une ville irakienne). &lt;b&gt;Generation  Kill&lt;/b&gt; met également en cause la chaîne de commandement, interrogeant  ouvertement la compétence ou l’incompétence des officiers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;b&gt;Thibaut de Saint  Maurice&lt;/b&gt; souligne en conclusion l’intérêt moral qu’il y a à regarder &lt;b&gt;Generation  Kill&lt;/b&gt;, une série donnant les moyens d’apprécier la morale de cette  guerre en permettant au spectateur de faire son travail : observer.  L’objectif n’est rien de moins qu’une prise de conscience de l’opinion  publique, via un enrichissement de la culture militaire et politique du  spectateur ; en lui donnant les clés d’une meilleure appréciation morale  de la guerre, la démarche de &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; est aussi claire  que louable : éviter à l’avenir que de telles erreurs se reproduisent&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-1883904237039398547?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/1883904237039398547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-generation-kill-journee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1883904237039398547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/1883904237039398547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-generation-kill-journee.html' title='Les séries HBO : Generation Kill (journée d&apos;étude du 8 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-7264249218332388226</id><published>2010-11-06T04:10:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:10:53.443-07:00</updated><title type='text'>Mad Men : bilan de la saison 1</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A:link { so-language: zxx }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A:link { so-language: zxx }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/mad-men1.1278354586.jpg" alt="mad-men1.1278354586.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;New York, début des  années 60. L’agence publicitaire &lt;i&gt;Sterling Cooper Advertising &lt;/i&gt;se  taille une place et un nom sur Madison Avenue, à l’aube d’une toute  nouvelle société de consommation. Parmi ses hommes, qui se font appeler  les &lt;i&gt;Mad Men&lt;/i&gt; (mélange de &lt;i&gt;Ad Men&lt;/i&gt;, « publicitaires » et de  Madison Avenue), Donald Draper est probablement le plus talentueux.  Charmeur et brillant, Draper possède tout ce qui semble alors nécessaire  au bonheur : une épouse belle et « bien née », une grande maison, une  bonne situation professionnelle, une fortune considérable et deux beaux  enfants ; mais derrière l’indiscutable réussite sociale, se cache un  homme au passé trouble.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt; revient de  loin : c’est en 2000 que &lt;b&gt;Matthew Weiner&lt;/b&gt;, son créateur, alors  scénariste sur la série &lt;b&gt;Becker&lt;/b&gt;, rédige la première version du  pilote ; &lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt; le lit un peu plus tard et, convaincu que &lt;b&gt;Weiner  &lt;/b&gt;a « &lt;i&gt;quelque chose de nouveau à dire&lt;/i&gt; », le recrute  immédiatement sur &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;. Sept ans plus tard, après la fin  des &lt;b&gt;Soprano &lt;/b&gt;et devant les refus obstinés de &lt;b&gt;Showtime &lt;/b&gt;et d’&lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Weiner &lt;/b&gt;tente sa chance auprès d’&lt;b&gt;AMC&lt;/b&gt;, qui était justement à  la recherche d’un programme différent pour le lancement de sa première  série originale. Trois ans et une trentaine de récompenses plus tard, &lt;b&gt;Mad  Men&lt;/b&gt; est devenue un grand succès critique et populaire, dont la  quatrième saison débute sur &lt;b&gt;AMC &lt;/b&gt;dans un peu plus de trois  semaines.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/mad-men2.1278354625.jpg" alt="mad-men2.1278354625.jpg" width="448" height="358" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Si &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Les  Soprano&lt;/b&gt; sont liées, ce n’est pas seulement par le nom de &lt;b&gt;Matthew  Weiner&lt;/b&gt; : alors que la série de &lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt;, traversée par  les échos du 11 septembre,  pose un regard désenchanté et sans illusion  sur la société américaine des années 2000, &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt; opère un  virage à 180 degrés mais s’empare de la même question, si chère à Tony  Soprano : qu’est devenu Gary Cooper ? Et qu’avons-nous fait du rêve  américain ? Car bien plus que la nostalgie d’un âge d’or révolu, &lt;b&gt;Mad  Men&lt;/b&gt; s’emploie à illustrer la fissure de cet idéal : si Tony Soprano  voit dans les années 60 le temple des vraies valeurs et de l’innocence  perdue, &lt;b&gt;Mad Men &lt;/b&gt;démonte pierre par pierre cet édifice totalement  fantasmé : derrière les costumes et les robes impeccables, derrière les  sourires étincelants et les cheveux gominés, c’est le bouleversement de  toute une société qui est en marche, et l’utopie ne tient que  soigneusement barricadée dans la forteresse de Madison Avenue.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;C’est ce qui fait toute  la richesse de &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt;, série exigeante et tellement « léchée »  qu’elle en devient difficile d’accès, mais qui par ce même biais  parvient à faire entendre avec une force rare tous les craquements d’une  société sur le point de basculer. Le générique d’introduction illustre à  lui seul tout l’enjeu de la série : cet homme en noir et blanc, chutant  entre des gratte-ciels envahis de publicités d’époque, ne  symbolise-t-il pas l’effondrement d’un certain modèle de société ? De la  défaite de &lt;b&gt;Nixon &lt;/b&gt;contre &lt;b&gt;Kennedy &lt;/b&gt;au statut de la  psychanalyse, de la contraception à l’homosexualité, de l’adultère à la  découverte de la &lt;i&gt;Beat Generation&lt;/i&gt;, c’est la mutation d’un pays  entier qui s’infiltre coûte que coûte dans les bureaux de &lt;i&gt;Sterling  Cooper Advertising&lt;/i&gt;. Là où &lt;b&gt;Deadwood &lt;/b&gt;nous montrait les  balbutiements de la construction d’une nation, là où &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;  dressaient le constat d’un échec, &lt;b&gt;Mad Men&lt;/b&gt; fait le lien entre les  deux en se positionnant très précisément sur le point de rupture. Le  rêve américain est-il jamais devenu réalité ? Et quelle fonction  remplissait-il ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-7264249218332388226?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/7264249218332388226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/mad-men-bilan-de-la-saison-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7264249218332388226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/7264249218332388226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/mad-men-bilan-de-la-saison-1.html' title='Mad Men : bilan de la saison 1'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3311749071774274584</id><published>2010-11-06T04:09:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:10:11.099-07:00</updated><title type='text'>Les séries HBO : John from Cincinnati (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;God Save My Screen&lt;/b&gt; vous propose  aujourd’hui de revenir, via le compte-rendu de l’intervention de &lt;b&gt;Tristan  Garcia&lt;/b&gt; (journées d’études du 7 et 8 juin 2010), sur un véritable  OVNI télévisuel : la série &lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt;, interrompue en  2007 après seulement dix épisodes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;John from Cincinnati : un Christ américain&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;,  &lt;i&gt;par Tristan Garcia&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/john-from-cincinnati.1277937022.jpg" alt="john-from-cincinnati.1277937022.jpg" width="448" height="663" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;2007 / 1 saison / créée par David Milch et Kem Nunn&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;i&gt;La famille Yost vit à Imperial Beach, au sud de la  Californie, à quelques encablures de la frontière mexicaine. Mitch, le  père, ex-star du surf, est marié à Cissy, ex-star du porno. Ensemble,  ils ont eu deux enfants : Butchie, ancien surfeur toxicomane à la vie  dissolue, et Shaun. Le jour où John, un jeune homme venu de Cincinnati  pour prendre des cours de surf, débarque à Imperial Beach, c’est tout  leur univers qui va être bouleversé…&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Co-écrite par &lt;b&gt;David Milch&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Hill Street  Blues, New York Police Blues, Deadwood&lt;/b&gt;) et &lt;b&gt;Kem Nunn&lt;/b&gt; (auteur  de romans noirs se déroulant dans le monde du surf - &lt;b&gt;Tapping the  source, Dogs of winter, Tijuana  straits&lt;/b&gt; -, genre que l’on baptisa  ensuite le “&lt;i&gt;surf noir&lt;/i&gt;“), &lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt;, objet et  étrange et déroutant, connut un échec commercial et en partie critique :  censée selon HBO combler le vide laissé par &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;, elle ne  parvint jamais à trouver sa cible et fut interrompue après dix  épisodes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt;, centrée sur une famille  dysfonctionnelle, est avant tout une série sur l’Amérique en crise : la  crise de la religion, notamment sous l’angle messianique et prophétique,  la “crise” de l’après 11 septembre, mais également la crise de l’art,  dans une oeuvre sans cesse traversée par la question de “la fin”, et à  travers elle de la fin d’un âge d’or des séries et de la télévision.  Peuplée de personnages tout aussi “lynchiens” que “beckettiens”, dont le  seul objectif semble être d’attendre dans un motel que quelque chose se  passe, elle met également en scène toutes les grandes figures des  séries américaines du dernier âge d’or : du policier à l’actrice porno,  en passant par le nerd, le journaliste et le vétéran du Vietnam, tous  semblent directement issus de ce paysage télévisuel des années 90 et  2000. Jusqu’à &lt;b&gt;Luke Perry&lt;/b&gt; lui-même, incarnant ici un manager à la  recherche de jeunes surfeurs, et qui fait preuve d’une grande  autodérision en empruntant au personnage de Dylan dans Beverly Hills ses  tics de jeu, sa voiture et certaines de ses répliques.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Lorsqu’au au milieu de ce décor à la&lt;b&gt; Twin Peaks &lt;/b&gt;débarque  John, il apparaît très vite comme une incarnation du Christ : un Christ  contemporain, américain, sans Eglise et sans Dieu, une sorte de “&lt;i&gt;personal  Jesus&lt;/i&gt;” comme le chantait &lt;b&gt;Depeche Mode&lt;/b&gt; en 1989. Selon &lt;b&gt;Tristan  Garcia&lt;/b&gt;, le personnage de John répond au besoin de l’Amérique  contemporaine de discours prophétiques individualisés. Les initiales de  John from Cincinnati, JC, indiquent à elles seules que la série  construit à travers ce personnage un Christ qui n’est pas le Christ, et  ne cesse de jouer sur cette ambiguïté, tout en se refusant à faire du  personnage de John une simple parodie grotesque du Christ.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/07/john-from-cincinnati2.1277937033.jpg" alt="john-from-cincinnati2.1277937033.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt; est également une très  belle série sur le langage. Ainsi, John ne cesse de répéter les paroles  des gens qui s’adressent à lui, mais en les modifiant et les réinventant  ; il cite pêle-mêle des phrases de la Bible, des extraits de films, des  paroles empruntées à la sagesse populaire (”&lt;i&gt;demain est un autre jour&lt;/i&gt;“),  passant sans logique apparente de la parodie de coaching New Age (”&lt;i&gt;travaille  là-dessus&lt;/i&gt;“) à la reprise de phrases typiques de la série d’action  (”&lt;i&gt;tu sais, j’ai pas peur de toi, mec&lt;/i&gt;“) ou vaguement prophétiques  (”&lt;i&gt;Internet deviendra de plus en plus grand&lt;/i&gt;“). Tous les  personnages de la série sont un jour affectés par une de ces phrases,  qui font en réalité écho pour eux à leur histoire personnelle. Le propos  de la série prend également tout son sens à la lumière de ces phrases :  être un Christ américain consisterait ainsi à renoncer à son nom propre  (&lt;i&gt;John from Cincinnati&lt;/i&gt;) et à reprendre les paroles des autres en  leur donnant un sens. &lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt; s’inscrit ainsi dans  la lignée du texte de &lt;b&gt;Flannery O’Connor&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;La Sagesse dans le  Sang&lt;/b&gt;, adapté au cinéma par &lt;b&gt;John Huston&lt;/b&gt; sous le titre &lt;b&gt;Le  Malin&lt;/b&gt;, et qui posent tous deux la question de la place de la foi aux  Etats-Unis, concluant qu’en matière de religion, l’Amérique préfèrait  le faux au vrai, la répétition à l’authenticité et la copie à  l’original.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Tristan Garcia&lt;/b&gt; conclue son intervention en  soulignant l’apparition régulière de séries prophétiques hantées par la  question de “la fin” : ce fut ainsi le cas du &lt;b&gt;Prisonnier&lt;/b&gt;, de &lt;b&gt;Twin  Peaks&lt;/b&gt;, de &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt;, de &lt;b&gt;Kingdom&lt;/b&gt;, et plus récemment de  &lt;b&gt;Lost&lt;/b&gt;. Toutes ces séries sont traversées par la hantise de leur  art, et donc de la question de la fin, question propre à la forme même  de la série télé. Car s’il est une crainte américaine, c’est bien celle  du désoeuvrement et de l’absence d’objectif : les séries sont également  les relais de cette crainte, et mettent régulièrement en scène des  personnages qui n’ont plus ni fonction ni mission ; des personnages sans  “job”, à l’image des naufragés de &lt;b&gt;Lost&lt;/b&gt;, qui ne cessent de se  chercher une fonction et une mission. &lt;b&gt;John from Cincinnati&lt;/b&gt; est  selon &lt;b&gt;Tristan Garcia&lt;/b&gt; une sorte d’avorton, d’excroissance de la  conscience et de l’angoisse de la fin de l’âge d’or des séries.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-3311749071774274584?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/3311749071774274584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-john-from-cincinnati.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3311749071774274584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/3311749071774274584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-john-from-cincinnati.html' title='Les séries HBO : John from Cincinnati (journée d&apos;étude du 8 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-4220674215086968530</id><published>2010-11-06T04:08:00.002-07:00</published><updated>2010-11-06T04:09:32.435-07:00</updated><title type='text'>Les séries HBO : True Blood (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Après une matinée  consacrée aux séries désormais considérées comme « classiques » (&lt;b&gt;Dream  On, Oz, Six Feet Under, The Wire&lt;/b&gt;), l’après-midi de cette deuxième  journée d’étude sur les séries &lt;b&gt;HBO&lt;/b&gt; fut consacrée aux « &lt;i&gt;nouveaux  regards sur une Amérique en crises&lt;/i&gt; » ; au programme, des  interventions sur &lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Paola Marrati&lt;/i&gt;), &lt;b&gt;John From  Cincinnati&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Tristan Garcia&lt;/i&gt;), &lt;b&gt;Generation Kill&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Thibaut  de Saint Maurice&lt;/i&gt;), &lt;b&gt;Carnivàle&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Jean du Verger&lt;/i&gt;), et  enfin sur &lt;b&gt;l’Histoire selon HBO&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Marjolaine Boutet&lt;/i&gt;), à  travers l’étude de &lt;b&gt;Rome, John Adams, Band of Brothers&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;The  Pacific&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;True Blood : les  vampires ne sont plus à Sunnydale&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, &lt;i&gt;par Paola Marrati&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/true-blood-1.1277747640.jpg" alt="true-blood-1.1277747640.jpg" width="448" height="581" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt;Diffusée depuis 2008 / 3  saisons / créée par Alan Ball&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="center"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;i&gt;Depuis la création du  « Tru Blood », une boisson à base de sang synthétique inventée au Japon,  les vampires, qui ne sont désormais plus contraints de tuer des humains  pour survivre, sont progressivement sortis de l’ombre et revendiquent  une égalité de traitement et de droits. Au sein de BonTemps, petite  ville de Louisiane, la coexistence est parfois houleuse ; c’est dans ce  contexte que Sookie, serveuse télépathe, va tomber amoureuse du vampire  Bill.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Si l’intrigue principale  n’est pas extrêmement originale, souligne &lt;b&gt;Paola Marrati&lt;/b&gt;, l’amour  de Sookie pour Bill puis pour un vampire totalement amoral renvoyant  directement à la relation entretenue entre Buffy, Angel et Spike, &lt;b&gt;Alan  Ball&lt;/b&gt; parvient toutefois à y introduire un élément très intéressant :  Sookie est télépathe. C’est sa faculté à lire les pensées des autres  qui rend impossible pour elle toute relation amoureuse, et c’est son  incapacité à déchiffrer celles de Bill qui va déclencher son amour pour  lui. Outre que cet élément narratif renvoie plus ou moins directement à &lt;b&gt;Twilight&lt;/b&gt;  (Edward ne peut lire les pensées de Bella), il s’inscrit également  contre le mythe platonicien de la fusion amoureuse et suggère, à  l’instar de nombreux philosophes, que la relation amoureuse n’est  possible que s’il y a séparation.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;L’autre originalité de &lt;b&gt;True  Blood&lt;/b&gt; par rapport aux autres histoires de vampires, comme  l’explique &lt;b&gt;Paola Marrati&lt;/b&gt;, se situe bien évidemment dans sa  dimension politique et sociale. Les vampires, sortis de l’ombre,  participent à la vie sociale et revendiquent le droit de vote ; leur  discours politique correspond au langage politique courant aux  Etats-Unis, calqué sur les combats pour les droits civiques des Noirs,  puis aujourd’hui des gays et des lesbiennes, par exemple. On assiste  dans&lt;b&gt; True Blood&lt;/b&gt; à des reconstitutions de débats télévisés,  confrontant le plus souvent les vampires à un groupe religieux  d’extrême-droite, « &lt;i&gt;l’Eglise du Soleil&lt;/i&gt; », opposé aux droits des  vampires au nom de Dieu et de la race humaine.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/true-blood-2.1277747653.jpg" alt="true-blood-2.1277747653.jpg" width="448" height="641" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;Les rapports entre les  vampires et les humains sont symétriques : en effet, si les vampires se  nourrissent de sang humain, ou en l’occurrence ici de sang synthétique,  les humains sont eux aussi à la recherche du sang des vampires – réputé  pour ses propriétés exceptionnelles -, et prêts à tuer pour en obtenir.  La véritable question posée par la série d’&lt;b&gt;Alan Ball&lt;/b&gt; apparaît  ainsi en filigrane : quelles sont les limites de l’humanité ? Qui est  humain, et qui ne l’est pas ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;b&gt;True Blood&lt;/b&gt;, ancrée  en Louisiane, met également en lumière les rapports complexes  qu’entretiennent le Sud et le Nord des Etats-Unis, en posant la question  de l’héritage : à qui appartient l’héritage du pays ? A qui  appartiennent les Etats-Unis ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt;La deuxième saison,  généralement jugée comme moins réussie, introduit tout de même la  problématique de la réponse à la violence religieuse et politique :  comment interrompre la logique de la violence ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-4220674215086968530?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/4220674215086968530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-true-blood-journee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4220674215086968530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/4220674215086968530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-hbo-true-blood-journee.html' title='Les séries HBO : True Blood (journée d&apos;étude du 8 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-9206713985260267896</id><published>2010-11-06T04:08:00.001-07:00</published><updated>2010-11-06T04:08:43.683-07:00</updated><title type='text'>Les séries médicales vues par Martin Winckler (conférence du 18 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/martin-winckler1.1277372730.jpg" alt="martin-winckler1.1277372730.jpg" width="448" height="246" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans le cadre des colloques organisées à l’&lt;b&gt;Institut  d’Etudes Anglophones&lt;/b&gt;  (Université Paris-Diderot) sur les séries  télévisées américaines  &lt;i&gt;“Contemporary American Television Series:  Between Fiction, Fact and “The  Real”&lt;/i&gt;, j’ai eu le plaisir d’assister  à la conférence donnée le vendredi 18 juin par &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;,  sur le thème de l&lt;b&gt;‘éthique et de la pédagogie dans les séries  américaines.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt; ou l’homme aux multiples vies,  tant son parcours est varié : d’abord médecin, puis romancier (&lt;b&gt;La  Vacation, La Maladie de Sachs, Les Trois Médecins, Le Choeur des Femmes&lt;/b&gt;)  et essayiste (&lt;b&gt;Les Droits du Patient, Contraceptions Mode d’emploi&lt;/b&gt;),  &lt;b&gt;Winckler &lt;/b&gt;est également l’auteur de nombreux ouvrages sur les  séries télé (&lt;b&gt;Les Miroirs de la vie, Les Miroirs obscurs, L’année des  Séries 2008&lt;/b&gt; en collaboration avec &lt;b&gt;Marjolaine Boutet&lt;/b&gt;), et fait  figure de pionnier dans le domaine de la critique de séries en France,  au même titre qu’&lt;b&gt;Alain Carrazé&lt;/b&gt;, avec qui il a coécrit son premier  ouvrage sur le sujet en 1993 : &lt;b&gt;Mission : impossible&lt;/b&gt;  (Neo-Huitième Art).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Organisée par &lt;b&gt;Ariane Hudelet&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Sophie  Vasset&lt;/b&gt;, la conférence était plus particulièrement axée sur les &lt;b&gt;séries  médicales&lt;/b&gt;, et leurs apports et questionnements en matière d’éthique  et de pédagogie.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;C’est par la notion du temps que &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;  introduit cette conférence, notion très importante et indissociable des  séries, seules fictions dont les acteurs et les personnages  vieillissent en même temps que les spectateurs. Ainsi, dans &lt;u&gt;&lt;b&gt;Les  Simpson&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, tous les épisodes font référence à des objets ou des  événements culturels ancrés dans le temps ; dans &lt;u&gt;&lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;,  qui parle du temps en permanence, cette notion est au coeur même du  propos : le temps qui s’est arrêté pour ceux qui meurent, le temps qui  passe pour ceux qui vivent. Les séries parlent du temps, se construisent  autour et vivent avec, parvenant même parfois à le traverser : c’est le  cas du pilote de la série western &lt;u&gt;&lt;b&gt;Le Virginien&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, créée par  &lt;b&gt;Charles Marquis&lt;/b&gt; d’après le roman éponyme d’&lt;b&gt;Owen Wister&lt;/b&gt;,  et diffusée entre 1962 et 1971 sur &lt;b&gt;NBC&lt;/b&gt;, qui à travers l’histoire  d’un lynchage abordait déjà avec une puissance narrative incroyable la  question du faux témoignage et de l’erreur judiciaire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/st-elsewhere5.1277372953.jpg" alt="st-elsewhere5.1277372953.jpg" width="448" height="480" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Selon &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;, les séries américaines  sont les héritières d’un certain cinéma européen, celui de &lt;b&gt;Chaplin&lt;/b&gt;,  &lt;b&gt;Hitchcock&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Renoir&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;René Clair&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Fritz Lang&lt;/b&gt;  et même &lt;b&gt;John Ford&lt;/b&gt;, qui n’a quitté l’Irlande pour les Etats-Unis  qu’à l’âge de 15 ans. Les séries, précise &lt;b&gt;Winckler&lt;/b&gt;, sont  aujourd’hui écrites par la troisième génération de scénaristes,  télévision et cinéma confondus ; la première génération est marquée par  des personnages comme &lt;b&gt;Rod Serling&lt;/b&gt;, créateur de &lt;u&gt;&lt;b&gt;L&lt;/b&gt;&lt;b&gt;a  Quatrième Dimension&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;The Twilight Zone&lt;/b&gt;), une série sans  cesse traversée par les questions d’identité et de dilemme moral entre  le bien et le mal ;quant à la deuxième génération de scénaristes, elle a  grandi avec les films d’avant 1950 et s’est inspirée de la première  génération. Selon &lt;b&gt;Winckler&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Steven Spielberg&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;George  Lucas&lt;/b&gt; ou encore &lt;b&gt;Joe Dante&lt;/b&gt; font partie de cette seconde  génération.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La conférence se recentre ensuite sur la question de  l’éthique dans les séries, des séries dont la créativité et  l’intelligence ne date pas d’il y a dix ans. Ainsi, &lt;u&gt;&lt;b&gt;The Defenders&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;  (&lt;b&gt;Les Accusés&lt;/b&gt;), diffusée entre 1961 et 1965 sur &lt;b&gt;CBS&lt;/b&gt;, et  qui mettait en scène un groupe d’avocats travaillant sur des cas  judiciaires sensibles, fut la première série à porter un discours  éthique. Réunissant de nombreuses stars du petit et du grand écran, &lt;b&gt;The  Defenders&lt;/b&gt; abordait déjà, dans les années 60, des sujets comme  l’avortement, l’euthanasie ou la peine de mort.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt; se dit particulièrement  intéressé par deux grands sous-genres :&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- &lt;u&gt;&lt;b&gt;les séries réalistes&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, parmi  lesquelles il cite &lt;u&gt;&lt;b&gt;Brothers and Sisters&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; et surtout &lt;u&gt;&lt;b&gt;Tout  le monde aime Raymond&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;Everybody Loves Raymond&lt;/b&gt;), sitcom  créée par &lt;b&gt;Philip Rosenthal&lt;/b&gt; et diffusée sur &lt;b&gt;CBS &lt;/b&gt;entre 1996  et 2005. Véritable satire des relations familiales, la série met en  scène Raymond Barone, journaliste sportif italo-américain, sa femme  Debra et ses enfants (un fille et deux garçons jumeaux), mais aussi ses  parents et son frère, pour le moins envahissants… Raymond a un problème :  il ne sait pas dire non. Malheureusement pour lui, sa mère est une “&lt;i&gt;perverse  narcissique détestable”&lt;/i&gt;, dixit &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;, qui n’y va  pas par quatre chemins : &lt;i&gt;“Le seul moyen d’échapper à l’influence des  pervers narcissiques, c’est de les fuir ou de les tuer”&lt;/i&gt;. Il suffit  de regarder &lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt; pour s’en convaincre : Livia, la mère de  Tony, en est également une belle illustration.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- &lt;u&gt;&lt;b&gt;les séries professionnelles&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, les plus  connues étant les séries médicales, les séries policières et les séries  judiciaires.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Les Soprano&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, selon &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;,  est à la fois une série réaliste et une série professionnelle. A la  base, le projet de &lt;b&gt;David Chase&lt;/b&gt;, le créateur de la série, était de  raconter les relations d’un scénariste avec sa mère. Mais décidant de  suivre les conseils qui lui avaient été donnés, &lt;b&gt;Chase &lt;/b&gt;transforma  le scénariste en mafioso, permettant à la série d’étudier deux familles  en même temps : la famille “ordinaire” de Tony, et sa famille mafieuse.  C’est ainsi que &lt;b&gt;David Chase,&lt;/b&gt; parti d’une idée relativement  modeste, a finalement donné naissance à une véritable icône culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les séries médicales, elles aussi, partent du  particulier pour évoquer le général : c’est en effet à travers le  microcosme que constitue l’hôpital qu’elles abordent les grandes  problématiques sociales. C’est notamment le cas d’&lt;u&gt;&lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;,  dans laquelle le microcosme parle sans cesse du macrocosme.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/dr-kildare3.1277372841.jpg" alt="dr-kildare3.1277372841.jpg" width="448" height="564" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Dr Kildare&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;Le Jeune Docteur Kildare&lt;/b&gt;),  diffusée entre 1961 et 1966 sur &lt;b&gt;NBC&lt;/b&gt;, est une des premières  séries médicales. Adaptée d’une série de films du début des années 40,  elle met en scène le Dr James Kildare, jeune interne en médecine, et son  apprentissage aux côtés de son supérieur, le Dr Léonard Gillepsie (&lt;b&gt;Raymond  Massey&lt;/b&gt;). Le Dr Kildare, interprété par le beau &lt;b&gt;Richard  Chamberlain&lt;/b&gt;, incarnait à l’époque la figure du gendre idéal. Le duo  formé avec le Dr Gillepsie posait déjà les bases de ce que les séries  médicales n’auront de cesse d’illustrer : le médecin ne cesse jamais  d’apprendre. Ainsi, tout médecin possède un mentor, ou le deviendra  lui-même.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;A la même époque, &lt;b&gt;ABC &lt;/b&gt;diffusait une autre  série médicale, &lt;u&gt;&lt;b&gt;Ben Casey&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (1961-1966) : Ben Casey,  interprété par &lt;b&gt;Vince Edwards&lt;/b&gt;, jeune chirurgien au sein du County  General Hospital aux côtés de son mentor, le Dr David Zorba (&lt;b&gt;Sam  Jaffe&lt;/b&gt;), n’a plus rien du gendre idéal : irrascible, agressif, le Dr  Casey passe son temps à engueuler tout ce qui l’entoure ; il y a déjà du  House dans cette série médicale des années 60, qui démontre qu’à la  télévision (comme ailleurs) si le médecin est un personnage important,  il n’est pas forcément agréable.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt; fait ensuite un petit apparté  sur la position et le traitement des séries en France. Pourquoi un tel  écart entre les séries américaines et les séries françaises ? Tout  d’abord parce que, pendant très longtemps, la télévision française s’est  limitée à trois chaînes d’Etat, empêchant de fait toute concurrence et  toute émulation entre chaînes publiques et chaînes privées. Ensuite  parce que dans notre pays, règne l’idée que la télévision n’est pas  digne d’intérêt, et que les programmes ne sont regardés que par des  spectateurs vaguement idiots. Les chaînes françaises ont ainsi pris  l’habitude de malmener les séries qu’elles achètent, au mépris de  l’oeuvre elle-même et de son public ; les épisodes sont diffusés dans le  plus complet désordre - avec l’idée sous-jacente que l’histoire n’a que  peu d’importance et que le spectateur ne se rendra de toute façon  compte de rien -, et seuls sont retenus les épisodes plus accrocheurs,  toutefois volontiers censurés à grand renfort de coupes et de dialogues  dénaturés par le doublage. Les exemples suivants, s’ils prêtent parfois à  sourire, sont assez sidérants et tout à fait révélateurs du peu de  considération des chaînes françaises envers les séries :&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- &lt;u&gt;&lt;b&gt;Starsky et Hutch&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; est une série  totalement différente en version originale, une série noire dans  laquelle l’homosexualité latente des deux personnages est tout le temps  mentionnée dans les dialogues.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- Dans la première saison de &lt;u&gt;&lt;b&gt;Dr House,&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;  un patient souffrant de colopathie se présente aux consulations  publiques. La prescription de House, dans la version originale, est très  claire : deux cigarettes par jour, pour apaiser l’irritation des  intestins. Prescription qui n’était toutefois pas du goût de TF1,  puisqu’elle a été transformée au doublage par “&lt;i&gt;Mangez deux bols de  riz par jour”&lt;/i&gt;…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- Dans &lt;u&gt;&lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, le personnage  d’Elizabeth Corday reçoit un jour une préado de 12 ans ; après avoir  découvert qu’elle portait des traces de coups, avait pris de l’ecstasy  et souffrait d’une IST, Corday en conclue qu’elle a été battue, droguée  et violée, et s’empresse de prévenir ses parents (violant au passage la  confidentialité de sa patiente, même si celle-ci est mineure). Dans la  version française, la jeune fille, apprenant que ses parents ont été mis  au courant, s’offusque et dit à Elizabeth Corday : &lt;i&gt;“Mais pourquoi  les avez-vous prévenus ?!!”&lt;/i&gt;. Et l’épisode s’arrête là. Or, dans la  version originale, le propos de la jeune fille est le suivant : &lt;i&gt;“Mais  pourquoi les avez-vous prévenus ?!! J’ai pris de la drogue  volontairement, j’ai eu des rapports sexuels consentants, et j’aime  quand ça cogne.” &lt;/i&gt;(en anglais :&lt;i&gt; “I like it raugh.”&lt;/i&gt;) Propos  probablement trop dérangeant pour TF1, qui préfère vider l’épisode de  son sens et de son intérêt.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- &lt;u&gt;&lt;b&gt;Buffy contre les vampires&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; est en  version originale une série intelligente, parfois très noire, qui porte  constamment en elle la question de la sexualité chez les adolescents.  L’adaptation française en a fait une tout autre série, creuse et  superficielle.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- &lt;u&gt;&lt;b&gt;Dallas&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, qui selon &lt;b&gt;Winckler &lt;/b&gt;est  une série extraordinaire sur le plan du contenu, a été lissée et  dénaturée par la traduction française. Le postulat de départ de la  série, revendiqué par les scénaristes, n’est autre que la transposition  au Texas de &lt;b&gt;Romeo et Juliette&lt;/b&gt; : deux familles s’affrontent (les  Ewing et les Barnes), avec dans chacune d’elle un homme (Bobby) et une  femme (Pamela) qui s’aiment et tentent de s’extraire de cette guerre des  clans. &lt;b&gt;Dallas&lt;/b&gt;, écrite au moment du premier choc pétrolier, est  également une série sur le capitalisme, très critique et satirique,  ainsi que sur la manipulation et les enjeux de pouvoir dans la famille.  La traduction française a totalement écrasé tout cet aspect critique.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Fin de l’apparté, et retour aux séries médicales, qui   sont selon &lt;b&gt;Winckler &lt;/b&gt;toujours aux prises avec le réel immédiat,   car portant en leur centre la question du progrès. Selon lui, trois   éléments principaux ont évolué avec le temps dans les séries médicales :   leur narration, la nature des problèmes abordés et la représentation   des médecins.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Winckler &lt;/b&gt;cite ensuite la série &lt;u&gt;&lt;b&gt;Docteur   Marcus Welby&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;Marcus Welby, M.D&lt;/b&gt;), créée par &lt;b&gt;David   Victor &lt;/b&gt;et diffusée entre 1969 et 1976 sur &lt;b&gt;ABC&lt;/b&gt;. La série,   centrée sur un cabinet médical tenu par deux médecins très différents,   les docteurs Marcus Welbey et Steven Kiley, oppose deux conceptions de   la médecine : d’un côté, incarnée par le Dr Welby, une pratique de   médecin de famille, à l’écoute et respectueux du choix des patients ; de   l’autre, représentée par le Dr Kiley, une médecine technicienne, de   pointe, invasive, qui se passionne pour des cas mais fait totalement   l’impasse sur l’humain. C’est également la position de &lt;u&gt;&lt;b&gt;Dr House&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;   aujourd’hui.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Tout l’intérêt des séries médicales, souligne &lt;b&gt;Winckler&lt;/b&gt;,   vient du fait qu’elles ne sont pas écrites uniquement par des  médecins,  mais par des équipes “mixtes”, composées à la fois de  scénaristes et de  médecins. C’est de cette mixité qu’elles tirent leur  richesse, car  elles naissent de la rencontre, de la collision parfois,  entre le vécu  médical des scénaristes “lambda” et l’expérience  professionnelle des  collaborateurs médecins.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/mash4.1277373097.jpg" alt="mash4.1277373097.jpg" width="448" height="730" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;M.A.S.H&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, selon &lt;b&gt;Winckler&lt;/b&gt;, est   malgré les apparences une série médicale, ou du moins une série hybride,   qui parle à la fois de la guerre et du soin (tout comme &lt;b&gt;Urgences &lt;/b&gt;est   d’après lui une série médicale filmée comme une comédie musicale).   Créée par &lt;b&gt;Larry Gelbart&lt;/b&gt; d’après le film éponyme de &lt;b&gt;Robert   Altman&lt;/b&gt;, et diffusée entre 1972 et 1983 sur &lt;b&gt;CBS&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;M.A.S.H&lt;/b&gt;   raconte la vie d’une unité de la &lt;i&gt;M.A.S.H 4077th&lt;/i&gt; (Mobile Army   Surgical Hospital) en pleine guerre de Corée, et aborde à travers le   scénario la question des séquelles symboliques de la guerre du Vietnam   (qui vient de s’achever lorsque débute la diffusion de la série) dans la   société américaine.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;St Elsewhere&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;Hôpital St Elsewhere&lt;/b&gt;   en français), dans laquelle on retrouve le producteur et scénariste &lt;b&gt;Tom   Fontana &lt;/b&gt;(&lt;b&gt;Homicide, Oz&lt;/b&gt;), fut diffusée entre 1982 et 1988 sur  &lt;b&gt;NBC&lt;/b&gt;,  et qualifiée par ses créateurs d’&lt;i&gt;“Hill Street Blues à  l’hôpital”&lt;/i&gt;.  Ecrite par des gens de théâtre, &lt;b&gt;St Elswhere&lt;/b&gt; se  démarque des  précédentes séries médicales par son aspect sombre et son  propos social.  Les scénaristes introduisent dans cette série quelque  chose de  totalement nouveau : aucun personnage n’est à l’abri d’une fin  brutale  et tragique, pas même les personnages principaux ; un parti  pris qui  installe de fait une dynamique très particulière du récit.  Lorsqu’au  cours d’un épisode, l’un des personnages médecins contracte  le virus du  sida alors qu’il est hétérosexuel, c’est une petite  révolution : jamais  encore à la télévision américaine il n’avait été  dit que le sida ne  touchait pas que les homosexuels. Alors que l’on  nous a si longtemps  présenté les fictions américaines- et notamment les  séries - comme  pudibondes, tout ici concourt à démanteler cette idée  reçue. Car aux  Etats-Unis, ce sont bien les fictions qui introduisent  l’évolution des  esprits et des moeurs, bien avant que ces idées  nouvelles ne soient  relayées par la presse et les élites. &lt;b&gt;St  Elsewhere&lt;/b&gt; introduit une  scénarisation des questions éthiques : loin  de se contenter de raconter  de bonnes histoires, elle privilégie les  histoires traitant de questions  sociales.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;  &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }  --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt; fait ensuite un petit détour   par &lt;u&gt;&lt;b&gt;Law and Order&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; (&lt;b&gt;New York District / New York Police   Judiciaire&lt;/b&gt;), diffusée depuis 1990 sur &lt;b&gt;NBC&lt;/b&gt;, qui vient juste   d’annoncer son interruption. Créée par &lt;b&gt;Dick Wolf&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Law and   Order&lt;/b&gt; est une série très importante sur le plan de l’éthique, et a   eu de nombreuses répercussions sur les séries médicales. Tous les   épisodes, divisés en deux parties - la découverte du crime, suivie du   procès - parlent d’éthique, de morale, de justice, de rapports de force.   C’est également, selon &lt;b&gt;Winckler&lt;/b&gt;, une des séries les plus   critiques de l’histoire de la télévision sur la société américaine :   dans un épisode, le procureur porte plainte contre &lt;b&gt;Dick Cheney&lt;/b&gt;   pour avoir autorisé la torture en Irak. A l’heure actuelle, une telle   audace dans une série française est tout simplement impensable.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/urgences2.1277373191.jpg" alt="urgences2.1277373191.jpg" width="448" height="336" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;C’est dans cet état d’esprit qu’a été conçue &lt;u&gt;&lt;b&gt;Urgences   &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;(&lt;b&gt;E.R&lt;/b&gt;), série médicale réaliste qui emprunte beaucoup à &lt;b&gt;Hill   Street Blues&lt;/b&gt; et à &lt;b&gt;Law and Order&lt;/b&gt;, et ne cesse d’aborder les   problèmes de société et les difficultés du système de santé aux   Etats-Unis. Adaptée d’un roman de &lt;b&gt;Michael Crichton&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Five   Patients&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Urgences &lt;/b&gt;était au début pressentie pour devenir un   film, réalisé par &lt;b&gt;Steven Spielberg&lt;/b&gt;. Si la série s’inscrit à ce   point dans la réalité, c’est probablement aussi en raison de son   processus d’écriture : les scénaristes d’&lt;b&gt;Urgences &lt;/b&gt;- trois d’entre   eux étaient médecins - demandèrent en effet à tous les services   d’urgences des Etats-Unis de leur faire parvenir leurs histoires les   plus marquantes, leurs “faits divers” quotidiens. &lt;b&gt;Urgences &lt;/b&gt;fut   pendant longtemps la série la plus regardée au monde (remplacée par &lt;b&gt;Dr   House&lt;/b&gt; en 2009 et &lt;b&gt;Les Experts&lt;/b&gt; en 2010).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Initialement prévue pour un lancement le même soir et   à la même heure qu’&lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;, &lt;u&gt;&lt;b&gt;Chicago Hope&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, autre   série médicale se déroulant dans un hôpital de Chicago, fut à l’orgine   d’un bras de fer entre &lt;b&gt;CBS &lt;/b&gt;et &lt;b&gt;NBC&lt;/b&gt;, qui décidèrent   finalement de décaler la date de diffusion des pilotes (18 septembre   1994 pour &lt;b&gt;Chicago Hope&lt;/b&gt; et 19 septembre pour &lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;). Si &lt;b&gt;Urgences   &lt;/b&gt;connut dès le premier soir le succès que l’on sait, &lt;b&gt;Chicago  Hope&lt;/b&gt;,  créée par &lt;b&gt;David E. Kelley&lt;/b&gt; (&lt;b&gt;Ally McBeal, The  Practice&lt;/b&gt;,  mais aussi &lt;b&gt;Picket Fences&lt;/b&gt;, excellente série qui  abordait sans  cesse les questions d’éthique), fut toutefois diffusée  pendant six  saisons. Très différente d’&lt;b&gt;Urgences&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Chicago Hope&lt;/b&gt;  n’était  pas traitée sous un angle réaliste, mais émotionnel.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Lancée en 2000 par les futurs créateurs de &lt;b&gt;Dr   House&lt;/b&gt;, &lt;u&gt;&lt;b&gt;Gideon’s crossing&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; mettait en scène le très bon,   très humain et très gentil Dr Ben Gideon, oncologue réputé dirigeant  le  service de cancérologie d’un hôpital universitaire de Chicago, sur  fond  d’enquêtes médicales. Il est amusant de constater que les  créateurs de  cette série, qui n’a connu qu’une saison en raison d’un  personnage  principal trop lisse, ont su tirer les enseignements de  cette leçon et  abouti au personnage de Gregory House…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt; passe ensuite rapidement sur &lt;u&gt;&lt;b&gt;Scrubs&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;,   qui malgré son statut de comédie évoque très bien dans ses trois ou   quatre premières saisons les questions d’éthique dans les études de   médecine, puis sur &lt;u&gt;&lt;b&gt;Grey’s Anatomy&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;, dont l’intérêt sur le   plan médical s’arrête selon lui au bout de la troisième saison, la série   se centrant ensuite davantage sur les enjeux mélodramatiques.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/house7.1277373583.jpg" alt="house7.1277373583.jpg" width="448" height="335" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;C’est sur &lt;u&gt;&lt;b&gt;Dr House&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; que s’achève cette   conférence, série créée par &lt;b&gt;David Shore&lt;/b&gt; et diffusée depuis 2004   sur la &lt;b&gt;Fox&lt;/b&gt;. Selon &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;, le fondement même de &lt;b&gt;Dr   House&lt;/b&gt; est la question suivante : qu’est-ce qu’un médecin ? En  ceci,  &lt;b&gt;House&lt;/b&gt; n’est pas une série réaliste comme l’était Urgences,  mais  une série symbolique. On oublie trop souvent que Gregory House  n’est pas  la seule figure de médecin dans la série, mais qu’il est  entouré par  autant de médecins que de conceptions différentes de la  médecine : si  House est le diagnosticien, Cuddy représente la loi, le  règlement, Chase  la prudence, Wilson la morale, Cameron l’empathie et  Foreman la logique  scientifique ; tous incarnent des conceptions et des  pratiques  différentes de la médecine, qui se heurtent aussi souvent  qu’elles se  complètent. Là où &lt;b&gt;Urgences &lt;/b&gt;parlait de la médecine, &lt;b&gt;House  &lt;/b&gt;parle  davantage des médecins, et de la confrontation entre le  médecin et son  patient. &lt;i&gt;“Tout le monde ment”&lt;/i&gt;, ne cesse de  répéter House :  derrière ce constat se cache l’idée, non pas que tous  les patients sont  des menteurs, mais que tout le monde a de bonnes  raisons de ne pas dire  la vérité ; car au fond, c’est toujours le  patient, directement ou  indirectement, qui finit par permettre de  rétablir la vérité, et jamais  un examen complémentaire. &lt;b&gt;House &lt;/b&gt;ne  parle que d’éthique.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Toutes ces séries médicales, conclut &lt;b&gt;Martin   Winckler,&lt;/b&gt; sont donc extrêmement riches sur le plan de l’éthique   médicale et de la pédagogie des futurs soignants, mais également et plus   largement, sur la question de l’éthique dans l’ensemble de la société   et de la pédagogie du citoyen lambda.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Merci à &lt;b&gt;Martin Winckler&lt;/b&gt;, donc, ainsi qu’à &lt;b&gt;Ariane   Hudelet&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Sophie Vasset&lt;/b&gt; pour avoir rendu cette conférence   possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7779398484501312129-9206713985260267896?l=godsavemyscreen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/feeds/9206713985260267896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-medicales-vues-par-martin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/9206713985260267896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7779398484501312129/posts/default/9206713985260267896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://godsavemyscreen.blogspot.com/2010/11/les-series-medicales-vues-par-martin.html' title='Les séries médicales vues par Martin Winckler (conférence du 18 juin 2010)'/><author><name>minuscule</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08187954776688880997</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7779398484501312129.post-3728244787531950801</id><published>2010-11-06T04:07:00.000-07:00</published><updated>2010-11-06T04:08:00.965-07:00</updated><title type='text'>Les séries HBO : Six Feet Under et The Wire (journée d'étude du 8 juin 2010)</title><content type='html'>&lt;div class="entry"&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;Mea maxima culpa :  ayant pris moins de notes durant la présentation de &lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;  - série que je connaissais davantage, ceci expliquant peut-être cela -,  et la présentation de &lt;b&gt;The Wire&lt;/b&gt;, très riche également, s’appuyant  davantage sur des extraits, je me suis résolue à regrouper en un seul  billet les interventions de &lt;b&gt;Emmanuel Halais&lt;/b&gt; et de &lt;b&gt;Sandra  Laugier&lt;/b&gt;, lors de cette deuxième journée d’étude sur les &lt;b&gt;séries  HBO&lt;/b&gt;. Je tiens malgré tout à les remercier, au même titre que les  autres intervenants, pour leur analyse de ces deux séries, et à leur  présenter mes excuses pour le caractère très synthétique de ce  compte-rendu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Six Feet Under&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;,  &lt;i&gt;par Emmanuel Halais&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://godsavemyscreen.blog.lemonde.fr/files/2010/06/six-feet-under.1277050931.jpg" alt="six-feet-under.1277050931.jpg" width="448" height="298" /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;2001-2005 / 5 saisons /  créée par Alan Ball&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana,geneva;"&gt;&lt;i&gt;La mort de&lt;/i&gt; &lt;em&gt;Nathaniel  Samuel Fisher&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;,  percuté par un bus la veille de Noël  alors qu’il allumait une cigarette  au volant de sa voiture, va  bouleverser la vie de sa famille. Il laisse derrière lui trois  enfants,  une femme et une entreprise de pompes funèbres, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Fisher   &amp;amp; Sons.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;   &lt;!--   @page { margin: 2cm }   P { margin-bottom: 0.21cm }   A:link { so-language: zxx }  --&gt;   &lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Emmanuel Halais, qui a choisi d’axer sa  présentation sur le personnage de Nate, souligne très justement que si  tous les membres de la famille Fisher sont en devenir, le caractère très  superficiel de Nate au début de la série rend les changements  particulièrement visibles chez lui. Nate qui, doué d’une véritable  “bonté liante”, permet à la famille de se redécouvrir, ou plutôt de se  découvrir une complicité ; Nate en qui, de par sa maladie, se concentre  tout le propos de Six Feet Under : “everything ends” ; Nate qui, contre  toute attente, est celui qui parvient le mieux à obtenir un contact de  qualité avec les personnes endeuillées, puisant dans cette épreuve toute  la richesse de leur expérience de vie.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="JUSTIFY"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;
